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Confronté à l’augmentation du nombre de personnes obèses, l’Hôpital privé Océane de Vannes (Morbihan) vient d’ouvrir, en mars dernier, un « parcours obésité ». Une approche pluridisciplinaire et individualisée pour éviter toute rechute.

Accompagnement obésité

Fléau national, si ce n’est international, l’obésité concerne 16,9 % des Bretons. Une préoccupation majeure pour l’Hôpital privé Océane, qui propose désormais un suivi rapproché et sans frais de ses patients obèses. Mais ne communique pas le coût du parcours. | ESTELLE AUBIN

Là-haut, perché au troisième étage de la clinique privée Océane, de Vannes (Morbihan), un long couloir réunit plusieurs soignantes en blouse blanche. L’une, Léa Cathesson est diététicienne, l’autre, Héloïse Louarn, médecin, ou infirmière, comme Aurélie Détrez. Toutes les trois s’occupent du nouveau « parcours obésité » proposé aux patients. Chacune ayant sa compétence, sa valeur ajoutée.

Lancé en mars 2021, à la suite d’une recommandation nationale de l’ancienne ministre de la Santé, Agnès Buzyn, le programme entend renforcer la prise en charge des personnes en situation d’obésité. Celles-là mêmes qui désirent se faire opérer pour perdre du poids durablement, jusqu’à la moitié de sa corpulence. « Tout l’enjeu est de mieux accompagner nos patients, en les préparant davantage à l’opération, puis en les suivant chaque année. Et ce, à vie. Pour éviter de potentielles rechutes », explique la directrice du parcours, Natalia Choray.

17 % de personnes obèses en France

Alors qu’en 2021, 17 % des Français sont considérés comme obèses, selon les derniers chiffres de la Ligue contre l’obésité, soit 8,5 millions d’adultes, l’Hôpital Océane a vu les demandes d’opération grimper, ces dernières années. Précisons que l’obésité commence à partir d’un IMC (indice de masse corporelle) supérieur à 40, voire à 35, lorsqu’il est associé à des comorbidités. Et peut provoquer des maladies comme le diabète, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie. Cinquante patients ont aujourd’hui rejoint le programme, depuis mars. Pour une dizaine de soignants à leur chevet.

Diététiciens, psychologues, chirurgiens, médecins et éducateurs sportifs encadrent, main dans la main, le parcours. « Nous savons que l’opération peut avoir un lourd impact psychologique, changer l’image même du patient, avoir des conséquences sur sa vie de famille, ou de couple », poursuit Natalia Choray. C’est pourquoi la clinique s’évertue à leur proposer un meilleur accompagnement, « sans frais », précise-t-elle.

Un parcours de soins, pas du combattant

En amont de l’opération, deux jours et demi durant, le malade devra réaliser tout une batterie d’examens, de la prise de sang jusqu’au bilan respiratoire. Le tout étant réalisé au sein même de l’Hôpital. « C’est le plus du service : l’unité de lieu décharge le patient de toutes les formalités administratives », se satisfait l’infirmière Aurélie Détrez. Puis, il devra rallier une thérapie de groupe, une fois par semaine, pendant un mois et demi. Avant d’obtenir un rendez-vous individualisé avec l’ensemble du personnel soignant.

Les Français resteront-ils plus sensibles aux enjeux de santé publique après la crise du coronavirus ?

« Au début, certains trouvent qu’il y a trop de rendez-vous médicaux, mais c’est le gage d’un suivi rapproché et pluridisciplinaire », rassure sa collègue, Héloïse Louarn. L’opportunité, pour eux, de changer réellement leurs habitudes alimentaires et sportives. Car, après l’étape fatidique de l’opération, le patient est encore suivi par les soignants, écouté, encadré même par des ateliers thérapeutiques et des examens de santé. Chaque année, jusqu’à deux cent cinquante personnes obèses pourront être accompagnées par la clinique. Diminuer poids et risques de maladie donc.

Source : Ouest France

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