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02/09/2014

Nîmes : Un nouveau service de néonatalogie à  Kennedy

La clinique nîmoise dispose désormais d'une maternité de niveau 2 pour prendre en charge les bébés prématurés

Le petit Aymen, 3,240  kg, est né à  la maternité de la clinique Kennedy dans la nuit de dimanche à  lundi, peu après minuit. Si la grossesse était bien arrivée à  terme, l'enfant a présenté dans les premières minutes quelques difficultés respiratoires.

© 02 septembre 2014 €“ Richard Boudes - Midi-Libre - Pas au point cependant de l'évacuer vers l'unité de réanimation néonatale de Carémeau. L'équipe médicale a donc décidé de le placer en observation dans son tout nouveau service de néonatalogie maison. L'enfant n'y séjournera sans doute pas très longtemps, sa situation s'est bien améliorée, il est en forme.

Des prématurés pesant au moins 1,8 kg - Du calme et des berceaux chauffants

Le cadre de l'unité de néonatalogie de Kennedy est indéniablement plaisant. Circulaire, il est articulé autour du poste de l'infirmière puéricultrice de garde disposant d'un central des monitorings dédiés à  chaque enfant. Quatre chambres peuvent accueillir un ou deux bébés, pour un total de six lits (le niveau réglementaire minimal). "Nous avons fait en sorte d'avoir un environnement calme, toutes les alarmes sont ainsi centralisées sur le poste central", explique le docteur Brancato. "C'est une petite structure agréable, pour bichonner les bébés", commente le docteur Katia Ducros.

Point fort de l'aménagement : des berceaux chauffants, et non pas des couveuses, qui offrent une proximité accrue pour les parents. Le service est composé de cinq pédiatres libéraux. Les docteurs, Brancato, Boucoiran, Ducros, Bruni-Bizet et Urban, exercent dans le même cabinet et sans dépassement d'honoraires. à€ leurs côtés, six infirmières puéricultrices et deux auxiliaires de puériculture.

Aymen est le 37e bébé pris en charge par la néonatalogie de Kennedy, ouverte depuis le 22  avril. L'établissement, qui est désormais la seule clinique du Gard à  disposer d'une maternité de niveau 2 (les hôpitaux d'Alès et Bagnols sont à  ce niveau, le CHU de Nîmes est en niveau 3 avec la réanimation néonatale) peut ainsi accueillir les prématurés à  sept mois révolus de grossesse (34 semaines d'aménorrhée) et pesant au moins 1,8  kg.

En somme, des prématurés qui vont bien mais dont l'état nécessite un suivi alimentaire spécifique (avec sonde ou pas) et d'un confort adéquat. Le service est également dédié aux nouveaux nés arrivés à  terme mais présentant, comme Aymen, un souci : poids insuffisant, infection, hypoglycémie... Ou encore des grands prématurés stabilisés, provenant d'une unité de niveau 3 de la région. Les durées de séjour vont de quelques heures à  plusieurs semaines.

Un projet vieux de cinq ans

"Le projet est né il y a près de cinq ans, explique Catherine Laurin Roure, directrice générale de Kennedy. Il était porté par les deux pédiatres de l'établissement, les docteurs Sandra Brancato et Jacques Boucoiran. Le constat, partagé par l'Agence régionale de santé (ARS), était qu'il manquait des places dans le Gard pour la prise en charge des prématurés et que le CHU de Nîmes était souvent à  saturation". Le projet sera alors inscrit dans le schéma régional d'organisation sanitaire et l'autorisation délivrée en décembre  2012.

Cette offre supplémentaire s'imposait particulièrement dans le Gard, selon le docteur Boucoiran : "Il y a de plus en plus de prématurés. Notre département, qui connaît beaucoup de précarité sociale, est plus exposé."

© 02 septembre 2014 €“ RICHARD BOUDES - Midi-Libre -

La clinique nîmoise dispose désormais d'une maternité de niveau 2 pour prendre en charge les bébés prématurés

Le petit Aymen, 3,240  kg, est né à  la maternité de la clinique Kennedy dans la nuit de dimanche à  lundi, peu après minuit. Si la grossesse était bien arrivée à  terme, l'enfant a présenté dans les premières minutes quelques difficultés respiratoires. © 02 septembre 2014 €“ Richard Boudes - Midi-Libre - Pas au point cependant de l'évacuer vers l'unité de réanimation néonatale de Carémeau. L'équipe médicale a donc décidé de le placer en observation dans son tout nouveau service de néonatalogie maison. L'enfant n'y séjournera sans doute pas très longtemps, sa situation s'est bien améliorée, il est en forme.
Des prématurés pesant au moins 1,8 kg - Du calme et des berceaux chauffants
Le cadre de l'unité de néonatalogie de Kennedy est indéniablement plaisant. Circulaire, il est articulé autour du poste de l'infirmière puéricultrice de garde disposant d'un central des monitorings dédiés à  chaque enfant. Quatre chambres peuvent accueillir un ou deux bébés, pour un total de six lits (le niveau réglementaire minimal). "Nous avons fait en sorte d'avoir un environnement calme, toutes les alarmes sont ainsi centralisées sur le poste central", explique le docteur Brancato. "C'est une petite structure agréable, pour bichonner les bébés", commente le docteur Katia Ducros. Point fort de l'aménagement : des berceaux chauffants, et non pas des couveuses, qui offrent une proximité accrue pour les parents. Le service est composé de cinq pédiatres libéraux. Les docteurs, Brancato, Boucoiran, Ducros, Bruni-Bizet et Urban, exercent dans le même cabinet et sans dépassement d'honoraires. à€ leurs côtés, six infirmières puéricultrices et deux auxiliaires de puériculture. Aymen est le 37e bébé pris en charge par la néonatalogie de Kennedy, ouverte depuis le 22  avril. L'établissement, qui est désormais la seule clinique du Gard à  disposer d'une maternité de niveau 2 (les hôpitaux d'Alès et Bagnols sont à  ce niveau, le CHU de Nîmes est en niveau 3 avec la réanimation néonatale) peut ainsi accueillir les prématurés à  sept mois révolus de grossesse (34 semaines d'aménorrhée) et pesant au moins 1,8  kg. En somme, des prématurés qui vont bien mais dont l'état nécessite un suivi alimentaire spécifique (avec sonde ou pas) et d'un confort adéquat. Le service est également dédié aux nouveaux nés arrivés à  terme mais présentant, comme Aymen, un souci : poids insuffisant, infection, hypoglycémie... Ou encore des grands prématurés stabilisés, provenant d'une unité de niveau 3 de la région. Les durées de séjour vont de quelques heures à  plusieurs semaines.
Un projet vieux de cinq ans
"Le projet est né il y a près de cinq ans, explique Catherine Laurin Roure, directrice générale de Kennedy. Il était porté par les deux pédiatres de l'établissement, les docteurs Sandra Brancato et Jacques Boucoiran. Le constat, partagé par l'Agence régionale de santé (ARS), était qu'il manquait des places dans le Gard pour la prise en charge des prématurés et que le CHU de Nîmes était souvent à  saturation". Le projet sera alors inscrit dans le schéma régional d'organisation sanitaire et l'autorisation délivrée en décembre  2012. Cette offre supplémentaire s'imposait particulièrement dans le Gard, selon le docteur Boucoiran : "Il y a de plus en plus de prématurés. Notre département, qui connaît beaucoup de précarité sociale, est plus exposé." © 02 septembre 2014 €“ RICHARD BOUDES - Midi-Libre -