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#Actualité médicale#Prévention et dépistage#Médecine#Vie du groupe#Vie des établissements/salariés#Clinique du Pont de Chaume - Montauban

09/10/2020

Interview dans Femme Actuelle de Dr Jean-Pierre BALAGUE - Neurologue

https://www.femmeactuelle.fr/sante/sante-pratique/encephalopathie-quels-sont-les-symptomes-et-les-traitements-2101381?fbclid=IwAR18DCfHmYjA9-FMo83z1yUiORF67Foq9-_S95FRly3qxVGNtzOGeW5H2rs

L'encéphalopathie correspond à une souffrance globale du cerveau. On fait le point sur ses symptômes avec un neurologue. 

 

Qu'est-ce qu'une encéphalopathie ?

Petit point étymologie. Le mot " encéphalopathie " vient du grec " enkefalos " (qui désigne le cerveau) et " pathê " (qui fait référence à la maladie).

Encéphalopathie : définition. L'encéphalopathie correspond donc à une  : " plus spécifiquement, il s'agit d'une souffrance généralisée du cerveau qui est souvent en rapport avec une maladie générale " explique le Dr. Jean-Pierre Balagué, neurologue à Montauban. Car le cerveau est organe sensible à tout ce qui se passe dans l'organisme.

" Ainsi, un manque de sucre, d'hydratation, de sels minéraux ou encore d'oxygène en lien avec une pathologie générale peut être responsable d'une atteinte diffuse du – on parle alors d'encéphalopathie " développe le Dr. Balagué.

Attention ! On l'a dit : une encéphalopathie correspond à une atteinte globale du cerveau. Un , un hématome cérébral, une tumeur cérébrale, une hémorragie cérébrale... ne provoquent donc pas une encéphalopathie puisque ce sont des atteintes locales, dont les conséquences peuvent être situées précisément dans le cerveau à l'aide d'un examen d'imagerie médicale (IRM ou scanner).

À savoir. En l'absence de prise en charge, l'encéphalopathie constitue le premier stade du coma – qui, lui, correspond à une souffrance cérébrale sévère. " En évoluant, l'encéphalopathie peut en effet être responsable de lésions cérébrales " souligne le spécialiste.

Encéphalopathie : quels sont les symptômes ?

Quelles peuvent être les causes de l'encéphalopathie ? Les causes de l'encéphalopathie sont nombreuses ! On peut notamment parler de l'encéphalopathie hépatique qui résulte d'un dysfonctionnement du foie (en cas de , par exemple) : " il y a alors un problème d'équilibre du métabolisme et surtout de l', un déchet métabolique qui peut s'accumuler, illustre le neurologue. L'hyperammoniémie (comprendre : l'excès d'ammoniaque dans le sang) étant toxique pour le cerveau, une encéphalopathie peut alors se développer. "

Une – il s'agit d'une inflammation de l'encéphale, donc du cerveau – peut aussi entraîner une encéphalopathie d'origine infectieuse. Cette maladie peut être provoquée par une bactérie (en cas de syphilis, de , de tuberculose...) ou par un virus (de l'herpès, de la varicelle...).

 

Encéphalopathie : quels sont les symptômes ? " Les signes cliniques de l'encéphalopathie sont assez généraux : de façon globale, on peut dire que la personne " n'est pas comme d'habitude " " explique le Dr. Balagué. On peut ainsi observer :

  • Une fatigue importante et anormale (),
  • Une lenteur intellectuelle : la personne réfléchit lentement, a du mal à associer deux idées – on parle de " bradipsychisme ",
  • Une confusion : la personne ne sait pas ce qu'elle fait, ne reconnaît pas ses proches...,
  • Un abattement : la personne n'a pas de motivation, elle semble déprimée / faible / passive,
  • Une désorientation dans le temps et/ou l'espace : la personne ne sait pas où elle se trouve, elle se perd dans des lieux familiers, elle ne sait pas quel jour on est...
  • En cas d'encéphalopathie hépatique : un tremblement des mains – en langage médical, on parle de " flapping tremor " ou d'astérixis.
  • En cas d'encéphalopathie infectieuse : de la fièvre.

Encéphalopathie : le diagnostic et les traitements

Encéphalopathie : comment se déroule le diagnostic ? Dans un premier temps, le diagnostic de l'encéphalopathie repose sur un examen clinique.

Ensuite, un bilan biologique (c'est-à-dire : une prise de sang) est réalisé : " il s'agit de repérer d'éventuels marqueurs de déshydratation, d'hyper- ou d' (taux de sucre dans le sang trop faible ou trop élevé), d'hyper- ou d'hypocalcémie (taux de  dans le sang trop faible ou trop élevé) ou encore d'hyponatrémie (taux de dans le sang trop faible) " explique le Dr. Balagué.

Une  (pour repérer une éventuelle infection virale ou bactérienne) est aussi réalisée : il s'agit de prélever du liquide céphalorachidien en introduisant une fine aiguille entre deux vertèbres du bas du dos, sous anesthésie locale.

" Les examens d'imagerie médicale (IRM ou, plus fréquemment, scanner) permettent d'éliminer une cause locale – comme un accident vasculaire cérébral (AVC), une tumeur cérébrale... " ajoute le spécialiste.

Le traitement de l'encéphalopathie repose ensuite sur le traitement de sa cause.

Merci au Dr. Jean-Pierre Balagué, neurologue à la  (Montauban – groupe ELSAN).