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#Actualité médicale#Hôpital Privé Océane - Vannes

17/07/2026

Vannes Quand la rééducation se fait avec l’hôpital à la maison

Caroline LafargueIl existe depuis janvier 2024, porté par le groupe Elsan à Océane. Le service d’hospitalisation à domicile pour la rééducation et réadaptation des patients du pays de Vannes réunit médecins, kinés, ergothérapeutes, et coach en activité adaptée.

« Ah, Monsieur Parkinson est de sortie ! » Garée sur son fauteuil, entre sa table de salon et le buffet, Mme G., 63 ans, se concentre pour soulever un poids. « Dès que je suis avec quelqu’un, ça bouge. C’est l’émotion », explique la patiente, faisant référence à ses gestes désordonnés. « J’ai pris un peu de muscles dans les bras » Mme G. a été hospitalisée pendant trois mois pour cinq fractures en peu de temps, consécutives à une chute liée à sa maladie de Parkinson. Depuis quatre semaines, elle est hospitalisée à domicile pour sa rééducation. Devant elle, Alban Brière, son professeur d’activité physique adaptée (libéral), lui montre les gestes et l’enhardit.? « C’est un effort, mais ce n’est pas désagréable. J’ai pris un peu de muscles dans les bras », commente-t-elle, sous l’œil approbateur du Dr Julie Le Gars, médecin coordonnatrice du service de rééducation et réadaptation en hospitalisation à domicile (HAD) du pays de Vannes, piloté par le groupe privé Elsan. Le service soigne aujourd’hui des patients de 14 à 96 ans, qui ont chuté en raison de leurs troubles neurologiques, ont fait un AVC, ont été amputés, etc. « Il y a des patients qui n’étaient pas pris en charge avant, comme ceux atteints de la maladie de Charcot, dès le diagnostic ; ou les douloureux chroniques - il y a trois ans d’attente pour le centre antidouleur de l’hôpital de Vannes », souligne Julie Le Gars. Avant la création de ce service, en janvier 2024, la convalescence de Mme G. se serait limitée à des visites d’un kinésithérapeute libéral. En HAD, en plus du kiné, l’Assurance maladie prend aussi en charge l’activité physique adaptée et les visites de l’ergothérapeute - qui a adapté la chambre et la salle de bain de Mme G. à ses capacités physiques, soit en tout cinq visites par semaine. C’est son mari qui ouvre la porte à ce ballet de soignants. « Ça fait du monde à la maison, ça me perturbe pour elle », confie-t-il, un peu las. Une réadaptation dans la réalité du logement Même si la HAD est d’astreinte 24 heures sur 24, la présence continue au côté du malade repose de facto sur l’entourage. C’est à la fois un avantage et un inconvénient. « À la maison, les décisions thérapeutiques sont plus réfléchies, le patient peut en discuter posément avec son entourage. On ne peut rien lui imposer », note Julie Le Gars. Et la réalité du logement permet une réadaptation sur mesure. « Le retour à domicile évite de perdre du temps sur des acquis travaillés à l’hôpital, qui peuvent se révéler impossibles, comme un déambulateur qui ne passerait pas à cause de meubles encombrants », souligne Karine Théoument, l’une des deux kinés coordonnatrices. Un écosystème bénéfique pour la rééducation de Mme G. « Dans sa situation, la plupart des patients n’auraient pas remarché. Elle en veut, remarque Julie Le Gars. On aura une petite progression qu’on n’aurait pas eue sans la HAD ». 

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Alban Brière, le coach d’activité physique adaptée, en pleine séance avec Mme G., atteinte de la maladie de Parkinson et hospitalisée à domicile. Le service de HAD, hébergé à l’hôpital privé Océane, comprend médecin, infirmières et kinés coordonnatrices. Les intervenants à domicile sont des soignants libéraux, qui connaissent déjà le patient et assureront son suivi à long terme.