
Rectocolite hémorragique
La rectocolite hémorragique (RCH) est une maladie inflammatoire chronique de l'intestin (Mici), également appelée colite ulcéreuse. Elle touche systématiquement le rectum et gagne souvent le côlon, sur une étendue variable. Elle évolue par poussées, entrecoupées de phases sans symptômes, et se manifeste surtout par des saignements par l'anus, des glaires, des envies pressantes d'aller à la selle, des douleurs abdominales et une fatigue. « La rectocolite hémorragique est une maladie de plus en plus fréquente », souligne l'Assurance maladie.
Tableau récapitulatif sur la rectocolite hémorragique
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Données-clés |
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Définition |
Maladie inflammatoire chronique de l'intestin (Mici) |
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Autre nom |
Colite ulcéreuse |
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Localisation |
Toujours le rectum, avec extension possible à une partie ou à la totalité du côlon |
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Évolution |
Par poussées, entrecoupées de phases sans symptômes |
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Trois formes |
Rectite (30 %), rectocolite intermédiaire (40 %), colite étendue (30 %) |
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Personnes concernées |
Environ 1 personne sur 1 000 en France, surtout entre 18 et 40 ans, hommes et femmes |
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Causes |
Encore inconnues : prédisposition génétique, déséquilibre du microbiote (dysbiose), système immunitaire, environnement |
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Symptômes digestifs |
Saignements du rectum, glaires, envies pressantes, douleurs abdominales, diarrhée |
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Autres signes |
Fatigue, fièvre, pâleur, amaigrissement ; douleurs articulaires, yeux rouges, aphtes |
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Diagnostic |
iléocoloscopie et biopsies, coloscopie, analyses de sang et de selles |
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Traitements |
5-ASA, corticoïdes, immunosuppresseurs, biothérapies, inhibiteurs JAK ; chirurgie en cas d'échec |
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Guérison |
Pas de traitement curatif, mais une prise en charge des symptômes qui permet généralement une vie proche de la normale |
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Complications |
Colite aiguë, cancer du côlon |
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Spécialiste |
Gastro-entérologue, au sein d'une équipe pluridisciplinaire |
Résumé sur la rectocolite hémorragique
L'essentiel à retenir sur la rectocolite hémorragique :
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Ce que c'est : une maladie inflammatoire chronique de l'intestin (Mici), aussi appelée colite ulcéreuse, qui touche toujours le rectum et peut s'étendre au côlon.
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Comment elle évolue : par poussées d'intensité et de durée variables, entrecoupées de phases sans symptômes.
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Pourquoi elle survient : sa cause reste inconnue ; interviennent une prédisposition génétique, un déséquilibre de la flore intestinale (dysbiose), une réaction anormale du système immunitaire et des facteurs environnementaux.
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Comment elle se manifeste : saignements du rectum, glaires, envies pressantes d'aller à la selle, douleurs abdominales et diarrhée, souvent avec fatigue et amaigrissement ; parfois des signes non digestifs (articulations, yeux, peau).
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Comment on la diagnostique : par une iléocoloscopie avec biopsies, complétée par des analyses de sang et de selles.
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Comment on la soigne : il n'existe pas de traitement curatif, mais les médicaments (5-ASA, corticoïdes, immunosuppresseurs, biothérapies) permettent de prendre en charge les symptômes ; la chirurgie est réservée aux échecs.
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Ce qu'il faut surveiller : une colite aiguë, qui impose une prise en charge urgente, et le risque de cancer du côlon à long terme, suivi par coloscopies régulières.
Cet article s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. Ses informations sont à jour au moment de sa publication.
Définition : qu’est-ce qu’une rectocolite hémorragique ou RCH ?
La rectocolite hémorragique (RCH) est une pathologie inflammatoire chronique de la muqueuse de l'intestin et touche en priorité le rectum, la dernière partie de l'intestin avant l'anus. Elle peut s'étendre sur une partie ou la totalité du côlon.

