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La Polyclinique Val de Loire se mobilise pour Mars Bleu, le mois consacré à la lutte contre le cancer colorectal. L’établissement organise une conférence « De la détection au traitement du cancer colorectal » le jeudi 23 mars, en partenariat avec l’Espace Bernadette Soubirou et l’ABIDEC, en charge du dépistage organisé sur le département de la Nièvre. Au programme : dépistage, prise en charge thérapeutique ou encore échange avec les participants.

 

 

Dans la Nièvre, l’enjeu est important puisque le taux de dépistage est faible par rapport au niveau national. Le cancer colorectal est le plus souvent détecté trop tardivement. Il évolue dans un premier temps sans donner de signes avant-coureurs. Pourtant, son pronostic est étroitement lié à son stade de développement au moment du diagnostic. Ainsi, pour les cancers colorectaux, on observe un taux de survie à 5 ans de plus 60 %, tandis qu'elle est de 5 % en cas de métastase.

 

 

De multiples facteurs de risque

Le risque de cancer du côlon est très élevé en France. Il s'agit de la deuxième cause de décès par cancer et touche presque autant les femmes (45 %) que les hommes (55 %). Consommation d’alcool excessive, diabète, tabac, faible activité physique, obésité, consommation pauvre en légumes verts ou en viande blanche ou encore consommation riche en viande rouge et en aliments frits : il existe de nombreux facteurs de risques de cancer colorectal et le risque s’accroit à mesure qu’on cumule ces facteurs de risques.

 

Le dépistage par la recherche de sang dans les selles s’adresse exclusivement aux personnes dites à risque moyen de cancer colorectal (CCR) c’est-à-dire toute personne de plus de 50 ans qui ne présente aucun des facteurs de risque connus et pas de symptômes de type colique. Ce test peut dépister avec une sensibilité de 70 à 80 % les cancers et polypes dits avancés. Les autorités sanitaires espèrent que ces atouts permettront de doper la participation des Français au programme de dépistage, qui reste aujourd’hui notablement insuffisante, autour de 30 % seulement.

 

En revanche, ce test n’est pas recommandé pour les personnes à risque élevé (6 à 20 % de risque de cancer) ou très élevé (70 à 100% de risque de cancer). Pour ces personnes, une coloscopie est recommandée pour dépister des polypes, les retirer et permettre ainsi de réduire considérablement le risque de cancer colorectal.

 

 

 

 

 

Programme de la soirée « De la détection au traitement du cancer colorectal », le 23 mars 2017 :

  • 20h00 : Accueil

 

  • 20h15 : Dépistage organisé

Dr PUVINEL – Pierre DARBELET (ABIDEC)

 

  • 20h45 : Détection

Dr Christian ALLARD – Dr Elodie SCULO (Gastro-entérologues)

 

  • 20h45 : Prise en charge thérapeutique en chirurgie

Dr Bérengère LAURENT GUERY (Chirurgien viscéral)

 

  • 21h15 : Prise en charge thérapeutique en radiothérapie et en oncologie

Dr César BELTRAN GARCIA (Oncologue radiothérapeute)

 

  • 21h45 : Questions diverses

 

Ici l'affiche de l'événement.

Nous vous attendons donc le jeudi 23 mars à 20h à l’Espace Bernadette Soubirou (Salle Les Halls Vitrés), 34 rue Saint Gildas, à Nevers. Entrée gratuite. Tout public.

 

 

À la presse : Arnaud Goguillot, le directeur de la Polyclinique du Val de Loire, et l’équipe médicale sont à votre disposition pour un entretien et répondre à vos questions.