#Cancer du sein

11/03/2026

Cancer du sein : combien de vies sauvées grâce au dépistage selon l'Inca ?

Le dépistage du cancer du sein est un outil majeur de santé publique dans la lutte contre ce type de cancer. Selon une étude publiée le 5 mars 2026 par l’Institut national du cancer, 23 000 décès ont été évités en France entre 2004 et 2018 grâce à la mise en place du dépistage. L’organisme publie une analyse détaillée des performances de ce programme et de son impact sur la mortalité.

Tableau synthétique sur les dernières données épidémiologiques sur le cancer du sein

 

Données-clés

Nombre de décès évités entre 2004 et 2018 
grâce au dépistage

23 000 selon une étude de l'Inca

Cancer le plus fréquent chez les femmes

61 214 nouveaux cas annuels (2023, Inca)

Cancer féminin le plus meurtrier

12 757 (2022)

Survie nette à 5 ans (entre 2010 et 2015)

89%

Survie lorsqu'un stade précoce est diagnostiqué

99% (à 5 ans)

Age à partir duquel il se développe le plus souvent

50 ans (dans 80% des cas)

Age médian du diagnostic

63 ans

Condition pour participer au dépistage organisé

Avoir entre 50 et 74 ans et n'avoir pas 
d'autre facteur de risque que l'âge. 
Les femmes présentant d'autres 
facteurs de risque peuvent bénéficier 
d'un suivi personnalisé et d'un dépistage individualisé

Résumé sur les performances du dépistage du cancer du sein

  • 23 000 vies auraient été épargnées grâce au dépistage du cancer du sein entre 2004 et 2018 selon une étude de l'Inca.

  • L'Inca pronostique que 95 000 décès devraient être évités d'ici 2054 grâce à ce même dépistage.

  • Plus il y aura de participantes au dépistage, plus le risque de mourir devrait baisser de 2% par palier de 10% de participation.

  • Plus tôt les femmes rentrent dans le cadre du dépistage (50 ans), plus leur risque de mourir d'un cancer du sein baisse de 40% à 50 ans, 30% à 60 ans, et seulement 20% à 70 ans.

  • Le dépistage donne la possibilité de détecter des cancers à des stades moins évolués.

Cet article s’appuie sur des données validées par les autorités de santé (Inca, Assurance maladie) et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN.

23 000 morts par cancer du sein évités selon l'Inca

Le dépistage du aurait permis de sauver des vies entre 2004 et 2018 : 23 000 décès  évités grâce à sa mise en place à la fois, de manière généralisée et individuelle. Ce chiffre a été publié le 5 mars 2026 dans le cadre d'une étude sur l'évaluation de l'impact de ce dépistage en France (généralisé dans notre pays en 2004), menée par l'Institut national du cancer (Inca). Ce chiffre correspond à une baisse estimée de 20% (environ) de la mortalité en lien avec cette pathologie, en l'espace de 14 ans, attribuable au dépistage selon le modèle utilisé dans l'étude.

Projection pour 2054 : 95 000 vies épargnées

L'Inca publie les résultats d’une étude sur l’évaluation de l’impact du dépistage des cancers du sein. Dans cette étude, l'Inca réalise une projection sur l'année 2054 et estime, en outre, que, au cours des 28 prochaines années, 95 000 décès pourront avoir été évités grâce à ce dépistage.

Dépistage organisé du cancer du sein

Prévenir et guérir

Les objectifs du programme de dépistage organisé, mis en place en 2004, sont :

  • réduire la proportion de cancers diagnostiqués à un stade avancé,

  • diminuer le nombre de décès,

  • réaliser un diagnostic précoce afin d'augmenter les chances de guérison.

Age du dépistage gratuit

La tranche d'âge concernée est : 50-74 ans. En outre, le dépistage organisé est pris en charge à 100% par la Sécurité sociale, avec votre carte Vitale et l'invitation de l'Assurance maladie (sans reste à charge ni avance de frais). Un examen clinique des seins et une mammographie sont prévus dans ce dépistage qui a lieu tous les deux ans. Attention, un examen complémentaire peut vous être prescrit, pensez à prendre votre attestation de complémentaire.

Quelle est l’efficacité du dépistage du cancer du sein ?

Intégrer le dépistage le plus tôt possible

Lorsqu'une femme rentre dans le cadre de ce dépistage dès 50 ans, elle peut espérer voir son risque de mourir d'un cancer du sein baisser de 40% environ, ajoute l'étude de l'Inca. Ce pourcentage baisse à 30% si cette même femme suit ce dépistage à partir de 60 ans, et à 20%, à 70 ans seulement. En outre, plus le taux de participation augmente, plus ce risque baisse : il baisse de 2% par palier de 10% de participation supplémentaire, précise l'Inca. Actuellement, seuls 46,6% des femmes concernées participent (il faut ajouter entre environ 10 à 18% si l'on tient compte du dépistage individuel). On est loin de l'objectif européen de 70%.

Diagnostic de cancers du sein moins évolués

En outre, le dépistage permet de détecter des cancers à des stades moins évolués. L'Inca avance ainsi le pourcentage de 26% de réduction du nombre de cancers détectés à un stade métastatique.

Taux de détection en hausse

Il améliore également la performance du diagnostic des cancers. Le taux de détection est passé de 7,2 pour 1000 (en 2012) à 8,1 pour 1000 (en 2020) en 8 ans, indique l'étude.

Balance bénéfice/risque du dépistage du cancer du sein

Enfin, l'étude revient sur la notion de bénéfice/risque et rappelle qu'environ 8% des cancers diagnostiqués relèvent du surdiagnostic et n'auraient probablement pas ou peu évolué. Mais, actuellement, "il n’est pas possible de distinguer (ceux) qui évolueront – et qui sont majoritaires – de (ceux) qui évolueront peu ou pas", admet l'Inca. Néanmoins, conclut l'institut, le service rendu à la population semble confirmé par cette étude.

Sources

Cet article médical a été écrit par un rédacteur expert santé et SEO (EEAT et YMYL), Pierre Luton. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Ses données sont à jour à la date de publication de l'article.

Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.