Dépistage du cancer du col de l'utérus
Depuis 2018, le dépistage du cancer du col de l’utérus fait partie d’un programme national de dépistage, destiné aux femmes âgées de 25 à 65 ans. Le dépistage du cancer du col de l’utérus obéit à diverses modalités selon votre tranche d’âge. Il est essentiel pour lutter contre la survenue du cancer du col de l'utérus. Trois quarts des cancers du col de l’utérus sont diagnostiqués chez des femmes de moins de 65 ans. La détection précoce du cancer du col de l'utérus est essentielle pour améliorer les chances de guérison. Grâce au dépistage et à la vaccination, le cancer du col de l'utérus est devenu largement évitable. Découvrez en quoi consiste l'examen de dépistage du cancer du col utérin.
Tableau synthétique sur le dépistage du cancer du col de l'utérus
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Données essentielles |
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Fréquence en France |
Environ 3000 nouveaux cas et 1 100 décès par an |
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Cause principale |
Infection persistante par le papillomavirus humain (HPV) dans environ 99% des cas |
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Population concernée |
Femmes de 25 à 65 ans |
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Organisation |
Programme national de dépistage organisé depuis 2018 |
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Examen utilisé |
Frottis cervico-utérin |
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Modalités 25-29 ans |
Frottis à 25 ans, puis un an après puis trois ans après + analyse des cellules prélevées |
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Modalités 30-65 ans |
Frottis tous les 5 ans + test HPV |
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Prise en charge |
Frottis et analyse pris en charge à 100 % dans le cadre du programme organisé |
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Bénéfice du dépistage |
Détection précoce des lésions précancéreuses et amélioration des chances de guérison |
Résumé : l'essentiel sur le dépistage du cancer du col de l'utérus
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Le cancer du col de l’utérus est principalement lié à une infection persistante par le papillomavirus humain (HPV).
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En France, environ 3000 nouveaux cas et 1 100 décès sont recensés chaque année.
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Un programme national de dépistage organisé existe depuis 2018 pour les femmes de 25 à 65 ans.
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Le dépistage repose sur un prélèvement cervico-utérin (frottis) permettant soit une analyse cytologique (25-29 ans), soit un test HPV (30-65 ans)..
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Le dépistage est pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie dans le cadre du programme organisé.
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La détection précoce permet d’identifier des lésions précancéreuses et d’améliorer les chances de guérison.
Cet article s’appuie sur des données validées par les autorités de santé (Assurance maladie, Santé publique France) et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN.
Comment découvrir un cancer du col de l'utérus ?
Selon Santé publique France, 3000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont décomptés chaque année. Tous les ans, 1100 décès sont à déplorer. Il est donc très important de savoir reconnaître les signes cliniques qui doivent vous alerter et vous conduire à consulter votre médecin traitant ou votre gynécologue.
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Papillomavirus
Le cancer du col de l'utérus est en grande partie dû à une infection persistance au papillomavirus. La contamination par le papillomavirus (HPV, acronyme de human papillomavirus), est très fréquente chez les humains (hommes comme femmes). Dans la plupart des cas, elle se résorbe toute seule. Mais il arrive que le papillomavirus persiste dans l'organisme, et, qu'après un délai est de 5 à 20 ans, un cancer du col de l’utérus apparaisse, précise l’Institut Pasteur.
L’infection au virus HPV est responsable d'environ 99 % des cancers du col de l’utérus.
Le cancer du col de l’utérus peut être détecté lors d'examens prescrits à la suite de symptômes inhabituels observés, ou lors de tests de dépistage, dans le cadre du dépistage organisé, recommandés par la Haute Autorité de santé.

Comment détecter un cancer du col utérin ?
Quels sont les premiers signes, symptômes d'un cancer du col de l'utérus ?
Le cancer du col de l'utérus peut ne pas être symptomatique au début. Les éventuels symptômes fréquemment observés lors d’un cancer du col de l’utérus, sont notamment :
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saignements vaginaux,
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douleurs localisées dans le bas du ventre,
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douleurs lors des rapports sexuels.
Si ces signes sont présents (ils ne signifient pas forcément qu'il s'agit d'un cancer), il est nécessaire de consulter votre médecin pour passer des examens de gynécologie complémentaires afin de poser un diagnostic.
Frottis
Pour détecter un éventuel cancer du col de l’utérus, le ou la professionnelle de soins recourt à un examen appelé frottis (prélèvement cervico-utérin). Des cellules sont prélevées au niveau du col de l’utérus grâce à une petite brosse, par exemple. Deux types d'examen, notamment, peuvent être conduits à partir des cellules prélevées.
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un examen cytologique
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un test HPV-HR.
Selon les résultats obtenus, le médecin décide d’éventuels examens complémentaires et du protocole de soins à suivre, le cas échéant. Plus un cancer est détecté tôt, plus le taux de survie à 5 ans est grand : 93% à un stade localisé.
Comment se déroule le dépistage du cancer du col de l'utérus ?
Le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus obéit à différentes modalités selon votre âge. Le prélèvement de cellules au niveau du col de l’utérus peut être réalisé par un ou une gynécologue. Vous êtes invitée par l'Assurance maladie à réaliser ce dépistage (consulter son compte Ameli). La participation régulière au dépistage organisé ne remplace pas la nécessité d'un suivi gynécologique régulier.
Table d'examen
Pour réaliser un frottis, vous serez invitée à vous allonger sur une table d’examen, en position gynécologique. L'examen ne peut avoir lieu qu'avec votre accord. Le ou la professionnelle de soin prélève alors des cellules sur votre col de l’utérus.
À quel âge commencer le dépistage du cancer du col de l'utérus ?
