Actualités

En ce début d’année, l’hôpital privé Saint-François vient de se doter d’un nouveau service de chirurgie ambulatoire et lance de nouveaux projets.

Pour cette année 2020, Pascal Rivoire, directeur depuis le 1er octobre de l’hôpital privé Saint-François, poursuit les chantiers lancés l’an passé et en prévoit de nouveaux. Le groupe Elsan continue en effet d’investir dans l’établissement de Désertines, à  hauteur de quatre millions d’euros cette année.

1 - Le service de chirurgie ambulatoire

Le nouveau service de chirurgie ambulatoire sera inauguré samedi. Sa rénovation était considérée comme « un chantier primordial » pour l’établissement. Le service repensé a été placé dans une aile dédiée de l’hôpital privé. « Aujourd’hui l’ambulatoire est sur le principe de la marche en avant. Le patient avance dans le service et passe dans différentes salles pour se préparer puis se fait opérer sans jamais revenir sur ses pas. On sait que le patient récupère mieux chez lui mais on veut avant tout avoir la bonne prise en charge pour le bon patient. Il est évident que la prise en charge est différente entre une cataracte et une chirurgie digestive. Le patient doit être acteur de sa santé », souligne Pascal Rivoire.

Les patients pourront rester dans le service de chirurgie ambulatoire deux jours, une nuit voire moins ou plus en fonction du type d’opération et leur état de santé. La chirurgie ambulatoire représente cinquante passages par jour. Le nouveau service possède dix-huit box et dix places en fast-track.

2 - L’hôpital de soins de suite et de réadaptation (SRR) Saint-Antoine.

L’établissement de l’avenue Marx Dormoy va être rapatrié sur le site de Désertines début juin. Une quarantaine dechambres vont être refaites. Le service SRR accueillera une soixantaine de lits.


3 - Le parking

Le parking est en cours d’agrandissement. Cent trente places seront disponibles à terme grâce à l’acquisition d’une parcelle sur l’emprise de l’ancienne usine Diamantine


4 - Le centre orthopédique

Le groupe Elsan veut créer d’ici fin 2020 le centre d’orthopédie de l’Allier au sein de l’établissement de Désertines. « Ce centre de consultations sera unique dans la région. On aimerait y regrouper quatre orthopédistes, une infirmière orthopédique dédiée et pourquoi pas un rhumatologue. Le centre se composera de box pour les consultations », avance le directeur de l’hôpital privé.

Le docteur Nicolas Caumon, chirurgien orthopédique à la clinique Saint-Odilon de Moulins, a déjà rejoint l’hôpital privé Saint-François le 3 janvier.


5 - Le recrutement

Pascal Rivoire ne compte pas limiter le recrutement de praticiens à la seule orthopédie. Il souhaite renforcer les services existant au sein de l’hôpital. « Nous avons un gros avantage avec la maison médicale sur notre site. Il y a plus de vingt praticiens qui consultent. Cela crée une unité de lieu et de parcours. »

6 - La coopération

Pour le directeur, il reste important d’améliorer la prise en charge des patients montluçonnais et la coopération avec d’autres établissements (l’hôpital public de Montluçon comme la clinique La Pergola de Vichy dontPascal Rivoire est aussi le directeur) fait partie des solutions à prendre en compte. « L’idée est de présenter une offre de soins globale sur le territoire. Ce n’est pas normal qu’il existe des activités où 60 % des patients montluçonnais sont pris en charge à ClermontFerrand. On doit trouver des coopérations entre établissement comme ça se fait entre médecins. Il est important de coordonner le maillage de l’offre de soins. Plus on le fera, plus la prise en charge des patients sera de qualité », pointe le directeur. Deux urgentistes de l’hôpital privé ont d’ailleurs déjà fait le choix de se partager entre Désertines et la clinique Saint-Odilon.

« Sur certaines activités, on ne s’interdit pas que le chirurgien de l’hôpital privé ouvre une consultation à Vichy certains jours de la semaine ou inversement. C’est important pour les praticiens que les spécialités soient regroupées en un lieu et qu’ils puissent travailler à plusieurs, plutôt qu’ils soient seuls chacun dans leur coin, l’un à Montluçon, l’autre à Vichy. »

 

© La Montagne - Florence Farina - Mercredi 22 janvier 2020