Maladie de Crohn Mici
Cette maladie fait partie des maladies inflammatoires chroniques intestinales ( Mici) comme la maladie de Crohn. Elle touche environ 1 personne sur 1 000. Les 18-40 ans sont les plus concernés (femmes comme hommes).
Rectite inflammation du rectum
La RCH peut se manifester de trois façons :
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par une rectite ou inflammation du rectum (30 % des cas au moment du diagnostic) ;
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par une rectite et une inflammation du côlon gauche (colite gauche), on parle de rectocolite intermédiaire (40 % des cas au moment du diagnostic) ;
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par une rectite et une inflammation du côlon (colite étendue au-delà de sa partie gauche, 30 % des cas au moment du diagnostic). On parle aussi de pancolite.
Crise et poussées de RCH ou rectocolite
La rectocolite hémorragique est connue pour avoir des phases sans symptômes alternant avec des phases de poussées qui peuvent avoir une intensité et une durée variables.
Mici : qu'est-ce que c'est ?
Les Mici, ou maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, regroupent des maladies qui provoquent une inflammation chronique de la paroi du tube digestif, liée à une réaction excessive du système immunitaire, et qui évoluent par poussées entrecoupées de phases de rémission. Les deux principales sont la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn.
Quelles sont les causes de la RCH ou colite ulcéreuse ?
Les scientifiques ne cernent pas encore totalement les causes de la rectocolite hémorragique. On a toutefois identifié divers facteurs :
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la génétique : certains gènes prédisposeraient à l’apparition d’une rectocolite, mais la présence de gènes de prédisposition compterait pour peu dans le risque de développement de cette pathologie ;
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la flore intestinale (microbiote) et le système immunitaire intestinal. Un déséquilibre du microbiote (dysbiose) est responsable en grande partie de la rectocolite. En outre, le système immunitaire traite les bactéries normalement présentes comme des intruses, favorisant d'autres bactéries responsables de l'inflammation de la muqueuse ;
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facteurs environnementaux : un type d'alimentation trop grasse et sans fibres, alimentation ultra-transformée ;
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tabac : paradoxalement, le tabac aurait un effet protecteur (compte tenu des risques sanitaires que l'on prend à fumer, personne ne doit considérer qu'il est conseiller de le faire);
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santé : les infections, la prise trop fréquente d'antibiotiques et une immunisation incomplète durant l'enfance pourraient provoquer cette dysbiose, responsable de la rectocolite ;
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le stress : le stress n'est pas décrit comme une cause, mais plutôt vu comme un facteur déclenchant ou aggravant (source : Orphanet).
Quels sont les symptômes d’une rectocolite hémorragique ?
La rectocolite présente différents symptômes comme :
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rectorragie ou saignements du rectum ;
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écoulement de glaires ;
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une envie pressante d'aller aux toilettes, plusieurs fois par jour, et/ou des épreintes (sensations d'avoir envie d'aller à la selle qui ne se concrétisent pas) ;
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des douleurs abdominales avec spasmes ;
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une diarrhée (jusqu'à 20 fois par jour)...
Ces symptômes peuvent s'accompagner d'une fatigue, d'une fièvre, d'une pâleur, d'un amaigrissement. Chez les enfants et adolescents la courbe de poids et de taille peut s'infléchir.
Autres symptômes non digestifs
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articulations des membres ou du dos douloureuses ( spondylarthrite) ;
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rougeur au niveau des yeux (épisclérite ou uvéite) ;
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aphtes ;
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ictère (rare)...
Diagnostic : quels sont les signes d'une rectocolite hémorragique ?
Diagnostic, coloscopie, iléocoloscopie...
Pour diagnostiquer une rectocolite hémorragique, le médecin procède à un examen clinique, échange avec le patient (symptômes, contexte d’apparition des symptômes, poussées sévères ou non) et prescrit des examens :
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iléocoloscopie qui permet d'examiner le rectum, le côlon et le bout de l'intestin grêle et constater jusqu'où remonte l'inflammation.
