Rectocolite hémorragique

La rectocolite hémorragique (RCH) est une maladie chronique inflammatoire touchant le côlon et le rectum. Elle est caractérisée par des saignements rectaux, des selles fréquentes et souvent accompagnées de sang, ainsi que des douleurs abdominales. Cette pathologie non surveillée peut entrainer des complications telles que des troubles des voies biliaires ou le cancer du côlon.

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La rectocolite hémorragique, aussi appelée colite ulcéreuse aiguë, relève des maladies inflammatoires chroniques affectant le gros intestin et le rectum. Cette pathologie évolue par poussées, engendrant des douleurs abdominales, de la fatigue, de fréquents besoins d’aller aux toilettes et la présence de glaires et de sang dans les selles.

Définition : qu’est-ce qu’une rectocolite hémorragique ou RCH ?

Par rectocolite hémorragique (RCH) ou encore colite aiguë, on désigne une maladie inflammatoire chronique intestinale (MICI) qui s’étend du rectum à tout ou partie du côlon. Elle a une prévalence de 1/1 000 en France et est observée aussi bien chez les femmes que chez les hommes. On en distingue trois types : les RCH distales, qui sont la forme majoritairement observée, sont circonscrites au rectum (on parle de rectite) ; les RCH pancoliques qui affectent le rectum et l’ensemble du côlon ; et enfin, les RCH intermédiaires qui touchent le rectum et une partie du côlon.

Quelles sont les causes d’une colite ulcéreuse aiguë ?

On ne cerne pas encore précisément les causes de la rectocolite hémorragique. On a toutefois identifié divers facteurs :

  • une origine génétique : certains gènes prédisposeraient légèrement à l’apparition d’une rectocolite ;
  • un déséquilibre entre la flore intestinale (microbiote) et le système immunitaire intestinal : le système immunitaire attaque les muqueuses du côlon et du rectum, ce qui orienterait vers une maladie auto-immune ;
  • l’environnement : la pollution, l’exposition à des substances toxiques (métaux lourds, produits chimiques) entraîneraient un risque accru de survenue de rectocolite hémorragique ;
  • les causes psychologiques de la RCH : le stress serait un facteur aggravant, précipitant les poussées de rectocolite hémorragique. 

Quels sont les symptômes d’une rectocolite hémorragique ?

Les symptômes de la rectocolite hémorragique se manifestent par poussées, d’une durée variable, entrecoupées de périodes de rémission complète, et donc asymptomatiques, pouvant durer quelques semaines à quelques années. Ils ne sont pas à confondre avec la maladie de Crohn. Divers symptômes se manifestent lors des poussées de rectocolite hémorragique. Parmi lesquels une grande fatigue associée à la RCH, non justifiée par des efforts physiques supplémentaires. Mais aussi des symptômes digestifs : spasmes abdominaux, douleurs abdominales, impérieux et fréquents besoins d’aller aux toilettes (jusqu’à 20 fois par jour), une diarrhée mêlée à du sang et des glaires, une tension douloureuse de l’anus (ténesme), des saignements au niveau de l’anus (rectorragies) et des écoulements de glaires par l’anus. Enfin, si ces symptômes durent plusieurs semaines, une perte de poids et de l’anémie peuvent être observées. Des symptômes qui altèrent la qualité de vie de la personne.

Comment diagnostiquer une rectocolite hémorragique ou une inflammation du colon ?

Pour diagnostiquer une rectocolite hémorragique, le médecin procède à un examen clinique, échange avec le patient (symptômes, contexte d’apparition des symptômes, poussées sévères ou non) et prescrit des examens. Parmi ces examens, une rectosigmoïdoscopie réalisée à l’aide d’une sonde souple introduite dans le rectum et le début du côlon. Cet examen permet de visualiser les muqueuses du rectum et du côlon afin de détecter un éventuel ulcère et une inflammation. Pour visualiser la muqueuse située plus haut dans le côlon, un examen appelé iléocoloscopie est nécessaire, sous anesthésie générale, avec introduction d’une sonde par le rectum jusqu’à la fin de l’intestin grêle. Un prélèvement pour biopsie peut être effectué à cette occasion. Un bilan biologique est aussi prescrit. Il vise à déterminer à la fois s’il y a une anémie en raison des hémorragies répétées et s’il y a des signes inflammatoires. Enfin, un examen bactériologique et parasitologique des selles est réalisé pour détecter la présence d’un parasite ou d’une bactérie à l’origine des symptômes observés. Selon les cas, des examens complémentaires peuvent s’avérer nécessaires, comme des examens d’imagerie médicale (échographie abdominale, scanner abdominal, IRM) ou des examens ophtalmologiques.

Quels sont les traitements de la maladie rectocolite hémorragique ?

