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Le CMC de Tronquières investit encore

L'établissement de santé aurillacois avait déjà rénové son service des soins intensifs où il accueille de nouveau des patients depuis le 16 juin. Il a cette fois bâti un espace de stérilisation. « Avant, on était au premier sous-sol, explique le Dr Sandrine Ventre, pharmacienne du CMC et responsable de la stérilisation. Maintenant, on est au même niveau que le bloc opératoire. L'avantage, c'est qu'il n'y a plus besoin de prendre l'ascenseur et ça fait beaucoup moins de manutention pour les agents de stérilisation. »

Ils sont au nombre de cinq dans le service qui compte également un agent de service hospitalier en charge du bio-nettoyage et une infirmière diplômée d'État, également responsable de l'unité.

Le processus de stérilisation comprend plusieurs étapes. « Il y a d'abord la prédésinfection qui a lieu au bloc opératoire. Les instruments arrivent ensuite dans la zone de lavage. Certains sont nettoyés dans un laveur-désinfecteur. On compte trois machines. »

Atmosphère contrôlée, vérifications, traçabilité
« Mais certains dispositifs médicaux doivent être nettoyés à la main, complète Myriam Chevalier, l'infirmière responsable de l'unité. C'est le cas d'instruments comprenant un moteur et qui ne peuvent pas être immergés. »

Cette zone de lavage est plus grande que celle précédemment utilisée. « On a gagné en espace », résume Sandrine Ventre. Et il le fallait. « On avait une augmentation de l'activité chirurgicale donc le besoin d'une capacité supérieure de stérilisation, poursuit la gérante de la pharmacie à usage intérieur du CMC. On a investi dans du nouveau matériel avec une plus grande capacité. »

De plus, un logiciel de traçabilité des instruments de chirurgie va être mis en place. « C'est important de savoir pour qui tel instrument a été utilisé et quand. Les personnels sont formés à l'utilisation de nouveaux outils depuis septembre et on compte faire fonctionner le logiciel à partir de janvier prochain. » Autre utilisation de la technologie, la zone de lavage comme celle de stockage sont soumises à un traitement de l'air régulant la pression. « La zone de conditionnement entre les deux est à trente pascals par exemple, illustre Sandrine Ventre. En tout, la stérilisation prend quatre heures minimum. Les laveurs-désinfecteurs communiquent directement avec la zone de conditionnement où l'agent de stérilisation récupère le matériel et vérifie que chaque instrument est bien nettoyé. Il reconstitue ensuite les boîtes où sont logés les instruments. Une fois que c'est fait, chaque boîte est mise dans un autoclave. »

« On a investi dans du nouveau matériel avec une plus grande capacité »
Le cycle dure un peu plus d'une heure. « La température monte jusqu'à 134° pendant 18 minutes. »

Après, les boîtes sont débarquées et refroidissent sur des étagères. « À chaque fois, il y a vérification que le cycle de l'autoclave est conforme. Les instruments sont ensuite stockés dans une zone à atmosphère contrôlée (quinze pascals) où peut venir se servir le personnel du bloc opératoire car cette salle fait partie du bloc. »

Myriam Chevalier détaille : « C'est séparé en deux parties. L'arsenal aseptique pour les instruments pour les chirurgies vasculaire, du système digestif, maxillo-faciale, ORL ou encore pour l'urologie et la gynécologie et l'autre partie qui est l'arsenal hyper-aseptique pour l'orthopédie, la cardiologie et l'ophtalmologie. »

On avait une augmentation de l'activité chirurgicale donc le besoin d'une capacité supérieure de stérilisation

 

© Clément Bessoudoux, « La clinique privée peut compter depuis septembre sur une nouvelle unité de stérilisation de 283 m2 », La Montagne, 20.11.2021

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