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Cinq ans après le lancement du projet, l’édifice pourra assurer chaque année, dans des locaux plus spacieux, au minimum 8.000 chirurgies ambulatoires, autant d’injections pour la DMLA et, chaque jour, 500 rendez-vous, tous motifs confondus. Découverte en avant-première.

Initié en 2017, c’est un chantier de longue haleine, d’un montant de 10 millions d’euros, qui va aboutir cet été. Il intéresse des milliers d’usagers au-delà même des frontières de la Haute-Vienne.

L’ophtalmologie investira en effet, d’ici sept mois, un nouveau bâtiment, juste en face du site Chénieux, au sein de la Polyclinique de Limoges. Une sorte de clinique taille XXL dédiée spécifiquement à la santé de l’œil, dans ce quartier sud de la cité porcelainière.

Sur 4.500 mètres carrés et trois niveaux, c’est là qu’auront désormais lieu les consultations pour le contrôle de la vue et le dépistage des pathologies, les rendez-vous pour des traitements ou les interventions chirurgicales. 

Actuellement, l’extérieur est terminé et les travaux sont désormais concentrés sur l’intérieur : cloisons, menuiserie, sol…« La livraison devrait être effectuée fin mai, le déménagement réalisé en juillet et l’ouverture aux patients, prévue autour du 6 ou 7 août », indique Cécile Blanc, la directrice de la Polyclinique.

Le bâtiment a été conçu dans l’idée de fluidifier le circuit des patients. Car actuellement, les locaux construits en 2008, lors du transfert de la clinique Chénieux de l’avenue de la Révolution à la rue du général-Catroux, sont devenus bien trop exigus, et ce, en dépit d’une extension créée en 2015.

« Il fallait rééquilibrer notre organisation en fonction du volume d’usagers accueillis »

« Le nombre de personnes prises en charge a été multiplié par deux, et sept ans après le déménagement, l’ophtalmologie était déjà à l’étroit », rembobine Cécile Blanc. 

« Il fallait rééquilibrer notre organisation en fonction du volume d’usagers accueillis, et la chirurgie ambulatoire était clairement sous-dimensionnée », détaille Eric Pasquier, chef du bloc opératoire et l’une des chevilles ouvrières du projet. De même, le traitement par injection de la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) « n’existait pas quand nous nous sommes installés dans le quartier Saint-Lazare ». Or il génère désormais le passage de 7.000 à 8.000 patients par an.

L’objectif ? Créer une structure « innovante, compacte et fonctionnelle qui réponde aux attentes du personnel et des patients », poursuit le docteur Pasquier, l’un des 12 chirurgiens ophtalmologistes de la clinique.  

Le rez-de-jardin sera consacré au traitement de la DMLA. Au rez-de-chaussée, l’entrée principale donnera accès, quant à elle, aux consultations : contrôles de la vue, mais aussi rendez-vous en vue de l’anesthésie.

Au premier étage, se trouvent les quatre salles de bloc. 7.000 chirurgies de la cataracte, 1.000 de la rétine, ainsi que de la chirurgie réfractive y seront effectuées chaque année. Des chiffres appelés à augmenter. « Notre centre actuel, enclavé, n’avait été conçu que pour 4.000 à 5.000 opérations annuelles », rappelle le chef de bloc. 

Le site aura aussi son parking. Un avantage, sachant que celui de 1.200 places autour de la clinique Chénieux est régulièrement surchargé.

Une centaine de personnes travailleront dans le bâtiment, dont 18 ophtalmologistes (parmi lesquels les 12 chirurgiens). Un médecin supplémentaire devrait rejoindre l’effectif en ce mois de janvier 2022, et un à deux autres début 2023.

De quoi réduire les délais d’accès aux consultations ? La réponse immobilière ne suffira pas à résoudre immédiatement un problème de démographie médicale et paramédicale. « On manque aussi d’orthoptistes », reconnaît Cécile Blanc.

« On espère avoir suffisamment anticipé pour que la structure corresponde aux besoins. L’avenir nous le dira », conclut Éric Pasquier. 

 

©Le Populaire du Centre - 07/01/2022

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