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Une unité de médecine Covid a rouvert, mardi, au sein de l’hôpital privé Océane, qui a déjà converti six lits d’unité de soins continus pour la réanimation. Au total, six patients Covid + y sont soignés.

Sur le pont

C’est reparti ! Depuis quelques semaines, la clinique Océane est de nouveau sur le pont pour affronter la deuxième vague Covid. Et pas question de la jouer solo. Cette fois encore, l’établissement privé travaille en étroite collaboration avec le Centre hospitalier Bretagne atlantique (CHBA). « Nous sommes en lien constant, note le directeur de l’hôpital privé Nicolas-Pierre Poizat. Nous nous coordonnons pour répondre aux besoins du territoire. » La communication est quasi quotidienne entre les cellules de crise de chaque établissement. « C’est une relation fluide et de confiance. Nous ne sommes plus dans l’apprentissage et la découverte par rapport à la première vague. Ce que l’on a appris nous permet d’être efficaces ensemble. »

Une unité de médecine Covid

Douze heures. C’est le temps qu’il s’est écoulé entre l’alerte et la réouverture d’un service d’hospitalisation dédié aux malades Covid. Depuis mardi, cette unité soigne uniquement ces patients, non intubés, dans des conditions d’hygiène très strictes. Il s’agit de huit lits ouverts au sein du service ambulatoire. « Trois sont actuellement occupés », précise le directeur.

Des lits de réa à Océane

Depuis le début de la crise sanitaire, « la réanimation n’a jamais vraiment fermé » à Océane. Mais avec la deuxième vague, l’Unité de soins continus (USC) est de nouveau en mutation. Six de ses seize lits ont été transformés en lits de réanimation. Trois patients Covid y sont actuellement intubés, dont deux transférés depuis le CHBA. Et si la clinique peut y accueillir jusqu’à seize patients, son directeur espère ne surtout pas en arriver là. « Nous avons différents paliers d’évolution des soins critiques. Seize lits, c’est le dernier recours. »

Des lits et des soignants

L’équipe USC a été renforcée pour faire face à la crise. « C’est indispensable pour la prise en charge Covid. Il faut des effectifs en adéquation avec les besoins du service », estime Nicolas-Pierre Poizat. Il se montre prudent et vigilant sur ce point. « Ce qui nous inquiète le plus ? C’est le personnel qui est extrêmement sollicité. Il subit aussi cette deuxième vague après des mois éprouvants. Il nous faut des ressources supplémentaires pour la prise en charge des patients Covid, tout en continuant notre activité classique au maximum. C’est compliqué. »

Déprogrammer ou pas les chirurgies

Contrairement à la première vague, la clinique Océane continue ses activités. « Les déprogrammations en chirurgie se font à la marge pour le moment, détaille son directeur. Nous réévaluons cela quotidiennement avec la communauté médicale. La réalité peut-être tout autre demain en fonction de l’évolution de l’épidémie. »

Si les cas graves de Covid venaient à se multiplier, il faudrait alors faire de la place en USC. Et donc remettre à plus tard un grand nombre d’opérations. « Ce serait d’autant plus de patients en attente de soins. » Surtout que le retard pris ces derniers mois, au plus fort de la crise sanitaire, n’a pas encore été rattrapé dans toutes les spécialités médicales.

 

© Ouest France, 15/11/2020 par Mélanie Bécognée

 

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