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Vendredi 2 août au matin, les membres du service de radiologie de la clinique Montier-la-Celle et une équipe de livreurs allemands se sont affairés dès 8h pour sortir l'une des IRM de l'établissement. Celle-ci doit être remplacée, lundi, par une nouvelle machine plus moderne et performante. Cette transition, longue à mettre en place, est nécessaire pour que la clinique puisse continuer à soigner du mieux possible ses patients.


Un remplacement tous les 7 ans

En effet, même lorsque les IRM fonctionnent toujours, les cliniques sont autorisées par l'agence régionale de santé, à les changer une fois tous les sept ans. Le but, comme l'explique le docteur Jean-Jacques Culioli, est de «rester à la pointe de la technologie». «En sept ans, la technologie fait beaucoup de progrès, surtout dans le domaine de l'imagerie médicale, et pour que nos patients puissent être soignés correctement, nous nous devons de suivre ces progrès», ajoute le spécialiste en radiologie. «La clinique doit rester à la pointe de la technologie.» Docteur Jean-Jacques Culioli, spécialiste en radiologie Avant de pouvoir opérer un changement d'IRM, l'ARS doit cependant vérifier que le personnel et les locaux de la clinique sont (toujours) aptes à recevoir une machine de cette ampleur. Il a, ainsi, fallu deux ans de démarches à la clinique de Montier-la-Celle avant d'obtenir le feu vert de l'agence régionale de santé. La clinique a préféré acheter sa machine à une entreprise européenne. L'IRM a donc été fournie par Siemens, entreprise allemande qui équipe déjà le service de radiologie de l'établissement depuis de nombreuses années.


Des travaux d'ampleur

Une fois la partie administrative réglée, la clinique a pu lancer la phase de travaux. Celle-ci, qui a débuté mardi dernier, va nécessiter trois semaines d'arrêt de fonctionnement de l'IRM 1 (sachant que la clinique possède une deuxième IRM, ce qui signifie donc que les examens médicaux peuvent toujours se faire). Si ce changement de matériel prend tant de temps, c'est parce que l'IRM fonctionne d'une façon différente des autres machines d'imagerie médicale. Le docteur Culioli précise: «Pour fonctionner, l'IRM doit créer un champ magnétique. Pour que cela soit fait dans les meilleures conditions possibles, l'aimant dans la machine doit être refroidi avec de l'hélium porté à environ moins 270ºC. Il n'était donc pas possible d'arrêter une machine et d'en relancer une autre en l'espace de quelques heures ou même d'une journée.»


D'autres changements à prévoir

L'IRM n'est pas le seul élément qui va être remplacé à la clinique. La direction a décidé de profiter de la période creuse que représente le mois d'août pour changer des tables de radio, et le système de refroidissement des IRM, qui n'avait pas été changé depuis l'installation de la première machine en 2005. La deuxième IRM sera, elle, remplacée l'été prochain, avant même d'avoir atteint les sept ans d'utilisation. En effet, la machine est sous-dimensionnée, et les médecins ne peuvent, du coup, pas réaliser tous les examens qu'ils devraient pouvoir faire. La clinique a donc, en conséquence, obtenu l'autorisation, par l'ARS, de remplacer dès juin 2020 sa deuxième machine.

© L'Est éclair - Eva Blondel - Samedi 3 août 2019