La Maternité Notre Dame d'Espérance fait partie des bons élèves du classement publié par Le Monde sur les conditions d'accouchement en France. La Haute Autorité de santé (HAS) a publié des recommandations pour accompagner les professionnels de la naissance dans l'ajustement de leurs interventions au confort des mamans. Des recommandations pour l'accouchement "normal" qui ont pour objectif de "garantir la sécurité de la mère et de l'enfant tout en répondant à  la demande des femmes de réduire au minimum nécessaire les interventions médicales ", selon la Haute Autorité de santé. Un enjeu de santé publique assorti d'une prise de conscience pour les équipes médicales, dans les maternités, qui font évoluer, à  des rythmes différents, leurs pratiques, selon un état des lieux de l'accouchement en France. Le Monde a publié, en collaboration avec la Fédération franà§aise des réseaux de santé en périnatalité (FFRSP), des informations chiffrées sur les pratiques médicales, nombre d'accouchements, taux de césariennes, péridurales ou épisiotomies, dans chaque maternité en 2016. Moins d'épisiotomies à  Perpignan qu'en France. Cette enquête démontre que la médicalisation de l'accouchement est en baisse. Et parmi les indicateurs, celui de l'épisiotomie témoigne de cette volonté. Selon les statistiques, la moyenne nationale d'épisiotomies pratiquées sur le territoire franà§ais s'élève à  20 %. La maternité est en deà§à  de la moyenne nationale. Dans le département des P.-O., on peut constater que des efforts significatifs ont été menés dans la réduction des épisiotomies.   A la clinique Notre-Dame d'Espérance,la maternité affiche un taux d'épisiotomies de l'ordre de 5,8 % pour 1389 naissances et celle de la clinique Saint-Pierre (désormais regroupée avec celle de Notre-Dame depuis septembre 2017) ne dépassait pas les 3,5 % en 2016 pour 1218 accouchements. Une belle performance pour le confort des mamans! Plus globalement, en 2016 en France,un tiers des femmes qui ont accouché de leur premier enfant ont subi une incision du périnée. Un taux qui dépasse les 50 % dans une quarantaine d'établissements. Selon les statistiques nationale, la tendance   est tout de même à  la diminution, puisque le taux était de 50,9 % en 1998, 47 % en 2002, et 26,8 % en 2010. L'épisiotomie, un coup dur pour l'intimité des femmes Au moment de l'accouchement, l'épisiotomie  consiste à  pratiquer une petite incision chirurgicale de quelques centimètres au niveau de la vulve sur la paroi vaginale et sur les muscles du périnée afin de permettre au bébé une sortie plus facile. L'épisiotomie est quasi indispensable dans certains cas (présentation du bébé par le siège, par exemple) mais elle ne doit pas devenir systématique. Dans les années 70, l'épisiotomie était pratiquée presque à  chaque accouchement, par peur entre autres, d'une éventuelle déchirure du périnée ou d'une atteinte des muscles des sphincters. Il y a dix ans, le taux d'épisiotomie en France était encore de plus de 50%. Mais de nombreuses études ont démontré que les bénéfices n'étaient pas toujours évidents. Aujourd'hui, la Haute Autorité de Santé recommande même un usage restreint de l'épisiotomie. En effet, il ne s'agit pas d'un acte chirurgical anodin et peut, dans certains cas, avoir de graves conséquences telles que l'augmentation de la durée de cicatrisation par rapport à  une déchirure périnéale simple, la hausse du risque d'infection, des douleurs vulvaires pendant les rapports sexuels ou encore des problèmes d'incontinence. *Le Monde s'est procuré les données chiffrées des actes médicaux pratiqués dans 519 maternités en 2016, avec l'aide de la Fédération franà§aise des Réseaux de santé en périnatalité. Enquête publiée le 31 janvier 2018.