17/05/2023
MICI : quelles sont ces maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ?
A l’occasion de la Journée mondiale des MICI, célébrée tous les 19 mai, ELSAN vous informe sur les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin afin de porter la voix des 10 millions de personnes atteintes par une MICI dans le monde.
Les Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales : de quoi s’agit-il ?
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, abrégées MICI, sont des maladies dites auto-immunes qui affectent le système digestif. Les deux formes les plus courantes de MICI sont la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique (RCH), bien que d'autres formes moins courantes existent. Ces maladies sont caractérisées par une inflammation chronique de la paroi intestinale. Elles peuvent être très invalidantes et affecter considérablement la qualité de vie des personnes atteintes. Elles sont souvent causées par plusieurs facteurs : une composante génétique, l’intervention de l’environnement, comme l’alimentation, le microbiote intestinal, ou le tabagisme chez les patients qui ont la maladie de Crohn. Tous les facteurs environnementaux ne sont aujourd’hui pas clairement identifiés.
Les MICI sont des maladies survenant majoritairement dans les pays développés. Ce sont des pathologies qui touchent environ 3 personnes sur 1000, avec des formes plus ou moins sévères. Il existe ainsi des formes peu symptomatiques, où les patients ont peu d’impact au quotidien, d’où un diagnostic parfois tardif. Des formes très invalidantes existent également, avec des patients souffrant de complications, et qui ont donc besoin d’un traitement lourd, voire de chirurgie.
La maladie de Crohn
La maladie de Crohn est une inflammation de l'intestin qui peut toucher l’ensemble du tube digestif, depuis la bouche jusqu’à l’anus. Elle se caractérise par une inflammation transmurale, c'est-à-dire qui touche toutes les couches de la paroi intestinale, et peut entraîner des complications graves telles que des fistules, des occlusions intestinales ou des abcès. Cette pathologie touche plutôt les femmes, avec un pic d’incidence autour de 20-30 ans.
La rectocolite hémorragique
La rectocolite hémorragique, qui est également une MICI, touche principalement le rectum et le côlon. Elle se caractérise par une inflammation superficielle de la muqueuse intestinale et peut entraîner des saignements rectaux, des douleurs abdominales et une diarrhée persistante. Cette pathologie touche plutôt les hommes, autour de 30-40 ans.
Quels sont les causes et les signes d'une inflammation de l'intestin ?
Le tabagisme joue un rôle très important car deux tiers des patients souffrant de la maladie de Crohn sont fumeurs. Au contraire, il y a très peu de tabagisme chez les patients souffrant de rectocolite hémorragique, c’est même souvent après un sevrage tabagique que la maladie apparaît.
Les MICI provoquent généralement des douleurs abdominales, mais ce n’est pas systématique. Ce sont des maladies qui peuvent être douloureuses, voire invalidantes. Ce sont également des maladies qui fatiguent, le sommeil pouvant devenir de mauvaise qualité.
Certains symptômes doivent alerter le patient et l’inviter à consulter un praticien rapidement : des diarrhées avec perte de poids, toute modification du transit (changement dans le rythme des selles, présence de sang ou de glaires), certains signes sur les prises de sang qui font suspecter une maladie inflammatoire, comme l’apparition d’une anémie ou des carences.
MICI : Quelle prise en charge et comment les soigner ?
De nos jours, les traitements donnés sont plus efficaces qu’à une certaine époque. Ils ont pour but de prévenir toute aggravation de la maladie, mais surtout éviter tout dégâts irréversibles au niveau de la paroi digestive, et éviter des symptômes qui pourraient persister ultérieurement, même en l’absence de maladies inflammatoires résiduelles. « Aujourd’hui, de plus en plus de traitements existent, pour lesquels on a beaucoup de recul » - Dr Guillaume Deest, gastro-entérologue à la Clinique Saint-François à Châteauroux.
Le but de ces traitements est de prévenir toute séquelle fonctionnelle de ces maladies, qui pourraient altérer la qualité de vie des patients. L’hospitalisation est possible, mais le plus souvent, le traitement médicamenteux est possible à domicile. En effet, les traitements médicamenteux ont pour objectif de réduire l'inflammation de la paroi intestinale et de soulager les symptômes.
Selon le Dr. Guillaume Deest, « Ce ne sont plus aujourd’hui des malades hospitalisés, comme c’était encore le cas il y a 20 - 25 ans, avant l’avènement de toutes ces molécules innovantes qui ont radicalement changé la prise en charge de ces patients ». Les MICI nécessitent un suivi indéfini, car ce sont des maladies que l’on peut soigner, mais que l’on ne peut pas guérir. Toute leur vie, les patients devront s’astreindre à un suivi médical. Toutefois, ce suivi est de moins en moins contraignant, et de moins en moins invasif.
Même si la chirurgie est moindre, elle est nécessaire dans les cas les plus graves de MICI, notamment en cas de complications telles que les occlusions intestinales ou des fistules.
Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
Vous trouverez ci-dessous, les praticiens gastro-entérologues au sein des hôpitaux privés ELSAN, qui vous reçoivent en RDV près de chez vous, dans l’un de nos établissements.
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