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✅Résumé sur l'alimentation et le cancer du sein : 

L’alimentation joue un rôle majeur dans la prévention du cancer du sein et dans le soutien des traitements. Sans être une solution miracle, une alimentation saine, riche en fibres, fruits et légumes, associée à une activité physique régulière, pourrait réduire le risque de survenue de plusieurs cancers, y compris le cancer du sein. En effet, Les données de l’INCa et du WCRF indiquent que jusqu’à 30 à 40 % des cancers pourraient être évités par une meilleure hygiène de vie (alimentation, activité physique, poids, alcool, tabac). La part spécifique attribuée à la seule alimentation varie selon le type de cancer, et elle est estimée à environ 20 % pour l’ensemble des cancers, mais ce chiffre est plus difficile à préciser pour le seul cancer du sein.

Cet article vous explique quels aliments privilégier pour rester le plus possible en bonne santé, lesquels limiter ou éviter, et comment adapter votre régime pendant la chimiothérapie, la radiothérapie ou l’hormonothérapie.

Des conseils pratiques, menus types et exemples concrets vous aideront à mieux manger pour soutenir votre corps.

Aliments et cancer du sein : ce que dit la science

illustration pour le cancer du sein avec un calendrier en bas en office de support et une paire de soutien-gorge rose au dessus avec le symbole du cancer du sein le tout sur un fond rose

Le cancer du sein touche une femme sur huit au cours de sa vie. Ses causes sont multiples : âge, hérédité, facteurs hormonaux ou environnementaux. Mais l’alimentation et le mode de vie jouent aussi un rôle dans le risque de cancer et dans la qualité de vie après un diagnostic de cancer.

Selon l'institut britannique, il existe une étude de 2016 qui montre que "les femmes les plus actives physiquement avaient un risque de cancer du sein inférieur de 12 à 21 % à celui de celles qui étaient les moins actives physiquement."

Cancer et nutrition : pourquoi ce que vous mangez a un impact

Une alimentation déséquilibrée peut favoriser l’inflammation chronique et les déséquilibres hormonaux, deux mécanismes impliqués dans le développement de plusieurs types de cancer, notamment les cancers hormonodépendants.

À l’inverse, une alimentation riche en fibres favorise un microbiote intestinal sain, ce qui pourrait moduler favorablement certaines réponses immunitaires. Cependant, il n’est pas scientifiquement établi que les fibres « renforcent » à elles seules l’immunité de manière mesurable.

Les femmes ménopausées en surpoids ou souffrant dobésité ont, selon les études, un risque plus élevé de développer un cancer du sein hormonodépendant. En cause : le tissu adipeux devient, après la ménopause, une source importante d’œstrogènes.

Prévenir le cancer par l’alimentation : les recommandations officielles

Les rapports conjoints INCa / Société Française de Nutrition Clinique insistent sur un message simple : « Une alimentation variée, majoritairement végétale et pauvre en alcool, constitue un levier accessible pour réduire le risque de cancer. »

À privilégier :

  • Fruits et légumes à chaque repas (au moins 5 portions/jour).
  • Céréales complètes, légumineuses, noix et graines.
  • Poissons, volailles, œufs, tofu ou soja naturel comme sources de protéines.
  • Huiles végétales riches en oméga-3 et 9 (colza, noix, olive).

À limiter :

  • Alcool, même à faible dose : un verre par jour suffit à augmenter le risque.
  • Viande rouge (≤ 500 g/semaine).
  • Charcuteries et viandes transformées.
  • Produits ultra-transformés riches en sel, sucres et additifs.
     

4 aliments étudiés pour leurs effets protecteurs contre les mécanismes favorisant le cancer

Il n’existe pas d’aliment miracle , mais certains produits naturels pourraient aider à freiner la prolifération cellulaire et à protéger le corps des radicaux libres :

  1.  Brocoli et choux : riches en sulforaphane, un composé étudié pour ses effets protecteurs sur les cellules.
  2. Ail cru : favorise la détoxification hépatique et stimule l’apoptose (mort naturelle des cellules cancéreuses).
  3. Baies rouges (myrtilles, framboises, grenades) : sources de polyphénols antioxydants.
  4. Curcuma : anti-inflammatoire naturel reconnu, notamment en synergie avec le poivre noir.

