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La prise en charge du cancer du rein repose habituellement sur la chirurgie oncologique, intervention qui consiste à retirer la tumeur cancéreuse de l’organisme.

Toutefois, les avancées de la médecine oncologique pourraient permettre à de nouvelles thérapies, encore plus efficaces et moins lourdes, de voir le jour dans les années à venir.  

cancer du rein - Diagnostic et traitement

Le cancer du rein : points clés

Environ 15 000 cancers du rein sont diagnostiqués chaque année en France, typiquement chez les patients âgés, avec une moyenne d’âge au diagnostic de 67 ans. C’est une maladie relativement rare qui représente environ 3 % de tous les cancers. Son incidence est 2 fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes.

Le rein est un organe du tractus urinaire dont la fonction principale est de filtrer les toxines présentes dans le sang pour les éliminer dans l’urine. Le corps humain compte 2 reins, situés de chaque côté de la colonne vertébrale, en haut de l’abdomen.

Différentes pathologies cancéreuses peuvent affecter le rein : le carcinome à cellules rénal, le sarcome rénal et le lymphome rénal. Le carcinome à cellules rénal est le plus répandu des cancers du rein.  

Le diagnostic du cancer du rein

Le diagnostic du cancer du rein débute habituellement par une consultation médicale motivée par une hématurie, c’est-à-dire la présence de sang dans les urines. Lorsque le médecin suspecte des lésions rénales, il procède habituellement à un examen clinique (observation et palpation de l’abdomen) et à des examens d’imagerie médicale (scanner et échographie).

Si les examens d’imagerie médicale permettent de déceler une masse suspecte, une biopsie est pratiquée pour en prélever quelques fragments afin d’examiner les cellules qui la composent en laboratoire. L’examen des cellules prélevées lors de la biopsie permet de déterminer si la masse est effectivement une tumeur cancéreuse et, le cas échéant, de quel type de cancer, il s’agit, son stade d’évolution et son grade.  

D’autres examens peuvent être pratiqués dans le cadre du diagnostic du cancer du rein : formule sanguine, biochimie, bilan d’extension, etc. Tous ces examens permettent de réunir davantage d’informations sur la pathologie afin de mettre en œuvre un traitement sur mesure, le plus efficace et le moins lourd possible.  

Les traitements du cancer du rein

Différentes thérapies peuvent être envisagées pour traiter un cancer du rein en fonction des caractéristiques de la tumeur (stade, grade), ainsi que du profil du patient et de ses volontés.

Habituellement, l’ablation chirurgicale de la tumeur est le traitement de première ligne. Elle consiste à ôter la tumeur ainsi qu’une marge de tissus sains autour de cette dernière. L’organisme humain étant doté de 2 reins, il est possible d’enlever entièrement le rein atteint pour réduire efficacement les risques de récidive.

L’ablation d’un rein n’altère pas, ou peu, la qualité de vie.

Le recours à la radiothérapie et à la chimiothérapie est relativement anecdotique dans la prise en charge du cancer du rein, mais dans certains cas, et notamment lorsque le cancer du rein est à un stade avancé de son évolution, d’autres types de traitements complémentaires peuvent intervenir.  

Les dernières avancées dans la prise en charge du cancer du rein

Au rythme des avancées de la recherche en médecine oncologique, la prise en charge du cancer du rein se veut toujours plus précise et personnalisée.

Aussi, la recherche s’attache à identifier des gènes et signatures moléculaires permettant de mieux caractériser certains cancers, de prévoir leur évolution avec plus de précision et de déterminer les traitements les mieux adaptés.

Les thérapies ciblées, chimiothérapies nouvelle génération, offrent également déjà des résultats prometteurs dans la prise en charge de certains cancers du rein. La recherche se concentre notamment sur l’étude des inhibiteurs de mTOR et des bloqueurs de l’angiogenèse, qui peuvent détruire les tumeurs cancéreuses ou ralentir significativement leur croissance, sans provoquer les lourds effets secondaires de la chimiothérapie.

L’immunothérapie, traitement encore au stade des essais cliniques, pourrait également devenir centrale dans la prise en charge du cancer dans les années à venir. Ce traitement, qui consiste à réactiver le système immunitaire pour permettre au corps de se défendre par lui-même contre le cancer, a connu des avancées importantes avec le développement des thérapies ciblées.

Des méthodes de chirurgies mini invasives sont également à l’étude. Ces dernières pourraient permettre d’éliminer la tumeur de l’organisme, offrant ainsi les mêmes résultats que la chirurgie conventionnelle, sans son caractère invasif. L’enjeu est d’étendre les indications de la chirurgie même aux patients fragiles et non éligibles à une opération invasive. Parmi ces nouvelles chirurgies mini-invasives, on compte la chirurgie robotique, les ultrasons à haute intensité et la thermothérapie. La radiothérapie stéréotaxique (radiochirurgie), elle aussi, peut être considérée comme une chirurgie mini invasive.

La radiothérapie stéréotaxique est une nouvelle technique de radiothérapie ultra précise, permettant d’administrer des doses d’irradiations significativement plus élevées, susceptibles de détruire entièrement une petite tumeur localisée.

Article écrit le 28/08/2023, vérifié par Centre Finistérien de Radiothérapie et d'Oncologie

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