15/02/2024
Un institut spécialisé dans l’obésité à la clinique de Saint Omer par l'Indépendant

L’Institut de l’obésité est arrivé à la clinique il y a un peu plus d’un mois. La prise en charge médicale est venue s’ajouter à la chirurgicale, existante depuis deux ans. Rencontre avec le directeur de la clinique, et des professionnels qui aident les patients.
Dans l'Indépendant - 15/02/2024 - Hugo Lemichel
L’obésité est une problématique nationale que la clinique de Saint-Omer prend à bras-le-corps. Depuis maintenant un mois, l’établissement a mis en place son Institut de l’obésité. Depuis déjà plusieurs années, l’établissement travaille sur cette problématique avec l’approche chirurgicale, aussi appelée chirurgie bariatrique. Il y a un peu plus d’un mois a été mis en place un Programme d’Éducation Thérapeutique pour une prise en charge médicale. Celle-ci vient compléter la prise en charge chirurgicale : cela forme maintenant l’Institut de l’obésité.
Prise en charge chirurgicale
Tout d’abord, une première condition pour être pris en charge par l’Institut de l’obésité : « Il faut avoir un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 30 », précise Jacques Schmitt, directeur de la clinique de Saint-Omer.
“L’important, c’est de lui donner envie de pratiquer, il faut qu’il prenne du plaisir et il faut mettre ses capacités en avant”
Anna, spécialiste en activité physique adaptée
Si tel est le cas, soit un premier bilan est fait – un bilan qui permet de connaître davantage le patient, que ce soit sur sa maladie mais aussi sur des aspects plus psychologiques – soit il y a une consultation chirurgicale digestive et viscérale. Une étape nécessaire pour essayer de l’orienter vers une des solutions. Ainsi, soit la prise en charge sera médicale, soit elle sera chirurgicale, bien qu’elle ne soit évidemment pas fixe une fois le bilan effectué.
Pendant tout le parcours, qu’il soit chirurgical ou médical, c’est une équipe hétérogène qui s’occupe du patient. Médecins, infirmières coordinatrices, professeurs d’activité physique adaptée, diététicienne ou encore psychologues, autant de professions pour prendre en charge ces patients touchés par une maladie complexe, aux causes variées et aux conséquences diverses. L’obésité peut en effet s’accompagner de comorbidités (présence de plusieurs troubles chez une même personne qui nécessitent des soins), comme « le cholestérol, les risques d’infarctus, une qualité de vie qui se détériore… C’est une maladie chronique, évolutive », précise le docteur Jonniaux.
« La chirurgie seule n’aide pas »
Que la prise en charge soit chirurgicale ou médicale, le parcours du patient se constitue de divers ateliers thématiques. La diététique, la psychologie, l’activité physique adaptée… les angles abordés sont divers. « La notion de parcours, c’est de la prévention », souligne le directeur de la clinique. Le patient travaille aussi sur l’estime de soi et sur son rapport à la nourriture. « La chirurgie seule n’aide pas. » Ce sont au total 12 ateliers thématiques qui vont accompagner le patient. Et chaque patient n’étant pas le même, « le parcours s’adapte , précise le directeur. Il y a un tronc commun bien sûr, mais aussi une partie plus individualisée ».
Et au-delà d’individualiser les parcours, une chose essentielle ici, c’est l’écoute du patient. Comme insiste Anna, qui travaille sur l’activité physique adaptée, « il faut toujours tenir compte des avis du patient. L’important, c’est de lui donner envie de pratiquer, il faut qu’il prenne du plaisir et il faut mettre ses capacités en avant ». Le relationnel et la psychologie sont centraux.
Pour ce qui est de la prise en charge chirurgicale, la finalité n’est évidemment pas la même, et l’accompagnement est, en quelque sorte, encore plus poussé. Un bilan préopératoire a lieu pendant trois jours et deux nuits avec le patient, puis, l’accompagnement se fait plusieurs semaines et même plusieurs mois après l’opération. Un soutien en amont et en aval, pour essayer d’accompagner au mieux les patients atteints par cette maladie en forte prévalence dans la région.
D’ici le mois d’avril, l’Institut souhaite mettre en avant le reconditionnement à l’effort, troisième orientation possible après la prise en charge chirurgicale et médicale. Une solution offrant la possibilité de découvrir les différentes activités physiques en lien avec l’état de santé.
Pour prendre rendez-vous, vous pouvez contacter le 03 91 92 50 10 ou par mail à institut-obesite.som@elsan.care. La prise en charge ne coûte rien pour le patient.