12/11/2020
La clinique d’Orange en renfort du centre hospitalier face à un afflux de patients Covid

Depuis le début du mois de novembre, la Clinique d’Orange Elsan accueille les urgences chirurgicales de l’hôpital. Et une dizaine de soignants sont venus renforcer les équipes hospitalières qui font face à un afflux de patients Covid.
La clinique d’Orange s’est mise en mode renfort du centre hospitalier d’Orange depuis une quinzaine de jours déjà. Après la mise à disposition de matériel et de personnel, ce coup de main a pris depuis ce lundi novembre une nouvelle forme sur demande de l’ARS (Agence régionale de santé). « On reçoit toutes les urgences chirurgicales de l’hôpital pour leur permettre de libérer des lits et du personnel », indique la directrice de la clinique, Élodie Machenin.
Tous les établissements privés Elsan du Vaucluse travaillant en soutien des hôpitaux publics pour face à l’épidémie de Coronavirus. « Nos praticiens récupèrent les urgences après qu’elles soient passées par le service des urgences et après avis, on les accueille. On peut le réaliser grâce à la mobilisation de toutes les équipes des chirurgiens, des anesthésistes… ». Et si une telle mobilisation avait déjà été envisagée dès la première vague, les besoins n’ayant pas été aussi forts, elle ne s’était pas concrétisée. « La mise en place effective ne s’est pas faite car les besoins n’existaient pas. Le Vaucluse ayant été relativement épargné, les besoins n’étaient pas les mêmes. Alors qu’aujourd’hui, ils sont réels. On travaille en étroite collaboration avec l’hôpital et on s’adapte en fonction des forces et des expertises en présence. On fait ce qu’on sait faire et très bien, c’est la chirurgie de courte durée et nous avons les équipes adaptées ».
Des soignants de la clinique volontaires pour aider les équipes de l’hôpital
À l’hôpital comme à la clinique, toutes les opérations non-urgentes sont déprogrammées. Ne sont conservées depuis la semaine dernière que les opérations « urgentes et pour lesquelles il pourrait y avoir une perte de chance pour les patients. On est sur une déprogrammation massive. Nous avons gardé que très peu de notre activité ». Sur les neuf salles d’opération, deux sont encore en activité. L’une étant consacrée aux urgences de la clinique, l’autre dédiée à celles de l’hôpital. « Nous avons été sur une décélération avant même que l’ARS nous demande cette déprogrammation. On a commencé par réduire de 30 %, puis de 50 %. Au même moment, le centre hospitalier d’Orange a demandé de l’aide et nous étions déjà dans cette perspective ».
Cette solidarité s’est d’abord exprimée par la mise à disposition il y a une quinzaine de jours de matériel. « Pour ouvrir un service de médecins Covid, l’hôpital avait besoin de lits qu’on leur a fourni » indique Élodie Machenin. Et depuis la semaine dernière, des soignants volontaires sont venus étoffer les équipes des hospitaliers. « Ce sont des mises à disposition renouvelables de quinze jours ». De la clinique d’Orange, huit aides-soignantes et infirmières ont rejoint l’hôpital d’Orange, un autre l’hôpital d’Avignon. « Parmi les volontaires, certains l’avaient déjà fait lors de la première vague, d’autres se sont mobilisés ce coup-ci. Et ils l’ont été très rapidement avec une difficulté en moins ce coup-ci, c’est que le coup de main se fait sur le territoire local alors que lors de la première vague, les renforts étaient déployés dans le Grand Est et la région parisienne ».
(c) Vaucluse Matin 2020, par Eu.m.