     

20 aliments dont la consommation excessive est associée à une augmentation du risque de certains cancers

Selon le rapport INCa 2024, une consommation excessive de ces produits augmente les risques:

  • Alcool
  • Viandes rouges et transformées
  • Charcuteries (bacon, saucisson, jambon)
  • Plats cuisinés industriels
  • Viennoiseries, biscuits et gâteaux du commerce
  • Boissons sucrées ou light
  • Barres chocolatées industrielles
  • Chips et snacks salés
  • Crème entière et fromages très gras
  • Sodas, bonbons et confiseries
  • Aliments frits ou panés
  • Viande cuite à haute température 

Le point commun : trop de matières grasses saturées, de sel, de sucre et d’additifs qui entretiennent le surpoids et l’inflammation.

Quelle alimentation adopter en cas de cancer du sein ?

Cancer du sein hormonodépendant et aliments à éviter

Les cancers hormonodépendants (environ 70 à 80 % des cas) sont sensibles aux variations hormonales.
L’alimentation peut influencer cette régulation :

  • Limiter l’alcool, qui augmente le taux d’œstrogènes.
  • Réduire les graisses animales (crème, beurre, charcuterie).
  • Maintenir un poids santé pour éviter une production excessive d’hormones par le tissu adipeux.
  • Le soja naturel (tofu, lait de soja non sucré), consommé avec modération, pourrait même être bénéfique, selon certaines études d’observation. Toutefois, son utilisation doit être discutée avec un médecin, surtout dans le cadre d’un cancer hormonodépendant.

Les aliments à base de soja naturel (tofu, edamame, lait de soja non sucré) sont généralement considérés comme sûrs en quantités modérées, même chez les femmes ayant eu un cancer du sein, sauf contre-indication médicale.

En revanche, les compléments à base d’isoflavones de soja sont à éviter sans avis médical, en raison de leur effet œstrogénique potentiel.

Aliments contre-indiqué pendant une chimiothérapie

Pendant la chimiothérapie, le système immunitaire est fragilisé. Certains aliments peuvent augmenter le risque d’infection :

À éviter :

  • Viandes, poissons et fruits de mer crus (sushis, tartares).
  • Œufs crus, mayonnaise maison.
  • Fromages au lait cru.
  • Jus non pasteurisés.
  • Aliments fermentés non pasteurisés.

À privilégier :

  • Cuissons complètes (vapeur, four, mijoté).
  • Fruits et légumes bien lavés.
  • Repas riches en protéines (œufs, légumineuses, poisson cuit).
  • Hydratation importante : eau, bouillons, tisanes, jus naturels.

Alimentation et chimiothérapie : soutenir son corps

Face aux effets secondaires (nausées, perte d’appétit, goût métallique), il est essentiel d’adapter son régime alimentaire :

  • Fractionner les repas (5 à 6 fois/jour).
  • Privilégier les aliments doux et digestes : purées, compotes, soupes, yaourts.
  • Ajouter des sources d’énergie : riz, pain complet, huile d’olive.
  • Enrichir les plats avec fromage blanc, œuf ou poudre d’amande pour maintenir la masse musculaire.
     

Banane et chimiothérapie : une alliée douce

La banane est un fruit particulièrement bien toléré pendant les traitements anticancéreux. Riche en glucides simples, en potassium et en vitamines du groupe B, elle aide à prévenir la fatigue, à apaiser l’estomac et à compenser les pertes en minéraux souvent liées aux nausées ou aux vomissements.
Selon les recommandations nutritionnelles de l’Institut National du Cancer ( INCA ) sur l’alimentation pendant les traitements, la banane fait partie des aliments conseillés pour maintenir l’énergie et favoriser la récupération. Elle ne constitue pas un traitement en soi, mais un aliment de soutien utile pour améliorer le confort digestif et le bien-être des patientes sous chimiothérapie.

 la banane est riche en glucides simples, potassium et vitamines du groupe B, bien tolérée quand l’appétit baisse, mais ce n’est pas un traitement, juste un aliment de soutien.