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des biopsies peuvent être réalisées qui seront suivies d'une analyse anatomopathologique,
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coloscopie afin de suivre l'évolution de la pathologie,
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des analyses de sang sont proposées pour chercher une carence en fer et les conséquences de la RCH sur des organes comme le foie et les reins,
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une analyse des bactéries permet d'écarter une possible infection,
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on peut également rechercher la calprotectine dans les selles, surtout pour mesurer l'efficacité du traitement. Cette substance se retrouve dans les selles en cas d'inflammation sévère de l'intestin.
Quels sont les traitements de la maladie rectocolite hémorragique ?
Divers traitements de la rectocolite hémorragique peuvent soulager le patient. Il n’est en effet pas possible à ce jour de guérir la rectocolite hémorragique, seulement d’en apaiser les symptômes pour améliorer la qualité de vie du patient au quotidien. Ces traitements sont :
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anti-inflammatoires : aminosalicylés de type 5-ASA ou 5-aminosalicylate. Ils ont pour but de traiter les phases actives de la maladie (poussées) et de prévenir de nouvelles poussées. Ils sont administrés, par voie orale associée aux suppositoires ou aux lavements. Durant les périodes de rémission, un traitement d'entretien est proposé sous une forme allégée.
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corticoïdes : ils sont utilisés en cas d'échec ou d'intolérance aux anti-inflammatoires ci-dessus. Les cures doivent être courtes (maximum 3 mois en comptant la phase de décroissance). Ils peuvent être responsables d'une ostéoporose en cas d'utilisation répétée ou prolongée.
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immunosuppresseurs : ils visent à agir sur l'immunité (celle-ci s'en prend aux bactéries normales du microbiote). Les biothérapies ont tendance à supplanter le recours à ces traitements qui ont pour nom azathioprine ou mercaptopurine.
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biomédicaments immunomodulateurs : ceux-ci sont utilisés en seconde ligne (seule ou en association, si les autres traitements ne sont pas efficaces). Dans ce cas, sont prescrits des anticorps monoclonaux anti-TNF alpha qui agissent sur le TNF (Tumor necrosis factor) qui est fabriqué par les cellules responsables de l'inflammation. Parmi les traitements l'on trouve : infliximab, adalimumab et golimumab qui peuvent être utilisés en association avec l'azathioprine.
Il existe d'autres anticorps monoclonaux comme le vedolizumab et l'ustékinumab ainsi que des inhibiteurs des Janus Kinases (JAK). Ces derniers traitent des formes résistantes, mais ne sont pas indemnes d'effets secondaires. Ils ont pour nom : tofacitinib, l'upadacitinib et filgotinib.
Ces traitements sont souvent utilisés dans cet ordre si le ou les précédents ne donnent pas les résultats escomptés. Les biothérapies et traitements immunosuppresseurs peuvent en particulier favoriser des infections. Un bilan est réalisé avant la prescription pour chercher l'existence d'une tuberculose latente, laquelle doit être traitée avant tout. Les vaccinations doivent être à jour dont le vaccin contre la grippe, le covid, les pneumocoques... Un suivi médical est indispensable.
Contre indications et effets secondaires
Les patients peuvent discuter avec leur médecin des éventuelles contre-indications et risque d'effets secondaires que peuvent comporter ces traitements. Ces derniers ne se manifestent pas systématiquement. En outre, comme le souligne l'Assurance maladie, attention à l'aspirine et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ains) : ils risquent d'aggraver les symptômes de la rectocolite. Idem pour les traitements anti-diarrhéiques car ils peuvent augmenter le risque de mégacôlon toxique.
Intervention chirurgicale : il arrive que l'équipe médicale, en cas d'échec des traitements, recoure à une opération qui vise à retirer le côlon et le rectum et à connecter l'intestin grêle à l'anus au cours d'une reconstruction. Néanmoins, le risque de récidive de l'inflammation existe (30 % selon la Société savante des maladies et cancers de l'appareil digestif).
