30/09/2021
Clinique Esquirol Saint Hilaire : Interview de Lionel Combes sur la stratégie d'ELSAN dans son établissement
« Nous devons continuer à investir pour rester attractifs »
Le directeur Lionel Combes évoque la stratégie du groupe ELSAN pour l’établissement agenais.
Garder de l’attractivité, c’est la principale préoccupation de Lionel Combes, directeur de la clinique Esquirol Saint-Hilaire, qui appartient au groupe ELSAN. Cela passe par les investissements, mais également par la collaboration avec les autres établissements, y compris publics, du département.
Après dix-huit mois de pandémie de Covid-19, comment se porte la clinique Esquirol Saint-Hilaire ?
Nous sortons en effet de la quatrième vague. L’incidence y compris hospitalière baisse. Depuis le début, nous accueillons les patients Covid en soins de suite et réadaptation, après leur passage en réanimation. Aujourd’hui, la partie de ce service dédié est vide. Nous reprenons donc nos activités classiques de soins de suite, mais avec une capacité de 50 % d’accueil, pour être le plus réactifs possible, au cas où. Nous continuons également nos rencontres hebdomadaires avec les directions des établissements du Groupement hospitalier de territoire et l’Agence régionale de santé. Cette épidémie, aussi grave soit-elle, a mis du liant, du lien dans nos relations.
Des liens qui sont appelés à perdurer sur le long terme ?
Depuis quelques mois, grâce à l’arrivée de praticiens, notamment en urologie, nous avons mis en place des consultations
avancées au Chic, à Marmande, dans cette spécialité, tout comme en chirurgie vasculaire. C’est un vrai effort de la part de l’équipe. Et une meilleure couverture du territoire. Aujourd’hui, nous travaillons sur la complémentarité, pas sur le crêpage de chignon. Une consultation de spécialistes en chirurgie vasculaire va également être instaurée à Villeneuve-sur-Lot. Ces consultations vont permettre de mettre en place la téléconsultation, pour le suivi des patients, notamment.
Les équipes de la clinique sont donc en pleine croissance ?
Il y a les projets qui vont avec, comme l’agrandissement du Cardiopôle et la nouvelle salle de rythmologie. Nous avons désormais deux salles d’intervention et de nouveaux chirurgiens qui arrivent. Nous avons également de jeunes chirurgiens vasculaires, ce qui permet ces consultations avancées. L’équipe de chirurgie bariatrique s’est également étoffée et propose un vrai programme de suivi, sans forcément aller jusqu’à l’intervention chirurgicale. C’est une belle projection !
Nous accueillons, en outre, de nouveaux chirurgiens qui reviennent à Agen après avoir fait une carrière ailleurs, comme le docteur Chaudruc, orthopédiste, qui revient de Poitiers.
Est-ce à dire que la clinique ne connaît pas la pénurie de soignants ?
La situation est difficile au niveau national. Et nous n’y échappons pas. Ce sont surtout des infirmières qui manquent, dans des spécialités de bloc opératoire et soins critiques. Avec ce double enjeu : en recruter de nouvelles et garder celles qui sont déjà en place ! Nous déployons des stratégies innovantes, comme le job dating que nous avons organisé au mois de juin. Nous avons également une quinzaine d’apprentis en études de soins infirmiers. Nous espérons que, comme ces jeunes connaîtront l’établissement à la fin de leur formation, ils vont rester… Il faut que les jeunes s’y retrouvent, dans leur formation, mais aussi dans le suivi que nous proposons. Malgré ces difficultés, nous avons besoin de nous projeter, d’investir, c’est aussi cela qui va nous rendre attractifs. Nous avons investi plus de deux millions d’euros sur les années 2020 et 2021.
Propos recueillis par Anne Gresser

Sud Ouest 2021, le 29 septembre 2021


