#Actualité médicale#Clinique Bon Secours - Le Puy-en-Velay
07/05/2026
« L’Eveil de la Haute-Loire met à l’honneur la Clinique Bon secours à l’occasion des premières interventions de robotique digestive au sein de l’établissement
La clinique Bon Secours, franchit une nouvelle étape dans l'innovation médicale avec la réalisation de ses premières interventions de chirurgie robotique digestive.
Une technologie de pointe au service de la chirurgie digestive
Cette semaine, le docteur Patrick Seulin, chirurgien digestif à la clinique Bon Secours, a réalisé avec succès deux interventions robotiques pour des cures de hernie hiatale. L'une des patientes opérées, âgée de 42 ans, souffrait de complications liées à cette pathologie bénigne mais invalidante.
Pour ces premières interventions, le Dr Seulin était accompagné du professeur Jean-Pierre Faure, du CHU de Poitiers, agissant en tant que "proctor" (expert), ainsi que d'un ingénieur d'application de la société Intuitive. L'utilisation du robot chirurgical Da Vinci X, acquis au printemps 2025 pour un million d'euros avec le soutien de la Région Auvergne Rhône-Alpes, permet une visualisation exceptionnelle en 3D et une précision accrue des gestes chirurgicaux.
« L'intérêt du robot pour ce type d'intervention délicate est d'avoir une excellente visualisation, avec un grossissement bien supérieur à la cœlioscopie. »
— Dr Patrick Seulin, chirurgien digestif, clinique Bon Secours
Le robot, qui agit comme un télémanipulateur contrôlé par le chirurgien, offre une dextérité supérieure grâce à ses quatre bras articulés.
Des bénéfices majeurs pour les patients
Le déploiement de la chirurgie robotique s'accompagne de nombreux avantages cliniques, comme le détaille le docteur Largeron, responsable de la commission médicale d'établissement :
- Récupération accélérée : les durées d'hospitalisation sont raccourcies.
- Chirurgie moins invasive : les cicatrices sont plus petites, voire invisibles
- Moins de complications : les risques d'infections et les pertes sanguines sont réduits.
- Moins de douleurs : le traumatisme opératoire étant limité, l'administration d'antalgiques est diminuée.
Une dynamique de formation et de développement pluridisciplinaire
L'intégration de cette technologie nécessite une formation rigoureuse des équipes médicales et paramédicales. Le Dr Seulin s'est formé à Strasbourg et en interne, assisté par des infirmières référentes.
Déjà bien implantée en urologie depuis 2020 avec un précédent modèle, la chirurgie robotique à la clinique Bon Secours va s'étendre à d'autres spécialités. En chirurgie digestive, elle sera prochainement appliquée aux colectomies, sigmoïdectomies et cures de prolapsus rectal. De plus, la gynécologie, nouvelle activité au sein de l'établissement, bénéficiera de cette technologie dès le mois de juin avec l'arrivée du Dr Eléa Ponsin-Vachez, actuellement en formation.
Benoît Lhoste, directeur de la clinique, souligne que cet investissement est « totalement intégré au développement médico-économique de l'établissement », malgré un reste à charge identique pour le patient et une base de remboursement de l'Assurance Maladie alignée sur la cœlioscopie.