En savoir plus. Nutrition : le maintien d'un bon état nutritionnel figure parmi les objectifs du traitement, en particulier chez les enfants afin de leur assurer une croissance satisfaisante.
Quelles sont les complications possibles d’une rectocolite hémorragique ?
Chaque patient ou patiente connaît une évolution particulière. Certains ou certaines peuvent connaître de longues périodes de rémission, d'autres subir des alternances entre rémission et poussées plus ou moins fréquentes. Au cours des nouvelles poussées, la maladie peut s'étendre. Les rectites simples peuvent s'accompagner d'une colite gauche voire d'une colite étendue (dans 20 à 50 % des cas, précise l'Assurance maladie).
Complications et cancer
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Une colite aiguë peut aussi survenir s'accompagnant d'un risque de dilatation et de la perforation du côlon et d'hémorragie digestive. Une prise en charge urgente à l'hôpital est indispensable.
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A termes, le risque de développement d'un cancer du côlon existe, c'est la complication la plus grave avec le mégacôlon toxique (ou colectasie) qui représente une urgence médicale en raison du risque de perforation du côlon et de péritonite. Un suivi est proposé aux patientes et patients notamment par le biais de coloscopies.
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Les traitements peuvent entraîner des effets secondaires qui nécessitent un suivi médical.
Est-il possible de guérir la rectocolite hémorragique ?
Non, actuellement, il n'existe pas de traitement curatif, mais il y a un arsenal thérapeutique qui permet une prise en charge des symptômes. D'après les autorités sanitaires, les patients et patientes touchées par une rectocolite hémorragique peuvent vivre le plus normalement possible, dans la plupart des cas, grâce aux médicaments existants.
Rectocolite hémorragique : qui consulter ?
La prise en charge de la rectocolite hémorragique est réalisée au sein d'une équipe pluridisciplinaire qui peut être composée de :
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infirmier,
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médecin du travail ou scolaire,
-
assistante sociale,
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psychologue...
Sources
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Assurance maladie, mise à jour 7/04/2026,
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Orphanet, mise à jour 08/2010,
-
Société savante des maladies et cancers de l'appareil digestif, mise à jour 08/2018.
Cet article médical a été relu par un rédacteur web expert santé et SEO (EEAT et YMYL). Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Ses données sont à jour à la date de publication de l'article.
Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
Vous trouverez ci-dessous, les spécialistes gastro-entérologues au sein des hôpitaux privés ELSAN, qui vous reçoivent en RDV près de chez vous, dans l’un de nos établissements.
Vos questions fréquemment posées sur la rectocolite hémorragique :
Est-ce que la rectocolite hémorragique est grave ?
La rectocolite hémorragique n'est pas considérée comme une maladie grave (source: Vidal). Mais c'est une pathologie sérieuse qui suppose un suivi médical. Les traitements existants assurent dans la plupart des cas une vie à peu près normale à ceux et celles qui en souffrent. Elle peut néanmoins se révéler pour certains invalidante.
Espérance de vie et gravité de la rectocolite hémorragique
La rectocolite hémorragique est une pathologie qui, avec une prise en charge médical et un suivi, n'impacte pas la survie du patient. Elle peut se révéler sévère, dans un cas sur dix, en cas de pancolite. En outre, certaines complications sont possibles telles que la colite aiguë et le cancer du côlon.
Peut-on mourir d'une rectocolite hémorragique ?
La rectocolite hémorragique n'est pas considérée comme une maladie mortelle, même si certaines de ses complications peuvent entraîner des pathologies graves comme le cancer du côlon (ou cancer colorectal) ou le mégacôlon toxique (ou colectasie) qui est une urgence médicale. Mais, souligne l' Institut Pasteur de Lille, la RCH n'empêche pas de vivre "dans de bonnes conditions" lorsqu'elle est "bien suivie et prise en charge". Elle "n'affecte pas l'espérance de vie".
Est-ce que la rectocolite hémorragique est de plus en plus fréquente ?
