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Fraises, kiwi, chocolat… Certains aliments du quotidien peuvent déclencher des réactions parfois sévères. Pour mieux informer le grand public, le Dr Maxime Hosotte, allergologue à l’Hôpital Privé Nancy Lorraine, répond aux interrogations les plus courantes et apporte des conseils pratiques dans plusieurs articles publiés sur Doctissimo.

allergie fraises

Allergie aux fraises : intolérance ou vraie allergie ?

Urticaire, rougeurs, démangeaisons, picotements dans la bouche… Ces réactions surviennent parfois après la consommation de fraises. Pourtant, dans la majorité des cas, il ne s’agit pas d’une allergie mais d’une intolérance à l’histamine, généralement bénigne.

La véritable allergie aux fraises existe, mais elle reste rare. Elle peut entraîner des symptômes cutanés (eczéma, urticaire), digestifs (maux de ventre, diarrhée, vomissements) ou respiratoires (rhinite, asthme), avec un risque de réaction sévère comme le choc anaphylactique.

Le diagnostic repose sur un bilan allergologique comprenant notamment le prick-test. En cas d’allergie confirmée, l’éviction des fraises est nécessaire. À l’inverse, en cas d’intolérance à l’histamine, la consommation en petite quantité reste possible, surtout chez l’enfant dont les symptômes peuvent disparaître avec le temps.

Enfin, il existe des risques d’allergies croisées, notamment avec le pollen de bouleau ou certaines variétés de tomates, en raison de protéines similaires.

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Allergie au kiwi : une allergie de plus en plus fréquente

Picotements dans la bouche, urticaire, gêne respiratoire ou même crise d’asthme… l’allergie au kiwi est aujourd’hui l’une des plus courantes dans le monde, et elle peut parfois être sévère. Le Dr Maxime Hosotte, allergologue à l’Hôpital Privé Nancy Lorraine, rappelle que ce fruit ne contient pas moins de 13 allergènes identifiés, dont certains sont responsables de réactions graves.

La plupart des symptômes sont localisés dans la bouche (picotements, rougeurs, aphtes), mais il existe aussi des formes généralisées : urticaire, vomissements, angiœdèmes, voire choc anaphylactique.

Le diagnostic repose sur un prick-test ou un dosage sanguin des IgE spécifiques. Toutefois, ces examens peuvent manquer de sensibilité. De nouvelles approches utilisent les allergènes recombinants, qui permettent d’affiner le diagnostic et d’identifier les allergies croisées.

Ces réactions croisées sont fréquentes, notamment avec le pollen de bouleau et de graminées (syndrome d’allergie orale), mais aussi avec le latex, la banane, l’avocat ou la noisette.

En cas d’allergie confirmée, le traitement repose sur l’éviction du kiwi. Les patients les plus à risque doivent disposer d’une trousse d’urgence (antihistaminiques et stylo d’adrénaline). Il n’existe pas de protocole de désensibilisation spécifique au kiwi, mais une désensibilisation au pollen peut parfois réduire l’intensité des réactions.

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Allergie au chocolat : mythe ou réalité ?

Le chocolat fait partie des aliments préférés des Français, mais peut-il vraiment être responsable d’une allergie ? Le Dr Maxime Hosotte, allergologue à l’Hôpital Privé Nancy Lorraine, rappelle que la véritable allergie au chocolat, c’est-à-dire au beurre de cacao, est extrêmement rare.

La plupart du temps, ce ne sont pas les fèves de cacao qui posent problème, mais les ingrédients ajoutés : lait, fruits à coque, arachides ou encore soja, qui sont des allergènes alimentaires bien connus. Les réactions peuvent aller de simples démangeaisons à des troubles digestifs, respiratoires ou, dans les cas les plus graves, à un choc anaphylactique.

️ Attention à ne pas confondre allergie et intolérance : certaines personnes présentent une intolérance à l’histamine, naturellement présente dans le chocolat. Dans ce cas, les symptômes (rougeurs, picotements, maux de tête, troubles digestifs) surviennent surtout après une consommation importante, sans mécanisme allergique en jeu.

Le diagnostic repose sur un prick-test cutané, qui peut inclure non seulement le beurre de cacao, mais aussi les ingrédients contenus dans le chocolat consommé. En cas d’allergie confirmée, le traitement repose sur l’éviction stricte de l’aliment concerné. Pour les allergies aux fruits à coque, une désensibilisation spécifique peut être proposée, mais il n’existe pas de protocole de désensibilisation pour le chocolat lui-même.

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Le prick test : un allié pour identifier vos allergies

En cas de doute sur une réaction alimentaire, il est important de consulter un allergologue. Le prick test, un examen cutané simple et rapide, permet de détecter les allergènes responsables et de différencier allergies et intolérances.

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