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Le service de la maternité de la polyclinique a ouvert une unité kangourou avec quatre chambres permettant aux nouveau nés hospitalisés de rester avec leurs parents. Les soins sont assurés en chambre avec un accompagnement spécifique proposé à la maman.

Maternité de la polyclinique Majorell
À la maternité de la polyclinique Majorelle, à Nancy, le petit Jules est hospitalisé dans l’une chambre de l’unité Kangourou qu’il partage avec Marlène et Quentin, ses parents, en attendant de prendre du poids. Photo ER/Patrice SAUCOURT

Bien calé dans les bras de sa maman, Jules dort profondément, l’air apaisé, sous le regard attendri de son papa. Le nourrisson est né la veille, le 10 février, à 6 h 15, à la maternité Majorelle. Il fait le bonheur de Quentin, 24 ans, et Marlène, 25 ans, ses parents, originaires d’Apremont-la-Forêt, en Meuse. La petite famille partage un moment privilégié dans l’une des quatre chambres de l’unité kangourou, une unité d’hospitalisation et de soins mère enfant, située à la jonction de maternité et du service de néonatalogie, que la polyclinique Majorelle a ouverte en mai 2019. 

Admission prescrite par un pédiatre 
« Cette unité permet d’éviter la séparation du nouveau né et de ses parents en cas d’hospitalisation, explique Amélie Bittner, infirmière responsable du secteur de nénonatologie.  Elle permet aux parents de séjourner dans une chambre avec leur bébé, quand ce dernier a besoin d’une surveillance spécifique sans néanmoins avoir de problèmes de santé majeurs nécessitant des soins intensifs. La construction du lien parents-enfant est ainsi favorisée, tout en respectant les nécessités de la prise en charge médicale. L’admission en unité kangourou est prescrite par le pédiatre quand le nouveau-né a un faible poids de naissance, est prématuré (à partir de 36 semaines), ou quand la maman doit être suivie suite à la prise d’un traitement pendant la grossesse… »

« Très rassurant » pour la maman 
Les séjours dans l’unité kangourou de la maternité Majorelle, placée sous la responsabilité d’un pédiatre néonatologue et du cadre de santé de l’unité de néonatalogie, varient selon l’évolution clinique du nouveau-né. Pour Jules et sa maman, le séjour devrait durer au moins une semaine. « Sans l’unité kangourou, Jules, qui a besoin de prendre du poids, serait dans le service néonatologie et moi dans une autre chambre, séparée de lui , confie Marlène, sa maman.  Pouvoir avoir son bébé avec soi, c’est vraiment génial. Et c’est aussi très rassurant, car je suis très bien encadrée, avec des infirmières qui se rendent dans ma chambre pour réaliser les soins et aussi m’apprendre les bons gestes pour bien m’occuper de Jules. » 

Des méthodes de bien-être mises en avant
Car l’unité kangourou se caractérise par le fait que ce sont les soignants qui se déplacent vers le bébé, dans la chambre de la maman, avec la possibilité pour les parents de disposer de l’accompagnement d’un psychologue et d’une assistante sociale. « La période néonatale est une période essentielle pour l’attachement parental, souligne Amélie Bittner.  C’est pourquoi l’équipe du service de néonatalogie accompagne les parents vers l’autonomie dans les soins à apporter à leur enfant, en les impliquant et en les faisant participer au maximum. Dans cet esprit, des méthodes agréables et de bien-être sont mises en avant, telles que le peau à peau, le portage, le bain enveloppé… Et les mamans qui souhaitent allaiter peuvent bénéficier des conseils d’une consultante en lactation. »
 

© Jean-Christophe VINCENT, l'Est Républicain 12/02/2020