Actualités

La clinique Kenval, on pratique la chirurgie cœlioscopique depuis cinq ans. Et on la transmet à des praticiens venus de toute la France.

Depuis plus d’un an, les nouvelles recommandations internationales sur la chirurgie des hernies de l’aine confirment la supériorité de la chirurgie cœlioscopique. Elle est même recommandée en première intention chez les patients jeunes. « Cette technique moins invasive permet de diminuer nettement les douleurs post-opératoires, les infections et surtout les séquelles nerveuses chroniques qui causent des douleurs », précise David Amielh, chirurgien à la clinique Kenval, à Nîmes, qui recevait cette semaine des confrères de Bretagne, Lille, Lyon et Paris, pour leur expliquer et leur montrer la technique.

Un homme sur dix aura une hernie inguinale au cours de sa vie. Elle est due à une faiblesse de la paroi abdominale qui laisse passer un petit bout d’intestin le plus souvent. Bénigne la plupart du temps, elle peut toutefois s’étrangler et créer une occlusion intestinale. « Là, il faut une intervention d’urgence. »

Meilleure récupération

À Kenval, 90 % des 140 patients opérés chaque année pour une hernie inguinale le sont par voie cœlioscopique qui ne demande aucune ouverture au niveau de l’aine. « On n’ouvre pas non plus le péritoine, l’enveloppe qui entoure les organes digestifs », précise David Amielh. Et on utilise une anesthésie moins lourde, en diminuant le curare. "

Cette chirurgie en extra-péritonéale dure environ trente minutes et, dans 85% des cas, l’opération est réalisée en ambulatoire sur une journée. « La récupération post-opératoire est bien meilleure », observe le chirurgien. Ce qui permet la reprise d’une activité professionnelle (sauf si elle est physique) dès le huitième jour et d’une activité sportive vers le trentième jour.

Une opération minutieuse qui dure une trentaine de minutes.

© Midi libre - Catherine Hanin