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A l’occasion de la Semaine nationale du rein, du 7 au 14 mars, la clinique Océane organise une journée de dépistage gratuit des maladies rénales et du diabète.

Témoignage

Ça se voit tout de suite. Michel Kouperschmidt n’est pas du genre à se laisser abattre. En racontant son parcours médical, de son insuffisance rénale à sa greffe, le vice-président de France rein Morbihan veut sensibiliser les gens au dépistage. Mais aussi « dédramatiser les choses ». C’est pour cela qu’il sera présent, jeudi 5 mars, dans le hall de la clinique Océane. Une journée de dépistage gratuit des maladies rénales et du diabète y est organisée.

Voilà vingt ans que cet Avéen a appris qu’il souffrait d’insuffisance rénale. « C’était à l’occasion d’un bilan sanguin prescrit par mon médecin généraliste. » Le jeune retraité refuse de parler d’un choc ou même d’une claque. « Je savais à quoi c’était dû. Je faisais déjà de l’hypertension artérielle depuis mes 25 ans. Les petits vaisseaux de mes reins avaient été détruits. »

Neuf mois de dialyse

Immédiatement pris en charge, Michel Kouperschmidt est suivi de près par un néphrologue. Jusqu’au jour où ses résultats sont devenus bien plus préoccupants. C’était en 2006. « Ça s’est dégradé progressivement et silencieusement. C’est une maladie indolore et sournoise. »Il faut passer par la dialyse. A lui de choisir entre les deux méthodes. « J’ai choisi l’hémodialyse. C’est quatre heures tous les deux jours, résume-t-il, sans dramatiser. Je l’ai très bien acceptée. C’était incontournable. »

Après neuf mois de dialyses à l’antenne de l’association Écho, installée au Centre hospitalier Bretagne Atlantique, un coup de fil du Centre hospitalier universitaire de Rennes vient tout bouleverser. C’était le 30 août 2007. « Je devais venir dans l’heure. Ils avaient un rein pour moi, confie-t-il. J’ai été très surpris. J’ai eu beaucoup de chance d’être appelé aussi vite. »

Une grosse complication

Michel Kouperschmidt est hospitalisé un mois au CHBA. « Ce n’est pas difficile. Ce sont les complications derrière la greffe qui peuvent l’être. » Lui a dû aussi y faire face. Il préfère rester discret là-dessus. « On ne va pas rentrer dans les détails… J’ai dû être réopéré, concède-t-il. Une grosse complication, c’est quand il y a rejet. Je n’ai pas subi cela. » Et ça fait maintenant treize ans qu’il vit avec ce greffon. « Je suis vu régulièrement par les néphrologues du CHU de Rennes et de l’association Écho. »

Comme pour toutes les personnes greffées, il prend des médicaments antirejet tous les jours. « C’est deux cachets le matin et le soir. » Un moindre mal. « J’ai été content d’arrêter les dialyses. Et depuis, j’ai une vie normale. »

 

Jeudi 5 mars, de 9 h à 17 h, à la clinique Océane.
Dépistage gratuit des maladies rénales et diabète. Stands d’information et de dépistage, réalisation de tests anonymes et gratuits en présence de membres de l’association Écho et France rein Morbihan.

 

©Ouest France 27/02/2020 - Mélanie Bécognée

©Photo : Ouest France