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#Coronavirus#CMC Tronquières

20/04/2020

Les internes en faculté de médecine interviennent auprès du personnel soignant pendant la crise

Des étudiants pour renforcer les effectifs

Ils ne sont pas encore diplômés mais sont présents tous les jours depuis le début de cette crise sanitaire. Ils sont internes en médecine à la faculté de Clermont-Ferrand. Quelle que soit leur spécialité, il leur a fallu une bonne dose d'adaptation pour répondre présent auprès des professionnels. « C'est le fonctionnement normal de l'internat, ils sont en stage tout au long de l'année, explique Jean-François Collin, président de l'Ordre des médecins du Cantal, mais là, ils sont avec nous et nous épaulent. » Les étudiants en internat mais aussi les remplaçants, ceux qui ont terminé leurs études mais n'ont pas encore soutenu leur thèse.

Sébastien Prat est en troisième et dernière année d'internat. Il est en stage avec un praticien libéral. Mais il effectue quelques consultations au centre mis en place au collège de la Ponétie. « Étant donné la situation du département, nous ne croulons pas sous le travail : ni au centre, ni en cabinet. Mais, ça crée des nouvelles façons de travailler, notamment avec les téléconsultations par Skype ou téléphone », explique le futur médecin. Alors, comme toutes les professions, Sébastien Prat adapte ses méthodes de travail à cette crise. L'écoute est aussi de mise. « Finalement, il faut beaucoup rassurer », explique-t-il.

Dans cette période un peu plus calme, le professionnel en devenir peut en profiter pour avancer son travail académique.

Sa camarade de promotion, Amélie Fau, a aussi été dans l'obligation de s'adapter et ce, très rapidement. « Mon stage devait être mixte mais je suis partie plus tôt aux urgences finalement », commence la jeune femme. Alors, Amélie répartit ses semaines de travail entre la régulation au Samu, les urgences Covid et les urgences hospitalières.

Au sein du centre hospitalier Henri-Mondor, l'interne a constaté un climat différent de celui qu'elle a connu lors de ses précédentes expériences mais « nous avons une équipe solide, ça aide ».

Pour les aider psychologiquement, la cellule d'urgence médico-psychologique de l'hôpital n'est jamais loin. Des psychologues sont disponibles si jamais les soignants éprouvent le besoin de se confier sur ce qui ne va pas.

Tous les étudiants interviewés en profitent pour voir le côté positif de la situation. « C'est une expérience enrichissante, nous apprenons énormément », affirment-ils, à plusieurs voix.

Chacun tient à souligner l'accompagnement quotidien des cadres de santé, médecins, infirmiers et tous les professionnels qui les aident tout au long de cette période. Le centre hospitalier explique avoir « besoin de ces forces vives, tout le monde doit s'adapter et c'est une très bonne chose de pouvoir compter sur ces différents étudiants ».

Ils sont entre 40 et 50 étudiants en soins infirmiers ou aides-soignants à avoir répondu à l'appel du centre hospitalier Henri-Mondor et du centre médico-chirurgical (CMC) de Tronquières afin de renforcer les équipes.

« Leur engagement professionnel est à saluer », certifie Marie-Christine Malbert, la directrice de l'Institut de formation aux soins infirmiers (Ifsi) d'Aurillac. Parmi ces professionnels en devenir, il y a Alexandra, en formation professionnelle pour devenir infirmière. Elle est en deuxième année de cursus et travaille actuellement au CMC. « C'est une nouveauté pour tout le monde mais l'expérience est enrichissante. » Effectivement, les plans blancs déclenchés dans les différents hôpitaux et cliniques français n'excèdent pas trois jours en général. « Là, il faut faire preuve d'une grande adaptation », poursuit l'étudiante.

Tous les élèves infirmiers ont été mobilisés dans les services où il y avait le plus besoin de renforts. Au centre hospitalier, ce sont donc « les services de gériatrie, de réanimation, de radiologie qui ont reçu les renforts des étudiants », liste la directrice de l'Ifsi. Comme Marianne, qui a été appelée en réanimation dès le début de la crise. « J'y avais déjà fait un stage, l'équipe nous a bien accueillis. Après deux semaines à trois, nous avons demandé à la direction d'être plus nombreux pour pouvoir assurer nos cours, nos partiels et notre mémoire de fin d'étude », explique-t-elle.

Alors, deux à trois jours par semaine, les étudiants travaillent aux côtés des soignants professionnels. « C'est une sacrée aventure, c'est gratifiant d'être au front et c'est une certaine fierté d'avoir été appelée », souligne Marianne.

Paru le 18 avril 2020 dans La Montagne - Estelle Lévêque / estelle.leveque@centrefrance.com