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Des professionnels du sport  se sont associés avec des  professionnels de santé  pour montrer que le sport  diminue les risques de récidive  du cancer.

 

Des études le prouvent,  pratiquer une  activité physique régulière  pendant le traitement  d'un cancer peut réduire  considérablement  les risques de récidive et  le taux de mortalité.  C'est en se basant sur  ces études que des kinésithérapeutes  du Pôle Santé  République à  Clermont-Ferrand  ont pris l'initiative  de s'associer avec des oncologues  et des professeurs  de sport spécialisés  en activité physique adaptée.  Cette association est  unique en France.

Leur objectif : faire connaître  les bienfaits du  sport pendant les traitements  contre le cancer  comme la chimiothérapie.  " Cette pratique est encore  méconnue du grand public.  On s'imagine que  lorsqu'on est malade, on  doit se reposer et ne pas  se dépenser. C'est totalement  le contraire ", affirme  Jérôme Champoux,  l'un des quatre kinésithérapeutes  à  l'origine du  projet. Les exercices proposés  sont adaptés à  la situation  de chacun : " Dans  les faits, lors de votre première  visite chez l'oncologue,  celui-ci  est en capacité  de dire si oui ou non la  personne est apte à  pratiquer  une activité physique  ", poursuit Jérôme  Champoux.

Un bilan fonctionnel  est ensuite réalisé  par le kiné afin de connaître  l'état physique et psychologique  du patient.  Océane et à‰lodie, professeurs  de sport spécialisées  en activités physiques  adaptées, identifient ensuite  dans quel groupe de  niveau il pourra évoluer,  en fonction de ses capacités.  Jérôme Champoux  précise : " Je tiens à  dire  que même une personne  qui n'a jamais fait de sport  peut et doit s'y mettre en  cas de cancer. "

Claudine, atteinte d'un cancer du sein témoigne :  " Depuis que j'ai découvert  la gym adaptée à  raison  de deux fois par semaine,  j'ai retrouvé la  forme et une joie de vivre  que j'avais perdue. En fait,  j'ai retrouvé l'espoir et  l'envie de me projeter. "

La mutuelle AG2R soutient  le projet avec une  subvention de 49.500 ‚¬.  Grà¢ce à  cette somme, les  cours de sport des 30 patients  bénéficiaires de ce  programme ont été pris  en charge. Certains qui  ont les moyens de financer  eux-mêmes  leurs  cours ont même proposé  de faire un don. Jérôme  espère qu'un jour toutes  les mutuelles de santé ou  la sécurité sociale reconnaîtront  les effets du sport  sur les malades atteints du  cancer.