Fromage blanc et cancer : un bon choix nutritionnel

Le fromage blanc nature est un excellent allié nutritionnel pendant la chimiothérapie. Riche en protéines et en calcium, il aide à préserver la masse musculaire et à couvrir les besoins nutritionnels, notamment lorsque l’appétit diminue. Selon les recommandations de l’Institut National du Cancer ( INCa – Votre alimentation pendant les traitements ), les laitages comme le yaourt, le lait ou le fromage blanc font partie des aliments à privilégier pour leurs apports essentiels pendant les traitements.
Le réseau NACRe souligne également que le fromage blanc peut être un moyen simple d’enrichir un repas léger en protéines, notamment lors des collations. En cas de troubles digestifs ou d’intolérance au lactose, il est possible de le remplacer par des yaourts sans lactose ou des alternatives végétales enrichies en calcium.
Le Centre Léon Bérard recommande enfin de l’intégrer dans des desserts doux ou collations enrichies, pour allier plaisir et nutrition.

D’après les recommandations de l’INCa, de la Ligue contre le cancer et du Centre Léon Bérard, certains aliments simples peuvent aider à mieux supporter les traitements :

  • La banane est douce pour l’estomac et riche en potassium ; elle est souvent conseillée par les diététiciens hospitaliers en cas de nausées ou fatigue.
  • Le fromage blanc nature, source de protéines et de calcium, reste un bon choix si bien toléré, avec possibilité d’alternatives végétales enrichies.

Hormonothérapie et aliments à éviter

Pendant une hormonothérapie, quelques précautions :

  • Limiter l’alcool et les graisses animales.
  • Éviter les compléments à base de soja sans validation médicale.
  • Privilégier une alimentation équilibrée et riche en fibres

Aliments à éviter en radiothérapie

Aucune interdiction spécifique pour une radiothérapie du sein, mais si la zone irradiée touche l’appareil digestif :

  • Éviter les aliments gras, épicés ou fermentescibles (choux, oignons).
  • Favoriser les fibres solubles (avoine, banane, compote).
     

Radiothérapie prostatique : régime alimentaire conseillé

Pour les patients en radiothérapie pelvienne (prostate, côlon...) :

  • Privilégier les aliments légers et riches en fibres solubles.
  • Éviter alcool, épices fortes et fritures.
     

Recettes pour malades du cancer

Pendant les traitements, l’alimentation joue un rôle essentiel pour préserver les forces, limiter les effets secondaires et maintenir le plaisir de manger.
Certaines recettes simples et équilibrées peuvent aider à mieux supporter les nausées, la fatigue ou la perte d’appétit.

Parmi les préparations recommandées par la Fondation contre le cancer  , le velouté gingembre-carotte est apprécié pour ses vertus anti-nausées et sa richesse en bêta-carotène, bénéfique pour les défenses naturelles. La crème de riz à la compote, douce et digeste, constitue une collation nourrissante pour les jours de grande fatigue ou de sensibilité digestive.

Des menus types, comme ceux proposés par Biogaran et Nutrition.aujourdhui.com, montrent qu’une alimentation équilibrée et variée peut être maintenue tout au long de la semaine :
poissons vapeur, volailles rôties, légumineuses, céréales complètes et desserts légers (comme le fromage blanc au miel local) composent une base nutritionnelle adaptée pour soutenir l’organisme pendant le traitement.

