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La reprise progressive des activités médicales et chirurgicales dans les structures sanitaires est enclenchée. Avec une spécificité sur les territoires sud lorrain et vosgien où public et privé ont décidé de faire route commune pour amorcer, avec prudence, la sortie de crise.

Avec le déclenchement du Plan blanc début mars, hôpitaux et cliniques déprogrammaient toutes leurs activités médicales et chirurgicales non urgentes pour mobiliser leurs forces dans la lutte contre le Covid-19. Avec le déconfinement, la reprise progressive d’activité dans les structures sanitaires est enclenchée.

Prêts à répondre à un éventuel rebond de l’épidémie

Sur les territoires sud lorrain et vosgien, public et privé ont décidé « d’une feuille de route commune » pour organiser cette relance : « On a géré la crise ensemble, on a créé des lits de réanimation, piloté l’orientation des patients ensemble, aussi on a jugé intéressant, avec les équipes sur le terrain, de penser cette reprise ensemble », explique Bernard Dupont, directeur général du CHRU de Nancy. En tenant compte d’un enjeu fort : rester prêts à répondre à un éventuel rebond de l’épidémie, en gelant des lits de réanimation.

Pour amorcer la relance, les spécialistes de 11 disciplines ont « priorisé leurs urgences ».

50 % de l’activité du mois de février

Sur cette base, il a été estimé « que nous étions capables de prendre en charge 50 % de l’activité du mois de février », poursuit Bernard Dupont. Outre les urgences et semi-urgences, seront privilégiés les activités réalisées en l’ambulatoire et les actes chirurgicaux ne nécessitant pas de réanimation.

Les visites aux patients demeurent interdites sauf situations particulières comme les fins de vie. Le constat est le même partout. « Aujourd’hui, en raison du report des interventions, on a de plus en plus de patients lourds à prendre en charge », témoigne Franck Vanlangendonck, directeur de la polyclinique de Gentilly à Nancy où depuis le 11 mai, 9 salles de bloc sont en service contre 2 il y a un mois afin de gérer « l’activité urgente et avec perte de chance ».

La clinique Saint-André a rouvert ses portes

Cette semaine, des premiers patients ont été réopérés à la clinique Saint-André à Vandœuvre-lès-Nancy qui, elle, a rouvert ses portes. Partout, la montée en cadence sera prudente. Partout, des parcours sont organisés pour assurer la sécurité des malades, dont certains continuent à avoir des craintes : « Les gens peuvent venir se faire soigner sans aucun risque », insiste Bernard Dupont, « ils doivent appeler leur médecin, qui seul jugera si ce n’est pas urgent ».

La téléconsultation restera la règle à chaque fois que cela sera possible.

© M.-H. v. , l'Est Républicain 15/05/20