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L’espérance de vie des patients atteints du cancer du rein varie en fonction de chaque profil et de chaque type de tumeur rénale. De manière générale, les statistiques de survies relatives à cette maladie font état de pronostics très encourageants, avec un taux de survie nette à 5 ans de 70 %. L’évolution est, en outre, favorable sur la durée, puisque les statistiques permettent d’observer une diminution graduelle de la mortalité ces dernières décennies.

Cancer du rein - Espérance de vie

Les facteurs impactant l’espérance de vie des patients atteints d’un cancer du rein

L’étendue de la maladie au moment du diagnostic est un facteur pronostic particulièrement important, car le cancer du rein est une maladie évolutive qui passe d’un stade local, où elle forme une petite masse bien délimitée, à un stade invasif, où ses cellules peuvent envahir tout l’organisme. Les tumeurs locales sont typiquement plus faciles à traiter, et présentent un risque de récidive moindre. Les maladies invasives, en revanche, sont complexes à contrôler et présentent un risque de récidive plus élevée.

Ainsi, le diagnostic précoce des tumeurs malignes est un pilier de la lutte contre tous les types de cancers. Toutefois, le stade du cancer du rein n’est pas le seul facteur impactant l’espérance de vie des patients qui en sont atteints. De nombreux éléments non négligeables doivent être considérés pour établir un pronostic personnalisé pertinent. Certains d’entre eux sont relatifs au profil du patient, à son état de santé, son âge, ses antécédents médicaux et familiaux, ou encore ses volontés, qui interviennent dans le choix des traitements dont il bénéficie. D’autres sont propres à la tumeur cancéreuse diagnostiquée, du type de cellules à partir desquelles elle s’est développée à ses éventuels marqueurs spécifiques, son grade et sa sensibilité aux traitements.

Enfin, le protocole thérapeutique mis en œuvre par l’équipe médicale, en fonction des caractéristiques de la maladie, joue aussi un rôle conséquent sur la survie du patient.

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Statistiques de survie à 5 ans des patients atteints d’un cancer du rein

Avec un taux de survie à 5 ans de 70 %, tous stades confondus, le cancer du rein fait partie des maladies cancéreuses à bon pronostic. Il est toutefois nécessaire de souligner que ces statistiques ne prennent pas compte de tous les facteurs impactant l’espérance de vie. Il s’agit de chiffres généraux, élaborés en fonction d’une tendance de groupe. Aussi, ces statistiques ne doivent pas être appliquées à un patient en particulier.

Seule l’équipe médicale en charge d’un patient peut élaborer un pronostic personnalisé. Pour cause, une moyenne de groupe ne saurait refléter l’espérance de vie de chaque individu du groupe, et on peut observer de fortes disparités au sein d’un même groupe.

Par exemple, l’âge fait varier significativement l’espérance de vie avec un taux de survie nette à 5 ans de 88% pour les patients de moins de 40 ans et de 58% pour les plus de 80 ans, chez qui les options de traitements sont parfois limitées par l’existence de comorbidités. Le stade d’évolution de la maladie moment du diagnostic a également un impact prépondérant, avec un taux de survie à 5 ans de 81% au stade 1 de la maladie, contre 53% au stade 3.

Les statistiques de survie plutôt positives du cancer du rein s’expliquent tant par un diagnostic souvent précoce (dans plus de 50 % des cas) que par la localisation de la tumeur, qui se prête couramment à un traitement radical. En effet, l’être humain étant doté de deux reins, il est souvent possible d’ôter entièrement le rein touché pour éliminer efficacement toutes les cellules cancéreuses de l’organisme, ce qui réduit drastiquement les risques de récidive.

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Évolution de l’espérance de vie des patients atteints d’un cancer du rein

La mortalité relative au cancer du rein a fortement diminué entre 1990 et 2005, avec une survie à 5 ans qui est passée de 57 % à 70 %. Depuis 2005, on observe une amélioration discrète des pronostics chez les patients jeunes et d’âge intermédiaire, mais une légère baisse de l’espérance de vie chez les personnes de plus de 80 ans.

Cette tendance pourrait s’expliquer par l’augmentation de diagnostics précoces permettant une prise en charge plus efficace chez les jeunes patients, dont la santé permet l’usage de thérapies agressives. À l’inverse, il est possible que la prise en charge des patients âgés demeure toujours limitée par l’existence de comorbidités empêchant l’utilisation de thérapies agressives, même en cas de diagnostic précoce.  

Les avancées médicales en immunothérapie, qui ont fortement progressé ces dernières années, apportent de nouveaux espoirs dans la prise en charge du cancer du rein métastatique (de stade très avancé), avec, pour l’heure, l’obtention d’une rémission durable chez 9% des patients.

L’immunothérapie pourrait ainsi devenir une alternative dans la prise en charge des patients les plus âgés ou fragiles, non éligibles à la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie.

Article écrit le 19/04/2023, vérifié par Equipe médicale de l'Institut Privé de Radiothérapie de Metz

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