Menu semaine anti-cancer

illustration de plusieurs aliments

Jour Exemple de repas équilibré
Lundi Saumon vapeur + quinoa + courgettes
Mardi Poulet au four + lentilles + haricots verts
Mercredi Omelette + riz complet + salade de fruits rouges
Jeudi Filet de poisson + légumes vapeur + compote
Vendredi Pâtes complètes + tofu + brocolis
Week-end Plat plaisir maison + dessert léger (fromage blanc + miel local)

Préciser que ces sites peuvent proposer des idées de menus mais ne remplacent pas l’avis d’un diététicien spécialisé. Pour les patients en traitement anticancéreux, il est préférable de s’appuyer sur les recommandations de réseaux spécialisés (INCa, NACRe, Centres de lutte contre le cancer).

Perte d’appétit pendant un cancer : comment réagir

  • Mangez en petites quantités, mais souvent.
  • Privilégiez les aliments riches en énergie et protéines.
  • Évitez de manger trop vite.
  • Si la perte d’appétit persiste, parlez-en à votre médecin traitant : une alimentation par perfusion peut être envisagée temporairement.

     

Manger trop vite et risque de cancer

Manger trop vite peut favoriser la surconsommation calorique et donc le surpoids, qui est lui-même un facteur reconnu de risque accru de cancer du sein après la ménopause.
Prenez le temps de mâcher : cela améliore la digestion et aide à écouter les signaux de satiété.

Alimentation après un cancer du sein : retrouver l’équilibre

Après les traitements, l’objectif est de :

  • Maintenir un poids santé.
  • Continuer une alimentation riche en légumes, fibres et protéines maigres.
  • Pratiquer une activité physique régulière (marche, yoga, natation).
  • Limiter à nouveau l’alcool et les sucres ajoutés.

     

Cette hygiène de vie soutient la récupération, améliore la qualité de vie et aide à prévenir une récidive.

Alimentation et cancer du sein : études et ressources fiables

L’alimentation ne guérit pas le cancer, mais elle aide le corps à mieux se défendre, à tolérer les traitements et à retrouver de la vitalité.
Une alimentation équilibrée, riche en végétaux, pauvre en alcool et en produits industriels, associée à l’activité physique, reste aujourd’hui la recommandation la plus solide pour réduire le risque de cancer du sein et améliorer la qualité de vie.

Sources et références scientifiques

  1. Institut National du Cancer (INCa)Nutrition, activité physique et prévention des cancers, 2024. Rapport d’activité 2024 INCa Cancer
  2. Fondation ARC pour la Recherche sur le CancerNutrition et cancer : recommandations pratiques, 2024. Page Web Fondation ARC fondation-arc.org
  3. Société Française de Nutrition Clinique (SFNEP)Recommandations nutritionnelles pour les patientes atteintes de cancer, 2023. reseaunacre.eu
  4. American Cancer Society (ACS)Dietary Patterns and Breast Cancer Risk, 2023.
  5. National cancer Institute :  Cancer Research Fund+2
  6. INCa – Votre alimentation pendant les traitements (PDF) Les laitages (yaourt, fromage blanc, lait) sont intéressants pour leurs protéines et leur calcium.
  7. Le fromage blanc nature est un bon moyen d’enrichir un repas léger en protéines.  NACRe – Conseils pendant le cancer
  8. Utilise le fromage blanc dans les collations enrichies et desserts doux. Centre Léon Bérard – Recettes et menus de diététiciens
  9. Utilise le fromage blanc dans les collations enrichies et desserts doux. Centre Léon Bérard – Recettes et menus de diététiciens
  10. Institut National du Cancer+1
  11. World Cancer Research Fund (WCRF)Breast Cancer Report, 2024.  Télécharger le rapport PDF World Cancer Research Fund+1
  12. Breast Cancer Research Foundation (BCRF)Diet and Breast Cancer Risk, 2023. Page Web BCRF Breast Cancer Research Foundation+1

Vos questions les plus fréquemment posées sur l'alimentation et cancer du sein : 

Quels fruits consommer pendant un cancer du sein ou une chimiothérapie ?

