Spondylarthrite ankylosante

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Définition : Qu'est-ce que Spondylarthrite ankylosante ?

La spondylarthrite ankylosante, aussi nommée spondyloarthrite ankylosante, est une maladie inflammatoire chronique touchant principalement les articulations. Les articulations les plus souvent atteintes sont celles de la colonne vertébrale, du bassin et/ou de la cage thoracique. Plus rarement, la maladie peut atteindre les articulations des hanches, des genoux, des chevilles ou bien le talon, la plante du pied, un doigt ou un orteil. Elle évolue par poussées. Les crises douloureuses alternent avec des phases d'accalmie.

La maladie se déclare généralement chez l'adulte jeune, entre 20 et 30 ans. Elle est plus fréquente chez l'homme.

Quelles en sont les causes ? Est-ce héréditaire ?

Les causes de la spondylarthrite ankylosante sont inconnues, mais il existe des facteurs favorisants, notamment génétiques. La plupart des patients (80 à 90%) sont porteurs du gène HLA (Human Leucocyte Antigen) B27. La consommation de tabac favorise la survenue de la spondylarthrite ankylosante.

Génétique HLA B27 : quelle est la probabilité de développer la maladie ?

Environ 7 à 8 % des français sont porteurs du gène HLA B27 alors que seulement 0,3 % de la population française est atteinte de spondylarthrite ankylosante. Etre porteur du gène est un facteur de risque de développer la maladie : 5 à 6 % des personnes porteuses seront malades. Il est possible d'être porteur sans déclarer la maladie tout comme il est possible d'être malade sans être porteur.

Quels sont les premiers symptômes de la spondylarthrite ankylosante ?

Le premier des symptômes de la spondylarthrite ankylosante est la douleur, qui évolue par crises de quelques jours à quelques semaines. Elle n'est pas calmée par le repos. Les articulations touchées sont raides au réveil, pendant au moins 30 minutes. Le patient est fatigué pendant les crises.

La douleur est trop souvent considéré comme banale par le patient, ce qui retarde le diagnostic et la prise en charge de la spondylarthrite ankylosante.

Comment le diagnostic est-il réalisé (radiographies) ?

Si une spondylarthrite ankylosante est suspectée à l'examen clinique du patient, le médecin va prescrire une prise de sang pour rechercher des marqueurs de l'inflammation (vitesse de sédimentation) et l'éventuelle présence d'auto-anticorps. Des radiographies de la zone douloureuses seront aussi réalisées. Un scanner, une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) ou une échographie peuvent être nécessaires. L'avis d'un spécialiste rhumatologue est indispensable.

Comment soulager une spondylarthrite ankylosante ? Quel traitement ?

Le traitement de la spondylarthrite ankylosante peut comprendre des AINS, des antalgiques et/ou des corticoïdes (oraux ou locaux) pour lutter contre la douleur et un traitement de fond (sulfasalazine, léflunomide, méthotrextae, biomédicaments). Dans de nombreux cas, les AINS sont suffisants.

Si besoin, le patient bénéficiera d'un accompagnement à l'arrêt du tabac. Dès le début de la spondylarthite ankylosante, des séances de kinésithérapie sont bénéfiques et font partie intégrante du traitement.

Comment évolue la maladie ? Quelle est l'espérance de vie ?

L'évolution de la spondylarthrite ankylosante est très variable d'un sujet à l'autre, elle est imprévisible. Chez certains patients, la maladie évoluera peu. Chez d'autres patients, elle peut devenir de plus en plus sévère, avec des crises de plus en plus fréquentes. A un stade avancé, les articulations deviennent raides et déformées : la gêne fonctionnelle est importante.