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La Clinique du Pont de Chaume a mis en place une organisation interne très rigoureuse pour protéger à la fois les patients hospitalisés et ceux devant se rendre régulièrement dans l’établissement dans le cadre de suivi de pathologies, telles que la dialyse, la chimiothérapie ou bien le suivi de grossesse. La clinique a créé des zones entièrement isolées pour le Covid constituées d’une unité de soins de 23 lits dédiée Covid et d’une unité de réanimation soins critiques dédiée Covid de 10 places. Par ailleurs, trois tentes sont installées à l’entrée des urgences pour accueillir et orienter les patients : tri, Covid suspects assis et Covid suspects couchés.

Les zones spécifiques pour les autres pathologies sont elles aussi bien protégées et totalement indépendantes : « Chaque patient entrant par les urgences se voit remettre un masque, explique un responsable de l’établissement. Le centre de dialyse, le seul du Tarn-et-Garonne, est divisé en deux parties avec une zone non Covid et une zone Covid. Les services de radiothérapie et chimiothérapie continuent de fonctionner avec des précautions supplémentaires d’isolement des patients ».

Vigilance renforcée

Quant au service de maternité, il fonctionne avec toutes les recommandations et protections nécessaires. Le papa peut accompagner la future maman en salle de naissance. Une salle de naissance et des chambres dédiées Covid ont été aménagées au cas où la maternité accueille des futures mamans Covid. Des interventions chirurgicales urgentes sont prises en charge par les chirurgiens et médecins de l’établissement, des téléconsultations sont possibles avec les praticiens de la clinique sur prise de rendez-vous. La consultation par téléphone est également possible pour les patients n’ayant pas accès à la vidéo, plus particulièrement pour les patients en affection de longue durée (ALD) ou ayant plus de 70 ans.

Les Dr Josse et Dr Hess, respectivement néphrologue et oncologue à la clinique expliquent : « Il est essentiel que les patients souffrant de pathologies nécessitant un suivi régulier poursuivent leur traitement dans les meilleures conditions possible, avec une vigilance renforcée du fait de leur très grande fragilité. Nous sommes très soucieux de continuer à leur apporter une qualité de soin optimale ».

Coopération territoriale

Le personnel de la clinique a une attention particulière pour les patients hospitalisés, confinés au sein de l’établissement. Pour leur bien-être, la clinique a fait l’acquisition de tablettes afin qu’ils puissent communiquer avec l’extérieur tant que les visites restent interdites.

La prise en charge des aînés est plus que jamais au cœur des préoccupations dans la gestion de cette crise sanitaire sans précédent. C’est pourquoi la clinique du Pont de Chaume a fait le choix de renforcer ses liens avec les principaux acteurs de la dépendance du territoire. Une procédure de transfert des patients Covid suspects ou confirmés hébergés dans ces établissements leur a été communiquée. « C’est aussi dans cet esprit d’entraide que la Clinique se mobilise pour apporter son support aux Ehpad du territoire », note Claude Porcher.

Le département du Tarn-et-Garonne est pour l’instant épargné par l’épidémie. C’est pourquoi la Clinique et toutes ses équipes médicales et paramédicales se sont portées volontaires pour accueillir les patients venant de régions en difficulté. C’est ainsi qu’un patient de Colmar est arrivé en réanimation Covid le week-end dernier dans le service de réanimation.

Par ailleurs, l’établissement propose depuis le 10 avril l’application LIFEN qui permet aux patients post-hospitalisation Covid de retour à leur domicile d’être suivi par leur spécialiste afin d’assurer une prise en charge au plus proche du patient.

Enfin Claude Porcher tient à préciser que « chacun de nous doit se mobiliser pour enrayer cette épidémie. Nous avons conscience que chacun fait beaucoup d’effort mais ne baissons pas la garde. Il faut continuer à rester à la maison et à respecter les règles mais si vous avez des symptômes Covid ou autre que ceux du Covid qui vous inquiètent n’hésitez pas à téléconsulter ou à appeler le 15 ».

Dr Sab : « bien organisés »

Mais il n’y a pas que le Covid-19. Les patients qui souffrent de pathologies lourdes sont invités à poursuivre leur traitement : « C’est effectivement un gros risque, poursuit le dr Sab. Toutes nos urgences sont maintenues ainsi que le suivi des patients souffrant de pathologies chroniques. Ils ne doivent pas attendre et consulter leur médecin. Nous craignons les dommages collatéraux de cette crise », martèle le médecin-réanimateur.

Le docteur Jean-Michel Sab est médecin-réanimateur à la clinique du Pont de Chaume. Un rôle évidemment clé en cette période : « Nous avions anticipé notre organisation en parfaite coordination avec l’hôpital de Montauban, note docteur Sab. Nous avons à la clinique une unité de huit lits de réanimations pour les patients Covid et une autre de 12 lits, pour les non Covid. Nous sommes en capacité d’ouvrir 10 lits supplémentaires en cas de vague. Nous sommes bien organisés et équipés même si c’est tendu pour les surblouses et les produits anesthésiques, comme tout le monde ».

La Dépêche Tarn-et-Garonne - Le 12 avril - par  Laurent Benayoun