10/04/2014
La cholécystectomie par cœlioscopie en ambulatoire

Depuis un an, l’équipe de chirurgie digestive de la Polyclinique Urbain V réalise avec succès une proportion croissante de cholécystectomies par cœlioscopie dans le cadre d’une hospitalisation en ambulatoire.
Cette technique est reconnue sûre et faisable depuis plusieurs années mais peu d’équipes la pratique couramment. En effet seul 1,5 % des cholécystectomies est réalisé en ambulatoire en France, alors que cet acte chirurgical est réalisable dans plus d’un cas sur deux.
Le principal frein chirurgical est le risque hémorragique. En réalité, des études ont montré que ce risque était inférieur à 0,1% et que le saignement survenait le plus souvent au cours des 6 premières heures. La conséquence est donc la nécessité de surveiller le patient pendant au moins 6 heures après la fin de l’intervention.
Le risque infectieux est faible (0,5%) et survient dans un délai de 2 à 3 jours et surtout ne nécessite pas une prise en charge en extrême urgence.
Le patient est prévenu de la possibilité de tels risques. Nous leur apprenons les signes qui doivent les alerter et les conduire à contacter le service grâce à un numéro de téléphone d’urgence.
Le patient est hospitalisé tôt le matin dans le service d’ambulatoire. La veille et le matin, il aura réalisé une douche à la bétadine.
L’intervention a lieu au cours de la matinée et dure en général moins d’une heure.
Dès la fin de la surveillance en salle de réveil, il est reconduit dans son lit. L’infirmière lui propose de l’eau, et des calmants lui sont administrés par une perfusion qui est laissée en place pendant 2 à 3 heures. Le midi, le patient peut manger un repas léger. L’infirmière est attentive à la tolérance alimentaire, à l’intensité de la douleur et à la capacité du patient à retrouver une autonomie satisfaisante (reprise des mictions et du transit, déplacements dans la chambre, aspects des plaies …). Au cours de l’après-midi, la perfusion est retirée et les antalgiques sont donnés par voie orale. La sortie ne sera confirmée qu’après la visite du chirurgien et la remise des papiers nécessaires (ordonnances, arrêt de travail, rendez-vous de consultation, compte-rendu d’hospitalisation, numéro de téléphone à joindre en cas d’urgence). En pratique, le patient rentre à son domicile accompagné d’un membre de sa famille entre 17 et 19 heures.
L’affinement de la technique opératoire et surtout la maîtrise des risques et des suites (notamment les douleurs et vomissements post-opératoires) ont rendu possible la prise en charge de nos patients cholécystectomisés en ambulatoire au même titre que ceux opérés d’une hernie ou d’une pathologie proctologique (intervention de Longo, fistule et fissure anales).
La chirurgie en ambulatoire nous impose une nouvelle façon de travailler, une organisation spécifique et d’être en permanence dans l’anticipation d’une complication. Mais avec ce mode de prise en charge et un patient mieux informé, le nombre d’infections nosocomiales, de phlébites et d’embolies pulmonaires est divisé par 3 et le coût pour la sécurité sociale diminue.
La cholécystectomie par coelioscopie est aussi sûre que la chirurgie vésiculaire suivie d’une hospitalisation d’une nuit.
Depuis un an, l’équipe de chirurgie digestive de la Polyclinique Urbain V réalise avec succès une proportion croissante de cholécystectomies par cœlioscopie dans le cadre d’une hospitalisation en ambulatoire.
Cette technique est reconnue sûre et faisable depuis plusieurs années mais peu d’équipes la pratique couramment. En effet seul 1,5 % des cholécystectomies est réalisé en ambulatoire en France, alors que cet acte chirurgical est réalisable dans plus d’un cas sur deux.
Le principal frein chirurgical est le risque hémorragique. En réalité, des études ont montré que ce risque était inférieur à 0,1% et que le saignement survenait le plus souvent au cours des 6 premières heures. La conséquence est donc la nécessité de surveiller le patient pendant au moins 6 heures après la fin de l’intervention.
Le risque infectieux est faible (0,5%) et survient dans un délai de 2 à 3 jours et surtout ne nécessite pas une prise en charge en extrême urgence.
Le patient est prévenu de la possibilité de tels risques. Nous leur apprenons les signes qui doivent les alerter et les conduire à contacter le service grâce à un numéro de téléphone d’urgence.
Le patient est hospitalisé tôt le matin dans le service d’ambulatoire. La veille et le matin, il aura réalisé une douche à la bétadine.
L’intervention a lieu au cours de la matinée et dure en général moins d’une heure.
Dès la fin de la surveillance en salle de réveil, il est reconduit dans son lit. L’infirmière lui propose de l’eau, et des calmants lui sont administrés par une perfusion qui est laissée en place pendant 2 à 3 heures. Le midi, le patient peut manger un repas léger. L’infirmière est attentive à la tolérance alimentaire, à l’intensité de la douleur et à la capacité du patient à retrouver une autonomie satisfaisante (reprise des mictions et du transit, déplacements dans la chambre, aspects des plaies …). Au cours de l’après-midi, la perfusion est retirée et les antalgiques sont donnés par voie orale. La sortie ne sera confirmée qu’après la visite du chirurgien et la remise des papiers nécessaires (ordonnances, arrêt de travail, rendez-vous de consultation, compte-rendu d’hospitalisation, numéro de téléphone à joindre en cas d’urgence). En pratique, le patient rentre à son domicile accompagné d’un membre de sa famille entre 17 et 19 heures.
L’affinement de la technique opératoire et surtout la maîtrise des risques et des suites (notamment les douleurs et vomissements post-opératoires) ont rendu possible la prise en charge de nos patients cholécystectomisés en ambulatoire au même titre que ceux opérés d’une hernie ou d’une pathologie proctologique (intervention de Longo, fistule et fissure anales).
La chirurgie en ambulatoire nous impose une nouvelle façon de travailler, une organisation spécifique et d’être en permanence dans l’anticipation d’une complication. Mais avec ce mode de prise en charge et un patient mieux informé, le nombre d’infections nosocomiales, de phlébites et d’embolies pulmonaires est divisé par 3 et le coût pour la sécurité sociale diminue.
La cholécystectomie par coelioscopie est aussi sûre que la chirurgie vésiculaire suivie d’une hospitalisation d’une nuit.
