L'âge médian auquel les hommes et les femmes sont diagnostiqués pour le cancer du côlon est respectivement de 71 ans et 72 ans (Inca 2025). Il représente le troisième cancer le plus fréquent pour l'homme, derrière les cancers de la prostate et du poumon, et le deuxième le plus courant chez la femme, juste après le cancer du sein. Dépistage et traitement ont permis de faire baisser le nombre de morts. En outre, aujourd'hui, si ce cancer est détecté à un stade initial, son taux de guérison atteint 90%, ce qui rend le dépistage encore plus crucial.
Tableau synthétique sur le cancer du côlon et du rectum
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Données-clés |
|---|---|
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Fréquence |
47 500 nouveaux cas/an en France |
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Décès |
Environ 17 000 décès/an |
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Population touchée |
Près de 95 % des cas diagnostiqués après 50 ans |
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Dépistage |
Gratuit tous les 2 ans entre 50 et 74 ans |
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Tests positifs |
4 % des tests |
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Survie à 5 ans |
63 % tous stades confondus |
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Guérison stade précoce |
90 % |
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Origine fréquente |
80 % débutent par un polype adénomateux |
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Métastases possibles |
Foie, poumons, ovaires |
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Traitements |
Chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, thérapies ciblées |
Résumé : l'essentiel sur le dépistage du cancer du côlon
-
Le cancer du côlon, aussi appelé cancer colorectal, est l’un des cancers les plus fréquents en France : 3e cancer le plus fréquent chez l’homme et 2e chez la femme.
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47 500 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.
-
Près de 95 % des cas diagnostiqués après 50 ans.
-
Il débute dans 80 % des cas par une tumeur bénigne nommée polype adénomateux.
-
Le dépistage gratuit est proposé tous les 2 ans entre 50 et 74 ans.
-
4 % des tests de dépistage sont positifs.
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Détecté à un stade précoce, le taux de guérison atteint 90 %.
Cet article s’appuie sur des données validées par les autorités de santé (Inca, Assurance maladie, Léon-Bérard, Arc) et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN.
Qu’est-ce que le cancer du côlon ?
Le cancer du côlon est autrement appelé cancer colorectal car il peut concerner à la fois le côlon et le rectum. Pour le comprendre, il est nécessaire de se pencher sur l’anatomie du corps humain :
-
Le côlon constitue ce que l’on appelle, dans le langage courant, le gros intestin, c’est-à-dire la dernière partie du système digestif. Environ 6 cancers colorectaux sur 10 affectent le côlon.
-
Le rectum est la zone du corps humain qui fait la jonction entre l’anus et le côlon. Environ 4 cancers colorectaux sur 10 touchent le rectum et plus particulièrement le sigmoïde.
Lorsqu’un cancer colorectal apparaît, cela signifie que des cellules du côlon ou du rectum se sont multipliées, ont proliféré anormalement et se sont s’agglomérées pour former une tumeur cancéreuse.
Dans 80% des cas, le cancer colorectal commence par une tumeur bénigne nommée "polype adénomateux", précise l'Inca Au bout de 10 ans, en moyenne, selon les individus, le ou les polypes peuvent se transformer en tumeurs malignes. C’est pourquoi il est essentiel que vous participiez au test de dépistage du cancer colorectal régulièrement.
Métastases
Le cancer du rectum ou du côlon peut se "métastaser", c’est-à-dire que les cellules cancéreuses risquent de migrer dans d’autres zones de l’organisme, grâce à la circulation sanguine et/ou lymphatique. Le cancer colorectal provoque alors des tumeurs cancéreuses notamment dans le foie et les poumons. Découverts et éliminés à un stade précoce, les polypes ne se transforment pas en tumeur cancéreuse. Seuls un petit pourcentage des polypes se transforment en cancer (entre 2 à 5% selon les sources).
Epidémiologie
En France, 47500 nouveaux cas de cancer du côlon et du rectum sont déclarés chaque année. Près de 17 000 personnes décèdent des suites de ce cancer. L'incidence est légèrement en hausse annuelle pour les femmes (+0.4%) et en baisse annuelle pour les hommes (-0.5%) sur la période 2010/2023. Cependant, la mortalité diminue chaque année (sur la période 2012/2022) :
-
-2% par an pour les premiers,
-
-1.5% par an pour les secondes.
Ce progrès est imputé au dépistage organisé qui permet la détection de polypes à un stade précoce et à des thérapies de plus en plus efficaces.
Quels sont les stades du cancer du côlon ?
