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« Nous avons fait face collectivement à cet épisode exceptionnel et les établissements du secteur de santé de Vannes continuent à travailler ensemble », souligne Philippe Couturier. « Notre travail de

« Nous avons fait face collectivement à cet épisode exceptionnel et les établissements du secteur de santé de Vannes continuent à travailler ensemble », souligne Philippe Couturier. « Notre travail de coopération prend aujourd’hui tout son sens ».  (Le Télégramme/Fanny Coconnier)

C’est une équation à plusieurs inconnues que doivent résoudre les établissements du secteur de santé de Vannes. Comment concilier une reprise de l’activité générale avec l’évolution inconnue du virus ?

 

Un moment incertain.

 

Après une semaine de déconfinement, la tendance est toujours à la décrue. Le nombre de patients atteints du Covid a continué à diminuer en hospitalisation, notamment en soins critiques. Le temps d’incubation avoisinant les quatorze jours, le personnel attend de constater l’évolution de la situation. « C’est un moment incertain. Le virus continue à circuler, beaucoup moins, mais toujours », rappelle Philippe Couturier. « Le confinement était notre outil principal pour se protéger du virus. Il a permis de le contenir », ajoute le directeur général de l’hôpital de Vannes.

Une reprise d’activité classique « prudente ».

 

De nombreuses opérations avaient été déprogrammées en chirurgie, notamment pour pouvoir compter sur les médecins réanimateurs. « Nous sommes en capacité de reprendre une activité classique, mais on y va progressivement ». Plusieurs raisons à cela : il faut tenir compte de la disponibilité des ressources humaines mais aussi des molécules disponibles. « On priorise ce qui avait été déprogrammé et devient urgent ou semi-urgent », illustre Wilfried Harsigny, directeur général de l’hôpital privé Océane. « Parfois, retarder encore, c’est une perte de chance pour les patients ». L’orthopédie et l’ophtalmologie font partie des spécialités qui devront patienter un peu. « Encore deux semaines comme ça, après, en fonction de l’évolution de la situation, on pourra accentuer l’activité », espèrent les responsables d’établissements.

Anticiper une éventuelle reprise de la circulation du virus.

 

Reprendre trop vite une activité pleine et entière pourrait mettre les établissements « en difficulté si le virus reprenait activement », craint Philippe Couturier. « Habituellement, nous sommes capables d’estimer le volume d’activité sur les semaines à venir », souligne le docteur Pierre-Yves Demoulin, qui est aussi président de la Commission médicale d’établissement du CHBA, et président du collège médical du GHBA (Groupement Hospitalier Brocéliande Atlantique). « Mais avec l’arrivée de l’été, l’augmentation de la bobologie, sans connaître l’augmentation de la population à venir, il va nous falloir continuer à nous adapter. Avec, toujours, un petit train de patients Covid présent ».

Des circuits spécifiques.

 

Les établissements avaient sanctuarisé des lits destinés aux patients Covid. Et ce, dans des circuits de soins réservés aux patients dépistés positifs. Ils conservent des places dédiées. Le CHBA, la clinique Océane et l’hôpital de Ploërmel se répartissent 45 lits de soins critiques Covid. 33 supplémentaires peuvent être activés. En soins de suite, 45 lits sont réservés à ces patients, 80 supplémentaires peuvent l’être. « Nous sommes capables de faire face à une nouvelle montée du nombre de cas », résume Philippe Couturier.

Sécurité pour les patients.

 

Les représentants des établissements de soins veulent avant tout rassurer. « On ne va pas attraper le Covid en venant à l’hôpital », assure le docteur Stéphane Lelimouzin, médecin hygiéniste. « On n’a pas eu de transmission de Covid d’un patient à un autre ». Le risque est évalué pour chaque patient, le port du masque est obligatoire pour les usagers des établissements et les distanciations sont respectées. De quoi aussi ralentir le flux de patients pris en charge.

Source : Le Télégramme

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