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La clinique Pasteur du Centre hospitalier privé brestois (CHP) a réorganisé sa prise en charge en circuit court. Avec l’objectif de doubler sa capacité tout en améliorant l’accueil des patients.

Quel est l’intérêt d’avoir réorganisé le service de chirurgie ambulatoire de la clinique Pasteur ?

Ce service s’adresse aux patients qui entrent le matin et quittent l’établissement le soir même, après y avoir bénéficié d’un acte chirurgical ou d’exploration avec une anesthésie locale ou générale. « L’idée était de rendre notre parcours de prise en charge plus fluide et de diminuer les temps d’attente dans le but de diminuer le stress et d’améliorer la qualité d’accueil », indique Marina Scalabre, directrice des soins à la clinique Pasteur.

Cela concerne combien de patients ?

Nous ne sommes pas service d’urgence. À la clinique Pasteur, nous faisons de la chirurgie programmée (réglée) avec principalement des parcours de chirurgie en ambulatoire. Cela représente 77 % des différentes spécialités : ophtalmologie, endoscopie (gastro-entérologie), orthopédie, ORL et esthétique. Rien que pour l’ophtalmologie et l’ORL, on est à plus de 95 % de prise en charge en ambulatoire. C’est donc la majeure partie de notre activité. Notre capacité d’accueil a été doublée avec 80 patients par jour.

Vous êtes restés dans les mêmes locaux, qu’est-ce qui a changé ?

Quasiment tout. Le plateau a été complètement modifié pour ne plus accueillir des patients à 8 heures du matin qui seront opérés à midi après avoir patienté pendant plusieurs heures dans une chambre. C’est non seulement un projet de réorganisation architecturale, mais c’est surtout un projet d’organisation d’équipe pour réduire les délais d’attente à toutes les étapes.

Comment s’organise le nouveau parcours de prise en charge que vous appelez « circuit court » ?

« Nous fonctionnons selon le principe de marche en avant », explique Marina Scalabre. Le patient passe du secrétariat, au vestiaire où il dépose ses affaires dans des mallettes sécurisées avant de se rendre debout au bloc opératoire. À la sortie, il est conduit soit dans une salle de réveil lors d’une anesthésie générale, soit dans un salon avec des fauteuils de surveillance, avant de se rhabiller, de prendre une collation et de rentrer chez lui. À aucun moment, il n’est laissé seul. Dans de rares cas qui nécessitent une surveillance, il peut dormir sur place.

En combien de temps ces modifications ont-elles été menées ?

« Cela s’est plutôt bien passé », se réjouit Marina Scalabre. La réflexion qui a duré plusieurs années a débouché sur des travaux prévus au printemps 2020. Ils devaient avoir lieu tout en maintenant le fonctionnement du bloc opératoire ce qui n’était pas évident à gérer. « Finalement, la déprogrammation de la chirurgie durant le premier confinement a permis de réaliser l’ensemble des travaux en deux mois et demi, sans gêne pour les patients ». Tout était terminé mi-mai lors de la réouverture. Une affaire rondement menée avec une enveloppe de travaux raisonnable de 45 000 €.

© Ouest-France, le 17 février par Sabine Niclot-Baron.