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Directeur de l'établissement, Michael Magnier détaille la nouvelle organisation du site mise en place dès le début de la crise sanitaire, et revient sur l'étroite collaboration menée notamment avec l'hôpital de Narbonne.
Depuis que l'épidémie de coronavirus s'abat sur la France, tous les regards, à Narbonne, sont tournés vers l'hôpital et son service des urgences, restructuré pour la prise en charge des personnes contaminées par le covid-19. Mais on s'en doute, l'autre pôle majeur de soins et d'accueil de patients en Narbonnais
est loin d'être resté les bras croisés. Face à ce contexte exceptionnel, la polyclinique Le Languedoc a elle aussi repensé son organisation... et pas toute seule dans son coin.

Comme l'explique son directeur Michael Magnier, c'est en effet "en pleine concertation et coordination avec le centre hospitalier de Narbonne" que l'établissement a "entièrement transformé son mode d’organisation dès le début de la crise sanitaire".
Premier point : "Les activités non urgentes ont été totalement déprogrammées, afin de gérer au mieux nos ressources soignantes et le matériel mobilisable".
Les urgences vitales sont bien sûr toujours traitées et la cancérologie continue de fonctionner, de même que le service de chimiothérapie ambulatoire et la dialyse, "pour s’assurer qu’il n’y ait aucune perte de chance pour ces patients atteints de maladies graves". Le tout avec des "règles d’organisation
et d’hygiène renforcées, pour garantir la sécurité de tous".

Prise en charge concertée
Dans le même temps, "les services, accès et parcours de soins ont été entièrement repensés pour assurer la sécurité de nos patients, en particulier des plus fragiles, et aussi de nos professionnels de santé". Ainsi, "un circuit spécifique dans un secteur dédié et confiné a été mis en oeuvre pour tout patient
présentant des symptômes de covid-19".
Michaël Magnier insiste cependant : "La principale filière de prise en charge du coronavirus sur Narbonne se situe au centre hospitalier. Si un patient qui se rend à la polyclinique présente des symptômes laissant suspecter une contamination, nous disposons de ce secteur
sécurisé pour une prise en charge immédiate en vue d'un transfert vers l'hôpital si besoin"
. A cette fin, "une concertation est réalisée entre les médecins des deux établissements". Et s'il s'avère qu'un patient n'est pas transférable, "cette unité dédiée et confinée permet sa prise en charge en toute sécurité, tant pour lui que pour les professionnels de santé".

En résumé, la Poly est en quelque sorte "le back-up du centre hospitalier", avec "une attention particulière portée à chaque patient en lien avec le parcours covid-19 du CH, pour une prise en charge concertée". Le directeur ajoute à ce  titre que "de nombreuses réunions de travail ont eu lieu avant le début de la
crise sanitaire entre les médecins et les directions, et un point quotidien est réalisé"
. Cette complémentarité s'illustre notamment avec l'usage des scanners : "Une organisation est en place depuis la semaine dernière, le CH dédiant son scanner aux examens covid-19 et le scanner Narboscan de la polyclinique
réalisant toutes les autres urgences".

Dans la même logique, précise Michael Magnier, "nous nous sommes organisés pour pouvoir accueillir plusieurs filières d’urgences du centre hospitalier. Sur ce point également, nous sommes quotidiennement en relation avec les équipes médicales". Le service d’hospitalisation "A Domicile" et le service de Soins de Suite et de Réadaptation sont aussi mobilisés, pour prendre en charge des patients supplémentaires.
"Aux côtés des médecins en ville, les spécialistes de la Poly continuent d’assurer consultations urgentes et conseils, indique enfin le responsable. Un certain nombre d’entre eux se sont spontanément mis à la disposition de leurs confrères, qui sont en première ligne dans la gestion de cette pandémie. Plusieurs
spécialistes de la Poly ont également mis en place des solutions de téléconsultation, pour assurer à leurs patients un suivi optimal".

L'occasion pour Michael Magnier de rappeler que cette adaptation massive et rapide à l'urgence de la situation n'aurait jamais été possible sans la mobilisation et l'implication du personnel. "Un établissement de santé ne peut pas fonctionner sans l’ensemble de ses équipes, souligne-t-il. De la pharmacie à la logistique en passant par les cuisines ou les agents de service, je tiens à rendre hommage à tous les professionnels qui nous permettent de continuer à soigner nos patients".

L'indépendant -  Halles De Narbonne - 26 mars 2020