Deux tests différents selon l'âge
Test cytologique (évaluant les cellules prélevées) ou test Pap
Pour les femmes âgées de 25 à 29 ans, l'examen cytologique sur le prélèvement réalisé à partir du frottis s’intéresse à l’aspect des cellules. Il s’agit de repérer au microscope d’éventuelles lésions au niveau cellulaire. Ces lésions peuvent en effet donner des indications sur le caractère cancéreux des cellules.
Dans cette tranche d'âge, un frottis est réalisé à partir de 25 ans. Il est suivi d'un deuxième frottis un an après (si le résultat était négatif). Puis d'un 3e frottis, 3 ans après (à 29 ans) toujours si le résultat précédent était négatif.
Test HPV (papillomavirus)
Les femmes de 30 à 65 ans sont invitées à réaliser un frottis tous les 5 ans. Sur le prélèvement ainsi réalisé, un test HPV (ou test de dépistage du papillomavirus) sera conduit plutôt qu'un examen de l'aspect des cellules. Rappelons que le HPV est à quasi 100% la cause du cancer du col de l'utérus.
On ne s’intéresse pas ici à l’aspect des cellules ni à la détection d’éventuelles lésions précancéreuses, mais à la présence du HPV. Si le virus HPV est présent dans les cellules du col de l’utérus, alors des investigations sont menées pour vérifier si des lésions cellulaires sont observables sur ce même prélèvement.
Le frottis suivi d'un test HPV doit être effectué tous les 5 ans, quand le résultat du test précédent est normal. Les femmes de cette tranche d’âge reçoivent à ce titre un courrier d’invitation de la part d'un centre de coordination des dépistages des cancers (CRCDC) le plus proche, pour se faire dépister dans le cadre du programmes de dépistage organisés (le CRCDC est un structure régional qui coordonne les programmes de dépistage nationaux).
Prise en charge à 100%
Le frottis ainsi que l'examen qui s'ensuit sont pris en charge à 100% par l'Assurance maladie, sans avance de frais dans le cadre du dépistage organisé. Seule la consultation et les éventuels examens complémentaires peuvent nécessiter le recours à votre complémentaire pour régler les reste à charge. N'oubliez pas de vous munir de votre invitation, de votre carte Vitale et de votre attestation de complémentaire.
>>> Semaine européenne de prévention contre le cancer du col de l’utérus, du 24 au 30 janvier 2025.
Cancer du col de l'utérus : quel traitement après dépistage ?
Après le dépistage et la confirmation du diagnostic de cancer du col de l'utérus, plusieurs options de traitement peuvent être envisagées en fonction du stade de la maladie et de la santé générale de la patiente.
Les traitements courants incluent la chirurgie, qui peut aller de la conisation (retrait d'une partie du col de l'utérus) à l'hystérectomie (ablation de l'utérus). La radiothérapie et la chimiothérapie sont également utilisées, souvent en combinaison, pour traiter les stades plus avancés du cancer ou pour réduire le risque de récidive. Des traitements plus ciblés, comme la radiothérapie interne (curiethérapie), peuvent être menés directement sur le site tumoral. La prise en charge de la maladie peut également inclure des soutiens psycho-sociaux et des conseils adaptés pour aider les patientes à gérer les aspects physiques et émotionnels du traitement du cancer. La collaboration étroite entre les gynécologues, oncologues, et autres professionnels de santé est essentielle pour fournir une approche de traitement personnalisée et optimale.
Sources
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Assurance maladie , mise à jour 2/12/2025,
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Santé publique France, mise à jour 13/11/2025,
Cet article médical a été écrit par un rédacteur expert santé et SEO (EEAT et YMYL), Pierre Luton. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.
Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
Vous trouverez ci-dessous, les établissements spécialisés en radiothérapie pour le traitement de votre cancer ainsi que nos praticiens oncologues médicaux , qui vous reçoivent en RDV près de chez vous ( pour le dépistage et le suivi ), dans l’un de nos établissements et hôpitaux privés ELSAN.
Auteur
Article écrit le 21/05/2024
Modifié le 03/03/2026Nx:, vérifié par Pierre Luton, Journaliste expert, spécialisé santé, social et référenceur SEO EEAT
Vos questions les plus fréquentes sur le dépistage du cancer du col de l'utérus :
Est-ce que le frottis détecte le cancer de l'utérus et le papillomavirus ?
Le frottis est l’examen qui consiste à prélever des cellules au niveau du col de l’utérus. Puis ce prélèvement est analysé au microscope en laboratoire. A partir de ce prélèvement, on peut
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soit analyser les cellules prélevées et détecter ou non des cellules anormales,
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soit réaliser un test de détection du papillomavirus (HPV).
Les résultats obtenus permettent d'émettre l'hypothèse de l'apparition d'un cancer ou non. Celle-ci devra être confirmée par une batterie d'examens dont une biopsie suivie d'une analyse anatomopathologique.
À quelle fréquence faut-il faire un frottis pour le dépistage du cancer du col de l'utérus ?
Le frottis est un examen clé pour le dépistage du cancer du col de l'utérus. La fréquence de cet examen dépend de plusieurs facteurs, notamment de votre âge. Dans le cadre du dépistage du cancer du col de l'utérus, le frottis est recommandé à partir de 25 ans. Il est renouvelé un an après puis trois ans après (à 29 ans). Entre 30 et 65 ans, il est recommandé tous les 5 ans.
Jusqu'à quel âge faut-il faire un frottis ?
Le frottis recommandé dans le cadre du dépistage organisé s'arrête à 65 ans. Les médecins considèrent qu'il n'est pas utile de réaliser un dépistage systématique au-delà de 65 ans car on ne dénombre plus suffisamment de lésions importantes.
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