Selon l'Assurance maladie, la rectocolite hémorragique est de plus en plus fréquente. Sa fréquence augmente dans les pays émergents. Elle reste la plus fréquente dans les pays industrialisés. En France, environ 1 personne sur 1 000 est touchée.
Comment attrape-t-on une rectocolite hémorragique ?
La rectocolite hémorragique (RCH) est une maladie complexe, dont la cause est encore inconnue. Cependant, on observe certains facteurs qui peuvent en être responsables : la prédisposition génétique (en petite partie), un déséquilibre de la flore intestinale (microbiote) et le système immunitaire qui se retourne contre les bonnes bactéries de ce microbiote. Elle n'est pas contagieuse.
Comment soigner une RCH ?
Il n'existe pas de traitement curatif pour la rectocolite hémorragique, mais il est possible de soulager les symptômes et de prévenir les poussées par des traitements médicamenteux et chirurgicaux.
Rectocolite ou rectocolique ?
On parle de rectocolite : ce qui signifie inflammation du rectum et du côlon.
Quel aliment éviter pour la rectocolite ?
D'une manière générale, il vaut mieux éviter les aliments transformés et industriels. En temps normal, les spécialistes conseillent de maintenir des menus équilibrés. Il est important de penser aux apports en vitamine D, calcium et fer pour compenser les manques provoqués par la maladie. Ils conseillent de ne pas se priver de tel ou tel aliment durant les périodes sans poussées. Si vous avez des symptômes (douleurs, ballonnements), c'est le moment de noter quels effets éventuels ont certains aliments : graisses, fritures, fibres, chewing-gum... N'oubliez pas de boire de l'eau en quantité suffisante (1,5 litre par jour). Evitez ou réduisez la consommation d'alcool. Evitez aussi la caféine et les boissons gazeuses.
Alimentation et régime
En cas de poussées, il est possible de choisir de manière transitoire un régime pauvre en fibres et en graisses cuites car elles accélèrent le transit. N'hésitez pas à consulter votre médecin.
Stress et rectocolite
Le stress ne semble pas être une cause directe de la rectocolite, mais il peut favoriser le déclenchement et la sévérité des poussées.
Existe-t-il de nouveaux traitements de la RCH ?
La rectocolite hémorragique bénéficie du développement des thérapies innovantes comme les anticorps monoclonaux qui sont des biothérapies. De ce fait, la chirurgie est moins fréquemment utilisée.
Différence entre RCH et maladie de Crohn ?
La RCH et la maladie de Crohn sont toutes les deux des Mici, soit des maladies inflammatoires chroniques intestinales où le système immunitaire dysfonctionne (on parle de maladie auto-immune). La différence essentielle tient au fait que la première se limite au rectum et au côlon et la seconde peut toucher tout le tube digestif.
Rectocolite et prise en charge en ALD
La rectocolite hémorragique évolutive peut être reconnue en affection de longue durée (ALD) par la Sécurité sociale. Cela vous permet d'être remboursé à 100 % des soins et examens en lien avec cette pathologie. Adressez-vous à votre médecin. Le ou la malade est placée en ALD pour une durée fixée par le ou la praticienne (validée par l'Assurance maladie). Si elle reste évolutive, l'ALD est prolongée.
MDPH et RQTH
Les personnes qui souffrent d'une RCH et sont gênées dans leur vie quotidienne peuvent peuvent se tourner vers la Maison départementale des personnes handicapées ( MDPH annuaire) de leur département qui peut leur reconnaître une invalidité et examiner des demandes d'aides notamment. Les personnes touchées peuvent bénéficier de la RQTH, ce qui peut les aider dans leurs démarches de recherche d'emploi, le cas échéant (sources Assurance maladie & Orphanet).
Auteur
Article écrit le 18/10/2022
Modifié le 16/07/2026, vérifié par Pierre Luton, rédacteur web santé SEO journaliste expert (EEAT et YMYL)
Article écrit le 18/10/2022
Modifié le 29/07/2026, vérifié par Dr Philippe Aillères, Médecin urgentiste et directeur du bureau d'accueil des patients internationaux d'ELSAN
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