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Depuis l’ouverture du Centre Main Morbihan à la clinique Océane, en 2013, le nombre d’urgences et d’opérations n’ont cessé d’augmenter. Un cinquième chirurgien a renforcé l’équipe début 2020.

Entre 2013, date de l’ouverture du Centre Main Morbihan à la clinique Océane, et 2020, on recense une augmentation de 1 500 urgences (un chiffre qui devrait encore augmenter d’ici fin décembre). Idem pour les opérations programmées. En conséquence, l’équipe s’est renforcée d’un cinquième chirurgien de la main, en début d’année, en la personne du Dr Gwénolé Kermarrec, 34 ans, originaire du Finistère.

L’essentiel de leur travail consiste en deux volets, le traitement des pathologies chroniques, comme l’arthrose de la main ou la maladie de Dupuytren (il existe un terrain génétique concernant cette dernière dans le Morbihan) ; et le volet urgence,  de la plaie en faisant la vaisselle jusqu’à l’amputation d’un doigt , relate le Dr Jérémie Bouillis.  Il y a beaucoup d’accidents de travail dans le secteur de l’agroalimentaire et dans le bâtiment , ajoute-t-il.

Des concertations pour les cas difficiles

La valeur ajoutée de ce service (outre l’extrême spécialisation de ses acteurs, membres de la Société française de la chirurgie de la main, qui participent régulièrement à des congrès sur le sujet), c’est le travail d’équipe qui y règne.  On fait des réunions hebdomadaires, notamment sur les cas difficiles. On vient de différents horizons, on mutualise nos connaissances , expliquent les spécialistes. Les patients bénéficient aussi de plusieurs points de vue au moment de leur consultation.

En cas d’urgence, il peut arriver que deux chirurgiens travaillent à quatre mains. Comptez deux à trois heures pour la « reconstruction » d’un doigt. Certaines opérations durent une dizaine d’heures.

Le nouvel arrivant, Gwénolé Kermarrec, parle d’une spécialité  très méticuleuse .  On a besoin d’un microscope, d’instruments fins, d’une tour d’arthroscopie, et c’est à peu près tout. C’est une chirurgie fonctionnelle, on voit rapidement le résultat , apprécie-t-il.

Des patients de tout le département

Les patients viennent de tout le département, et même au-delà.  Il y a une part de bouche-à-oreille et puis il y a le service rendu au client , explique Jérémie Bouillis, qui salue le travail des infirmières spécialisées dans la cicatrisation et les pansements ; ainsi que des kinésithérapeutes-orthésistes, pour l’appareillage du petit matériel.

L’équipe est soudée, et c’est tant mieux. Car comme les autres services opératoires, il a fallu rattraper les annulations liées au confinement.  Les patients se précipitent en vue d’un troisième reconfinement, note aujourd’hui Jérémie Bouillis. Il y a un petit goulet d’étranglement. 

Note aux maladroits : attention, quand vous coupez votre pain congelé ou quand vous tassez du verre dans une poubelle ! Ces blessures sont récurrentes.

© Ouest France,  le 11 décembre par Théo du Couëdic

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