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A l'occasion de la journée européenne de la prostate, ELSAN encourage tous les hommes au dépistage d’autant que dans 80% des cas, ce cancer peut être évité. Avec plus de 50 000 nouveaux cas par an en France, le cancer de la prostate est le 1er cancer masculin. Il est responsable de 8 100 décès chaque année et 1 homme sur 7 en sera touché au cours de sa vie. La prévention permet de dépister ce cancer à un stade précoce, et ainsi réduire le taux de mortalité.

 

 

Qu’est-ce que le cancer de la prostate ?

Le cancer de la prostate est une maladie qui se développe à partir de cellules anormales dans la glande de l’appareil génital masculin, jusqu’à la formation d’une tumeur. Il peut être localisé, c’est-à-dire limité à la zone prostatique ou se déplacer de la prostate vers d’autres parties du corps (os, vessie, rectum) et ainsi provoquer un nouveau cancer. La majorité des cancers de la prostate sont des adénocarcinomes et se développent à partir de cellules épithéliales, tissus de revêtement de la prostate.

Qu’est-ce que la prostate ?

La prostate est une glande qui fait partie de l’appareil génital masculin. Placée sous la vessie et en avant du rectum, la prostate participe à la production du liquide séminal, qui intervient dans la composition du sperme et le transport des spermatozoïdes.

Quels sont les symptômes d'un cancer de la prostate ?

Au début de son évolution, le cancer de la prostate ne donne pas de symptômes. A un stade d'évolution plus avancé, il est possible que des premiers symptômes urinaires apparaissent :

  • besoin fréquent d'uriner ;
  • difficulté à uriner ;
  • sensation de brûlure ou douleur lorsqu'on urine ;
  • présence de sang dans l'urine ;
  • des éjaculations douloureuses avec, parfois, des troubles de l’érection ;
  • douleurs dans le bassin, les hanches ou le haut des cuisses ;
  • fatigue

Quels sont les causes et facteurs de risques ?

  1. L’âge
    L’âge est le premier facteur de risque. Le risque de développer un cancer prostatique augmente avec l’âge. En général, il affecte les hommes de plus de 50 ans.
     
  2. L’hérédité (les antécédents familiaux)
    Les antécédents familiaux peuvent jouer un rôle dans le développement du cancer de la prostate. Selon la Fondation du cancer, environ 20% des cancers de la prostate sont liés au contexte familial. Plus il y a de cas de cancers de la prostate dans une famille, plus le risque est élevé.
     
  3. L’alimentation
    L’obésité et le tabac peuvent également jouer un rôle dans le développement du cancer prostatique.

Comment diagnostiquer un cancer de la prostate ?

Le diagnostic du cancer de la prostate repose sur un examen clinique : le médecin effectue en premier lieu un toucher rectal qui vise à palper la prostate et détecter d’éventuelles irrégularités ou augmentation du volume.

Une prise de sang peut également être effectuée pour connaître le taux de PSA (antigène prostatique spécifique). Le PSA est une protéine produite par la prostate, présente normalement en faible quantité dans le sang. Si le taux est très élevé et dépasse 10 ng/ml dans le sang, cela peut détecter la présence d’un cancer de la prostate, ainsi des examens supplémentaires pourront être demandés.

Lorsque le toucher rectal est anormal, une biopsie de la prostate est réalisée. Elle consiste à introduire une fine aiguille dans la prostate et de prélever des fragments prostatiques à divers endroits de la glande et de rechercher la présence de cellules cancéreuses.

A l’issue des résultats de la biopsie, différents examens comme un scanner, une IRM ou une scintigraphie osseuse peuvent être pratiqués pour préciser une éventuelle extension de la maladie.

irm cancer prostate

Comment traiter un cancer de la prostate ?

Après le diagnostic de cancer, une prise en charge adaptée est proposée au patient. Selon le stade de la maladie et de son agressivité mais également de l’âge du patient et de son état de santé, le traitement peut être différé tout en gardant une surveillance étroite et active de la maladie. D'autres traitements sont possibles : chirurgie, radiothérapie, médicaments d’hormonothérapie voire chimiothérapie.

