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Le 1er avril dernier, la clinique de l'Archette, à Olivet, a ouvert un espace "premiers soins". Trois mois plus tard, la direction, les médecins et les patients font le bilan. Voici les 3 points à retenir.

Adaptation.

Avec 75 patients le jour de son ouverture, le nouveau cabinet a été victime de son succès. "Nous n'avions pas encore nos repères", admet Loïc Pennanech, directeur de la clinique, "mais en trois mois de fonctionnement, nous avons su adapter notre organisation aux besoins des patients".

"La majorité des consultations relève de la médecine générale. Cela veut donc bien dire que nous nous adaptons à un besoin réel !", constate le docteur Bock, l’un des professionnels à l’initiative du projet.

La preuve, ce mercredi soir, Stéphanie patiente avec sa fille, Lisa, brûlante de fièvre. "Nous venons de la Ferté-Saint-Aubin et cet espace nous est bien  utile. Il n’y avait pas d’autre choix puisque nous n'avons plus assez de médecins !", déclare-t-elle.

"Il y a beaucoup de travail, mais nous ne sommes pas débordés. Nous sommes des médecins urgentistes !", ajoute le médecin.

Le cabinet "Premiers soins", en chiffres


Le nouvel espace reçoit entre 50 et 60 patients par jour.

L'attente moyenne avant la consultation est estimée à 2 heures. 

L'équipe qui accueille les patients est composée de 4 membres : un médecin, une infirmière, une aide soignante et une secrétaire.

 

Coopération.

La coopération est au cœur du fonctionnement du nouvel espace, que ce soit au niveau interne ou externe. "Ici, l'unité de lieu est l'avantage. Si la prise en charge du patient est urgente, les spécialistes sont juste à côté. Sinon, c'est une simple consultation. C'est un vrai plateau technique !", souligne Thierry Chiche, le président exécutif d'Elsan, groupe d'hospitalisation privée dont fait partie la clinique de l'Archette.

Aussi, les médecins, qui se relaient au long de la semaine, connaissent parfaitement le réseau médical du coin, "ce qui a fait naître une véritable coopération", constate le directeur de la clinique. Le week-end, c'est une association de médecins du sud d'Orléans qui prend le relais. Et les patients, bien sûr, sont au courant.

"De la même façon, nous sommes dans une logique de complémentarité avec le CHR d'Orléans. L'hôpital se permet de nous envoyer des patients qui ne sont pas prioritaires chez eux, et inversement." Au CHRO, une des cadres du personnel souligne d’ailleurs : "S’il n’influe pas réellement sur la crise des urgences, ce nouvel espace a le mérite de désengorger l’accueil !"

 

Qualité.

Thierry Chiche insiste : "Il ne faut pas culpabiliser les patients. Il n'y a pas de bobologie ! Lorsqu'un patient souffre, il a forcément des doutes. Et nous devons lui apporter une réponse, rapidement. C'est pour cette raison que de tels espaces ouvrent leurs portes."

Si la clinique souhaite améliorer la fluidité de son nouveau service, son directeur précise certaines limites : "Le but n’est pas de recevoir le maximum de patients en une journée, mais d‘en recevoir beaucoup, de la meilleure façon possible."

Thierry Chiche, en revanche, affirme son désir d’ouvrir des services similaires en France, puisque l’on en compte seulement vingt aujourd’hui : "Ce n’est peut-être pas la réponse à la crise, mais c’est sûrement une petite partie de la solution."