Divers traitements de la rectocolite hémorragique peuvent soulager le patient. Il n’est en effet pas possible à ce jour de guérir la rectocolite hémorragique, seulement d’en apaiser les symptômes pour améliorer la qualité de vie du patient au quotidien. Ces traitements sont :

  • traitements médicamenteux de la RCH : la rectocolite hémorragique relevant de la famille des maladies auto-immunes, les traitements médicamenteux vont viser à réduire l’activité excessive du système immunitaire et à empêcher ainsi qu’il s’attaque à la muqueuse du rectum et du côlon. Parmi les médicaments proposés, il y a les corticoïdes, lesquels sont prescrits par voie orale ou par voie locale (sous la forme de lavements), sur plusieurs semaines voire plusieurs mois (Bétaméthasone, Dexaméthasone, Prednisolone…). Par ailleurs, dans le cas de poussées de rectocolite hémorragique modérées, des anti-inflammatoires intestinaux peuvent s’avérer efficaces pour réduire les symptômes et être dispensés sous forme orale (comprimés) ou locale (suppositoires, lavements). Enfin, des agents anti-TNF peuvent être prescrits dans le cadre d’une biothérapie : ces médicaments vont en effet inhiber l’action de la protéine TNF-alpha, impliquée dans l’inflammation des muqueuses intestinales et rectales. Ce traitement est injecté par voie intraveineuse et nécessite une surveillance régulière en raison des risques infectieux qui lui sont liés ;
  • traitements chirurgicaux : une chirurgie est envisagée en cas d’échec ou de résultats insuffisants obtenus avec le traitement médicamenteux. Elle consiste en une colectomie totale, c’est-à-dire en l’ablation du côlon entier. Le rectum, quant à lui, est laissé en place ou retiré selon l’état d’inflammation de sa muqueuse. L’iléon (partie terminale de l’intestin grêle qui précède le côlon) est ensuite raccordé au rectum (ou à l’anus en cas d’ablation du rectum). Cette intervention chirurgicale, appelée anastomose iléo-anale (AIA), nécessite cependant un suivi particulier du patient, avec des dépistages du cancer du rectum dont les risques sont accrus du fait de l’ablation du côlon. 

Quelles sont les complications possibles d’une rectocolite hémorragique ?

La rectocolite hémorragique, est-ce grave ? Une prise en charge médicale avec suivi régulier de la rectocolite hémorragique permet à la grande majorité des patients de bien vivre avec la maladie et n’affecte pas leur espérance de vie. Néanmoins, ces derniers ne sont pas à l’abri de complications, dont celle d’une colite aiguë (10 à 15 % des cas de rectocolite hémorragique selon le CREGG — club de réflexion des cabinets et groupes d’hépato-gastroentérologie) : cette pathologie constitue une urgence médicale et doit être prise en charge à l’hôpital pour stopper l’hémorragie digestive et éviter une dilatation importante du côlon avec perforation (péritonite). Ses symptômes sont principalement des selles sanglantes nombreuses (6 fois par jour ou plus), de la fièvre, un pouls supérieur à 90 et une perte de poids rapide. Une autre complication possible est le cancer du côlon : le risque est accru si le patient souffre de rectocolite hémorragique depuis longtemps (dix ans ou plus), ce qui génère à chaque poussée de rectocolite hémorragique des lésions au niveau du côlon. C’est pourquoi un dépistage est proposé, lors des coloscopies de contrôle, aux patients qui sont atteints de rectocolite hémorragique depuis au moins dix ans. Des troubles des voies biliaires peuvent aussi apparaître et se traduire par une cholangite sclérosante primitive (inflammation et fibrose des canaux biliaires). Enfin, des plaies douloureuses, de type crevasses, peuvent se former au niveau de l’anus (fissures anales) chez les personnes souffrant de rectocolite hémorragique.

Cet article médical a été relu et validé par un médecin spécialiste en gastro-entérologie au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.

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Vos questions fréquemment posées :

L'inflammation du côlon est-ce grave ?

La rectocolite hémorragique est une pathologie qui, avec une prise en charge médical et un suivi n'impacte pas l'espérance de vie du patient. En revanche, certaines complications sont possibles telles que le cancer du côlon.

Comment attrape-t-on une rectocolite hémorragique ?

La rectocolite hémorragique (RCH) est une maladie complexe, dont la cause est encore inconnue. Cependant on observe certains facteurs qui peuvent en être responsable : l'hérédité, un déséquilibre entre la flore intestinale (microbiote) et le système immunitaire intestinal, des facteurs environnementaux comme la pollution ou des causes psychologiques comme le stress.

Comment soigner une rch ?

Il n'existe pas de traitement curatif pour la rectocolite hémorragique, mais il est possible de soulager les symptômes et de prévenir les poussée par des traitements médicamenteux et chirurgicaux.

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