Les scientifiques ont établi 5 stades pour le cancer colorectal, allant de 0 à 4. Plus le chiffre est bas, moins le cancer est étendu. Ainsi, pour un cancer du côlon au stade 1, les symptômes sont moins visibles et handicapants que pour un cancer colorectal au stade 4.
Voici les différents stades du cancer du côlon définis par ordre croissant:
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Stade 0 : la maladie affecte uniquement la muqueuse.
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Stade 1 : la tumeur s'est étendue à la paroi interne et ne s'est pas propagée dans les tissus proches.
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Stade 2 : le cancer a envahi les couches plus profondes de la paroi du côlon ou du rectum.
-
Stade 3 : les cellules cancéreuses ont atteint un ou plusieurs ganglions lymphatiques situés à proximité du côlon ou du rectum.
-
Stade 4 : qualifié de cancer “métastasé”, ce qui signifie que la tumeur s’est propagée vers d’autres organes, notamment le foie, les poumons ou les ovaires.
Quels sont les premiers symptômes d’un cancer du côlon et du rectum?
Selles anormales, diarrhée, sang dans les selles
Le cancer du côlon n'est pas toujours symptomatique au début. S'il est symptomatique, il peut présenter les signes suivants, progressifs en fonction des stades d’évolution de la maladie :
-
apparition de douleurs abdominales ;
-
présence de sang dans les selles ;
-
constipation qui peut s’aggraver ;
-
diarrhée qui se prolonge malgré les traitements ;
-
alternance de périodes de constipation et de diarrhée ;
-
besoin permanent d’aller à la selle ;
-
présence d’une masse au niveau de l’abdomen ;
-
dégradation de l’état de santé général ;
-
perte d'appétit et de poids ;
-
anémie inexpliquée.
Quels sont les causes et facteurs de risque d’une tumeur du côlon ?
Les chercheurs n’ont pas encore réussi à déterminer quelles étaient les causes expliquant l’apparition d’un cancer colorectal. Toutefois, des facteurs de risque de cancer colorectal ont été clairement identifiés :
-
L’âge : 90 % des cas apparaissent chez des personnes de plus de 50 ans.
-
Les antécédents médicaux : le fait de souffrir de maladies inflammatoires chroniques, comme la maladie de Crohn, ou la rectocolite hémorragique, augmente le risque. Les antécédents familiaux ou personnels : le risque est plus élevé en présence d’une polypose adénomateuse familiale ou du syndrome de Lynch, des maladies génétiques.
-
Le mode de vie : la sédentarité et le manque d'activité physique, une alimentation pauvre en fruits, légumes, fibres, mais riche en viande rouge et en graisses, le surpoids, la consommation d’alcool, le tabagisme favorisent l’apparition d’un cancer colorectal. L'OMS a récemment pointé une corrélation entre viande rouge et cancer colorectal.
Cancer et inflammation : quel lien ?
Comment prévenir l’apparition d’un cancer du côlon ou colorectal ?
Compte tenu des facteurs de risque du cancer colorectal exposés ci-dessus, les deux meilleurs moyens de prévenir cette maladie sont :
-
d’essayer d'adopter la meilleure hygiène de vie (consommation d’alcool modérée et arrêt du tabac) associée à une alimentation équilibrée,
-
d’effectuer tous les deux ans le test de dépistage organisé et gratuit à partir de 50 ans.
Comment dépister un cancer du côlon ?
Le dépistage du cancer colorectal ou du côlon s’organise de la manière suivante :
-
Tous les 2 ans, les hommes et les femmes âgés de 50 à 74 ans sont invités à passer un test immunologique par un courrier de l’Assurance maladie. Cette lettre incite la personne à prendre rendez-vous chez son médecin généraliste, munie du courrier. Celui-ci lui procurera le kit de test, qu’elle pourra effectuer chez elle. Ce dépistage est simple, indolore et entièrement pris en charge par la Sécurité sociale. Il consiste à recueillir un peu de selles sur une tige de prélèvement et à l'envoyer avec son enveloppe-retour . Vous pouvez aussi vous procurer le test chez votre pharmacien ou le commander en ligne.
-
En l’absence de résultat positif, un nouveau dépistage sera à renouveler 2 ans après. Si du sang est présent dans les selles, le médecin prescrira à son patient des examens complémentaires afin de poser un diagnostic, le cas échéant, et proposera une prise en charge, si nécessaire.
Le dépistage du cancer du côlon fait partie des dépistages des cancers organisés en France.
