Mars bleu : Le dépistage précoce du cancer du côlon est essentiel

En partenariat avec l’ADOC 11, La Polyclinique Le Languedoc à Narbonne et les gastroentérologues de l'établissement se mobilisent pour Mars Bleu, le mois consacré à la lutte contre le cancer colorectal. Les objectifs ? Informer sur les dépistages gratuits, préciser vos facteurs de risque afin de vous conseiller sur la méthode de prévention la plus adaptée à votre cas et répondre à toutes vos questions.

Mercredi 27 mars, l’ADOC 11 animera un stand d'information et de sensibilisation au dépistage du cancer du côlon, de 9h à 16h, dans le hall d’entrée de l’établissement. L’occasion de présenter le test immunologique, simple et rapide qui peut vous sauver la vie.

Le cancer colorectal est encore trop souvent détecté trop tardivement. Il évolue dans un premier temps sans donner de signes avant-coureurs. Pourtant, son pronostic est étroitement lié à son stade de développement au moment du diagnostic. Ainsi, pour les cancers colorectaux détectés au stade I, on observe un taux de survie à 5 ans de plus 90 %, tandis qu'elle est de 5 % en cas de métastase.

Des facteurs de risques multiples :
Le risque de cancer du côlon est très élevé en France. Il s'agit de la deuxième cause de décès par cancer et touche presque autant les femmes que les hommes. Consommation d’alcool excessive, diabète, tabac, faible activité physique, obésité, consommation pauvre en légumes verts ou en viande blanche ou encore consommation riche en viande rouge et en aliments frits : il existe de nombreux facteurs de risques de cancer colorectal et le risque s’accroit à mesure qu’on cumule ces facteurs de risques.

Le dépistage par la recherche de sang dans les selles s’adresse exclusivement aux personnes dites à risque moyen de cancer colorectal, c’est-à-dire toute personne de plus de 50 ans qui ne présente aucun des facteurs de risque connus et pas de symptômes de type colique. Ce test peut dépister avec une sensibilité de 70 à 80 % les cancers et polypes dits avancés. Les autorités sanitaires espèrent que ces atouts permettront de doper la participation des Français au programme de dépistage, qui reste aujourd’hui notablement insuffisante, autour de 30 % seulement.

En revanche, ce test n’est pas recommandé pour les personnes à risque élevé (6 à 20 % de risque de cancer) ou très élevé (70 à 100% de risque de cancer). Pour ces personnes, une coloscopie est recommandée pour dépister des polypes, les retirer et permettre ainsi de réduire considérablement le risque de cancer colorectal.

Stand