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Depuis la mi-mars, ils se limitaient aux cas d’urgences ou à quelques consultations à distance, par téléphone. Désormais, les recours aux spécialistes peuvent à nouveau se faire au sein de la clinique de La Pergola, à Vichy.

Mais si elles reprennent en effet, ces consultations ne se refont pas exactement dans le cadre d'avant-confinement. Aussi, si les patients sont bien invités à se manifester à nouveau (notamment dans le cadre de pathologies chroniques ou cancérologiques), leur prise en charge se fait désormais dans le respect d’un protocole sanitaire strict, crise du Covid-19 oblige.

Pascal Rivoire, directeur d'une clinique où port du masque et prise de température sont désormais de rigueur dès l'accueil.

Ainsi, alors que la téléconsultation pourrait encore être privilégiée ces prochaines semaines pour les cas non-urgents, l’accueil physique des patients dans l’établissement répond désormais à un protocole bien établi. À l’entrée, prise de température, port du masque (fourni) et lavage des mains au gel-hydroalcoolique sont de rigueur. Les formalités administratives, elles, sont réduites au strict minimum, afin de ne pas générer de file d’attente. Enfin, les salles d’attente ont été remodelées, avec distance et protections entre chaque siège.

Des salles d'attente reconfigurées.

Pour la direction de la clinique, l’ambition est claire : assurer la totale sécurité sanitaire des patients lors de leur venue. « On a mis en place un circuit précis, et pris des mesures rigoureuses afin que le patient soit accueilli dans les meilleures conditions », appuie le directeur, Pascal Rivoire.

Des mesures qui passent aussi par un accueil plus espacé des patients : de six par heure en moyenne, ils ne sont plus que trois désormais. Le but, là aussi, étant de limiter les flux humains. En conséquence, l’activité des spécialistes repartira donc, dans un premier temps, à un rythme ralenti. Quant au bloc opératoire, il n’a été rouvert que dans le cadre d’opérations d’urgences.Une adaptation face à la crise, donc, dont les modalités pourraient s’inscrire dans la durée. « La situation impose la rigueur, affirme ainsi Pascal Rivoire. Le retour à la situation d’avant ne se fera certainement pas avant plusieurs mois. »

© Pierre Geraudie, La Montagne