Quelle prise en charge du cancer de la prostate chez ELSAN ?

Grâce à son expertise, en 2021, ELSAN a pris en charge près d’un patient sur 5 atteint du cancer de la prostate en France.

Cette prise en charge du cancer est reconnue par le Palmarès du Point 2021. Deux de nos établissements font partie du top 3 du classement national : la Clinique Saint-Augustin de Bordeaux est 1ère et la Clinique Saint-Vincent de Besançon est 3ème.
6 autres établissements sont eux aussi au classement national sur cette spécialité : l’Hôpital Privé La Chataigneraie de Clermont-Ferrand (7),le Médipôle Saint Roch de Perpignan (10), Santé Atlantique de Nantes (16), la Clinique Belledonne de Grenoble (18), la Polyclinique de Gentilly de Nancy (22) et la Clinique Saint-Michel de Toulon (25).

ELSAN est le deuxième acteur de soins en cancérologie en France. Présent auprès des patients et de leur entourage tout au long de leur maladie et jusqu’à l'après-cancer, le Groupe participe significativement à l’amélioration de l’offre de santé en cancérologie en France avec une ambition : proposer à chaque patient, en proximité, un accès rapide à des soins en cancérologie coordonnés, personnalisés, innovants et humains. Cela doit se traduire notamment par un parcours patient en cancérologie spécifique progressivement proposé à tous les patients, afin de leur donner accès à une prise en charge sans délais, y compris dans les territoires isolés, avec un niveau de qualité en constante évolution. Les patients se présentant pour un cancer dans un établissement ELSAN sont pris en charge en moyenne sous une quinzaine de jours, là où ce délai est en moyenne de 3 semaines partout en France.

 

ELSAN #ResponsableEtEngagé

FAQ de la prostate :

Quels sont les différents stades du cancer de la prostate ?

Il existe 4 stades. Pour stadifier le cancer de prostate, la classification TNM est utilisée :

  • stade 1 (T1) : la tumeur envahit la sous-muqueuse ;
  • stade 2 (T2) : la tumeur envahit la musculeuse ;
  • stade 3 (T3) : la tumeur envahit la sous-séreuse ;
  • stade 4 (T4) : la tumeur envahit les organes proches de la prostate (vessie, rectum,)

En découvrir plus sur les stades de ce cancer.

Comment éviter le cancer de la prostate ?

Comme pour tous les cancers, il est possible de réduire le risque d’avoir un cancer de la prostate par une modification des habitudes de vie.

Par exemple :

  • adopter une alimentation saine
  • limiter la consommation de viande rouge
  • éviter de boire de l'alcool ou fumer
  • se faire dépister le plus tôt possible, avant l'âge de 50 ans

Existe-t-il d'autres maladies de la prostate ?

Oui, il y a la prostatite et l'adénome.

1. La prostatite, une infection de la prostate

La prostatite est une inflammation d’origine infectieuse ou bactérienne qui peut être aigüe ou chronique. Elle peut toucher l’homme à tout âge et est la première cause de consultation en urologie.
La prostatite aigüe, le plus souvent provoquée par une infection bactérienne, survient chez l’homme jeune et entraîne une forte fièvre, des signes urinaires ou des douleurs abdominales.
La prostatite chronique, d’origine bactérienne ou non, est liée à des infections urinaires ou à des douleurs pelviennes récurrentes et plus diffuses.

2. L’adénome, une tumeur bénigne de la prostate

Appelé « hypertrophie bénigne », l’adénome de la prostate se traduit par une augmentation anormale du volume de la prostate. Elle touche généralement les hommes âgés de plus de 50 ans. C’est une maladie bénigne sans risque majeur pour l’individu mais qui peut provoquer des troubles urinaires (besoin fréquent d’uriner, fuites urinaires) dû à la compression de l’urètre par l’adénome.