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Depuis juillet, l’hôpital privé d’Eure-et-Loir propose une nouvelle spécialité médicale, absente jusqu’alors du territoire. Une oasis en plein désert médical.

 

L’Eure-et-Loir souffre comme jamais d’une pénurie croissante de médecins et de praticiens du secteur de la santé. Mais cette fois, à l’hôpital privé d’Eureet-Loir, c’est un médecin et bientôt deux qui s’installent pour proposer aux habitants une nouvelle spécialité de santé : la chirurgie de la colonne vertébrale. C’est d’autant plus appréciable que la France compte peu de praticiens dans cette spécialité et que toutes les cliniques ou presque en recherchent.

La première opération s’est déroulée début juillet et s’est très bien passée, selon le docteur Clémence Heyberger-Meyblum, 37 ans, première praticienne à être arrivée dans l’ancienne clinique de Mainvilliers, gérée par le groupe Elsan depuis 2017. Elle sera bientôt rejointe à l’hôpital privé par son mari, le docteur Jean Meyblum, fils d’un couple de radiologues de Châteaudun. Jusqu’à présent, tous les patients souffrant de pathologies liées à cette spécialité étaient contraints de se rendre au Mans (Sarthe), à Tours (Indre-et-Loire) ou en région parisienne.

Clémence Heyberger-Meyblum, originaire des Yvelines, pratique depuis 2017 dans le Val-d’Oise, dans une clinique privée. « Nous avons souhaité nous installer entre Châteaudun et Versailles », explique-t-elle.

Dans l’imaginaire collectif, la chirurgie de la colonne vertébrale peut sembler risquée. Clémence Heyberger-Meyblum confirme cette image d’Épinal. « Je me rends compte que lorsque les gens viennent de se faire opérer et qu’ils se réveillent après l’opération, ils s’étonnent de pouvoir bouger les jambes?! Je leur dis que c’est normal, cela arrive après 99,9999999 % des opérations de la colonne », sourit Clémence Heyberger-Meyblum.

Fraises des bois : attention, danger !

« Les gens lisent n’importe quoi sur Internet et se font peur pour rien. C’est un peu un cercle vicieux. Comme la chirurgie de la colonne vertébrale est souvent redoutée, les gens qui en auraient besoin attendent des années et des années avant de le faire, sauf que c’est parfois trop tard et que ça ne peut plus être efficace. »

Souvent ce sont des problèmes d’arthrose qui coincent les nerfs au niveau du dos. Quand ce problème d’arthrose est très évolué, ils n’arrivent plus à bien marcher. On a beau faire de la chirurgie, les nerfs ne récupèrent pas. 

Les pathologies de la colonne vertébrale sont assez fréquentes. Mais, selon le docteur Clémence Heyberger-Meyblum, « quand je reçois une vingtaine de patients dans une journée, je vais proposer, en moyenne, une opération chirurgicale à deux personnes. »

L'Echo Républicain, le 24 août 2022, par François Feuilleux.

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