4% des tests sont positifs
Recevoir un test positif au dépistage du cancer du côlon signifie que l'on a trouvé du sang dans vos selles. Cela concerne 4% des cas. Dans ce cas, vous êtes adressé à un ou une médecin gastro-entérologue qui réalisera une coloscopie.
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Il peut retirer un ou des polypes avant qu'ils ne se transforment en cancer. Dans ce cas, on vous proposera un suivi individualisé. Il vous sera proposé une nouvelle coloscopie dans un délai qui dépend du nombre et du type de polype retirés.
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Il peut détecter des polypes qui ont déjà évolué en cancer. Plus le cancer est pris à un stade précoce, meilleures sont les taux de survie. C'est la raison pour laquelle il est important de se faire dépister tous les deux ans à partir de 50 ans.
Peut-on guérir d'un cancer du côlon ?
Si le cancer colorectal est détecté tôt, il se guérit dans 9 cas sur 10, précise l'Assurance maladie, cela rend encore plus cruciale la participation au dépistage.
Comment diagnostiquer un cancer du côlon ?
Le test de dépistage permet de détecter s'il y a du sang dans les selles, ce qui peut être le signe d'un cancer colorectal. Il ne constitue pas un test de diagnostic. Pour réaliser le diagnostic du cancer du côlon et du rectum, il convient de réaliser plusieurs examens :
-
examen clinique,
-
toucher rectal pour déceler une éventuelle grosseur,
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coloscopie : cet examen endoscopique, généralement réalisé sous anesthésie générale, permet d'explorer le côlon à la recherche d'anomalies. Il permet aussi de prélever des échantillons (biopsie) afin de les analyser.
-
Le diagnostic est posé grâce à la biopsie et l'examen anatomopathologique des échantillons prélevés.
-
coloscanner : il permet de voir l'intérieur du côlon et les organes autour sans entrer dans l'organisme. Il ne permet pas de poser de diagnostic.
Quels traitements pour un cancer du côlon?
Le cancer du côlon bénéficie de traitements qui donnent de bons résultats et améliorent les chances de survie des patients. Le traitement est adapté à la situation de chacun et chacune.
La prise en charge thérapeutique comprend :
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La chirurgie, pour ôter la partie du côlon affectée par le cancer. Dans certains cas, les médecins doivent créer une dérivation du côlon et un anus artificiel, provisoires ou définitifs selon la situation du patient;
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La chimiothérapie, pour supprimer les cellules cancéreuses;
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La radiothérapie, pour "brûler" les cellules malignes;
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De plus en plus fréquemment, des thérapies ciblées, comportant moins d’effets indésirables, sont mises en place.
Quel suivi après traitement du cancer du côlon?
Après le traitement, des consultations de suivi et des examens d’imagerie médicale réguliers sont prévus, pour une prise en charge précoce en cas de récidive.
Quelle est l’espérance de vie avec un cancer du côlon ?
En cas de cancer du côlon, l’espérance de vie et le taux de survie varient en fonction du stade auquel la maladie a été diagnostiquée et traitée. Ainsi, le taux de guérison est de 90 % à un stade précoce, précise la Fondation pour la recherche sur le cancer. Les chances de survie à 5 ans atteignent 63 %, tous stades confondus.
Sources
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Assurance maladie , mise à jour 6/11/2025,
-
Institut national du cancer , mise à jour 24/09/2025,
-
Léon-Bérard, mise à jour 28/07/2025,
-
Inca, mise à jour 29/09/2023,
-
Fondation ARC, mise à jour 15/01/2026,
Cet article médical a été écrit par un rédacteur expert santé et SEO (EEAT et YMYL), Pierre Luton. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.
Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
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Auteur
Article écrit le 18/07/2022
Modifié le 03/03/2026, vérifié par Pierre Luton, Journaliste expert, spécialisé santé, social et référenceur SEO EEAT
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Vos questions fréquemment posées sur le cancer du côlon et du rectum :
Est-ce que le cancer du côlon est mortel ?
Le cancer du côlon peut malheureusement se révéler mortel. Mais lorsqu'il est pris à temps, le taux de guérison atteint 90%. La survie globale à 5 ans est 63%.
Où se situe la douleur en cas de cancer du côlon ?
douleurs, ventre gonflé, gaz intestinaux...
Plusieurs types de douleur (plus ou moins fréquentes) peuvent apparaître en cas de cancer du côlon tels que :
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douleurs abdominales ;
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crampe,
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ballonnements,
-
douleurs au niveau de l'anus,
-
gêne pour s'asseoir,
-
douleurs qui ressemblent à une sciatique...
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