#Infection bactérienne

20/03/2024

Klebsiella pneumoniae bactérie résistante des poumons et voies urinaires

Résistance aux antibiotiques. C’est ce qui inquiète le plus les praticiens lorsqu’ils ont affaire à une bactérie. Or, une bactérie en particulier préoccupe la communauté scientifique actuellement : la klebsiella pneumoniae.

Infection urinaire et pulmonaire

Celle-ci est impliquée dans des infections urinaires et pulmonaires : , pulmonaires, ... Elle est mise en cause dans les infections appelées nosocomiales, celles qui sont liées à des gestes médicaux et contractées dans les établissement de soins.

K pneumoniae hpKp de type ST 23 hypervirulent

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a alerté récemment sur l’augmentation de ces klebsiella pneumoniae dans une forme dite « hypervirulente » et résistantes aux carbapénèmes. Ces derniers sont des antibiotiques à large spectre, c’est-à-dire qu’ils sont utilisés sur différentes bactéries, notamment résistantes à d’autres antibiotiques, en dernier recours, quand les autres antibiotiques ont échoué.

💡 Bon à savoir : Le sous-type de klebsiella pneumoniae incriminé a été appelé hpKp de type ST 23.

Résistances aux antibiotiques

Cette augmentation est une source de préoccupation pour ce responsable de l’ECDC qui souligne la gravité des infections en lien avec ces germes et leur résistance à des médicaments qui sont utilisés en dernier recours : cela « rend les infections difficiles à traiter », souligne Dominique Monnet, chef de section Résistance aux antimicrobiens et infections nosocomiales.

Propagation et risques de mortalité

L’augmentation de la prévalence de cette bactérie dans les établissements de santé pourrait être synonyme d’un plus grand nombre de patientes et patients touchés et d’une plus grande mortalité. Malgré les contrôles, des cas pourraient se propager d’établissement en établissement en Europe. L’ECDC appelle à la plus grande prudence. D’ailleurs, les autorités sanitaires européennes reconnaissent qu’il y a déjà des preuves de propagation d’une lignée spécifique de la bactérie en cause entre les établissements d’un pays et, ce, dans plusieurs pays.

Bactérie en hausse

L’ECDC précise que le nombre de cas de ce type de Klebsiella pneumoniae signalé est passé de 12 à 143 depuis 2021. Le nombre de pays européens signalant sa présence est passé de 4 à 10.

Germe originaire d'Asie

A l’origine, ce germe était plutôt rencontré dans les pays d’Asie. Il provoquait des maladies rencontrées hors structures de soins et n’apparaissait généralement pas comme résistant aux antibiotiques, souligne l'.

Infections graves

L’inquiétudes des autorités européennes est renforcée par le fait que la fameuse Klebsiella pneumoniae en cause est réputée pour provoquer des infections foudroyantes, notamment des septicémies. Elle provoque des et urinaires. Elle est plutôt associée désormais au milieu hospitalier où elle provoque des infections nosocomiales touchant des personnes en situation de fragilité : 

  • personnes âgées,
  • nourrissons,
  • patients ou patientes pris en charge en unité de soins intensifs,
  • personnes souffrant de déficit immunitaire,
  • personnes touchées par l'obésité,
  • personnes souffrant d'alcoolisme,
  • personnes touchées par une maladie respiratoire,
  • personnes atteintes d'un cancer et suivant une chimiothérapie...