#Cancer du sein

28/05/2024

Cancer : la France meilleure en traitement qu’en dépistage en 2024

Sur le front du cancer, la France pèche encore en matière de prévention et de dépistage, note l’Organisation européenne du cancer (OEC), une fédération de structures œuvrant dans le domaine du cancer en Europe. Dans son rapport, publié le 13 mai 2024, lors d’une conférence à l’Institut Curie, l’OEC dresse un tableau nuancé des efforts réalisés en France dans la lutte contre le cancer en les comparant aux moyennes européennes.

Lutte contre les cancers : pancréas, peau, poumon...

Il ressort que notre pays reste encore moyen en terme de prévention et de . En revanche, nous sommes bien meilleurs dans la prise en charge des pathologies cancéreuses.

Dépistages : col de l'utérus, sein, côlon

En France, il existe trois dépistages organisés au niveau national. , dépistage du cancer du sein et dépistage du cancer du col de l’utérus. L’Organisation européenne du cancer (OEC) a comparé les taux de dépistage nationaux à la moyenne européenne.

Le taux de  est de 46.9% en France, contre 54% dans l’Union européenne. La différence est moins flagrante concernant le dépistage du cancer colorectal : 34.6% contre 36% en faveur de l’Union européenne. Par contre, le touche plus de femmes en France : 58.8% contre 56% pour la moyenne européenne. Et le est encore de 42% dans notre pays. L’Union européenne vise 90% !

Prévention à revoir

La France n’a jamais vraiment brillé en termes de prévention. Et c’est toujours le cas. On y déplore encore le fait que 25,3% de la population nationale reste composée de fumeurs quotidiens de cigarettes (contre 18.8% en U.E.). En revanche le taux d’obésité reste meilleur : 14.4% (contre 16% en Europe).

Organisation

Par ailleurs, l’organisation sanitaire reste encore à améliorer :

  • L’ pointe les déserts médicaux où 30% de la population française vit. Ce phénomène touche les zones rurales et les populations âgées.

  • L’OEC souligne les inégalités d’accès aux soins. Les taux de survie du cancer colorectal dans les zones les plus défavorisés sont inférieurs de 5 à 6 points à ceux des zones les plus favorisées.

Traitements

Si l’épidémiologie et la prévention sont appelées à s’améliorer, la prise en charge des cancers, elle, semble bien meilleure en France. Ainsi, l’on peut comparer l’incidence, la survenue des cancers dans notre pays : 618,9 en France contre 571,5 pour la moyenne européenne (il s’agit de taux standardisés sur l’âge pour 100 000 habitants).

En revanche, le taux de mortalité est plus faible en France : 226.6 contre 242.1 en Europe.
Et le taux de survie meilleur :