Voici quelques recommandations accompagnées de précautions importantes  concernant la consommation de fruits pendant un traitement pour Cancer du sein (chirurgie, chimiothérapie, hormonothérapie, etc.). Ces conseils ne remplacent pas l’avis individualisé d’un oncologue ou d’un(e) diététicien(ne) en oncologie, mais peuvent aider à orienter vers des choix judicieux: 

  • Baies (myrtilles, framboises, mûres, fraises) : riches en antioxydants, vitamine C, fibres.
  • Pommes (de préférence avec la peau si tolérée) : apport en fibres, douceur, faciles à digérer.
  • Bananes : texture douce, bon apport en potassium, utiles si fatigue ou nausées.
  • Oranges ou agrumes doux (si bouche, gencives, estomac le permettent) : vitamine C, liquide, goût agréable.
  • Fruits très colorés (mangue, papaye, melon orange/jaune) : bêta-carotène, autres phytonutriments qui peuvent contribuer à un bon état nutritionnel. 

Pourquoi ces choix ?

  • Pendant le traitement, l’organisme a souvent besoin de plus de protection antioxydante, de bons apports en vitamines/minéraux, de fibres pour la digestion, et de fruits « faciles à manger » en cas de fatigue, bouche sèche, nausées…
  • Ces fruits sont également souples (souvent plus faciles à mâcher), peuvent être consommés en morceaux, en purée ou en smoothie si besoin.
  • Ils contribuent à un bon équilibre alimentaire : le traitement augmente les besoins en protéines, mais les fruits et les légumes jouent un rôle dans la qualité globale de l’alimentation. 

Quelques précautions à connaître :

  • Les fruits très acides ou à texture rugueuse peuvent irriter la bouche ou la gorge si vous avez des ulcères, des muqueuses sensibles, une bouche sèche (souvent effet secondaire de la chimiothérapie). Par exemple : agrumes très acides, ananas cru, fruits à peau très rugueuse.
  • En cas de neutropénie (nombre de globules blancs très bas : risque accru d’infection), il faut redoubler de vigilance sur la sécurité alimentaire : bien laver les fruits, éviter ceux qui ont été stockés longtemps, abîmés, ou préparés sans hygiène stricte.
  • Certains fruits, comme le pamplemousse, peuvent interagir avec certains médicaments de chimiothérapie ou d'hormonothérapie. Parlez-en impérativement à votre équipe médicale avant d'en consommer.
  • En cas de nausées, vomissements, goût altéré, il peut être préférable de choisir des fruits très doux, froids ou en smoothie, ou encore de les consommer en petites portions fréquentes. 

Il n’existe pas de fruit « miracle » qui remplacera un traitement ; mais un bon apport en fruits et légumes est associé à de meilleurs résultats nutritionnels, à une meilleure tolérance aux traitements, et à une meilleure qualité de vie. Il est important de s'adapter à l’état précis du patient (traitement, effets secondaires, statut nutritionnel).

Quels aliments peuvent aider à lutter contre les cellules cancéreuses ?

Il est très important de rappeler que aucun aliment seul ne “guérit” un cancer, mais certains aliments peuvent soutenir la santé, la prévention ou la gestion du risque. Il faut toujours combiner avec les traitements médicaux, l’avis oncologique et la diététique spécialisée.

Un régime riche en légumes, fruits, légumineuses, grains entiers est associé à une réduction du risque de plusieurs cancers.

selon la World Cancer Research Fund (WCRF) et la American Institute for Cancer Research (AICR) : « Make whole grains, vegetables, fruit and beans a major part of your daily diet. »

  • Remplir au moins la moitié de votre assiette avec des légumes + fruits (variés en couleurs) à chaque repas.
  • Privilégier grains entiers plutôt que raffinés.
  • Intégrer des légumineuses (~2 à 3 fois par semaine) comme source de protéines végétales.
  • Limiter viandes rouges/processées, sucres ajoutés, boissons alcoolisées.
  • Choisir des poissons gras, des noix, ou graines pour les bonnes graisses.
  • Maintenir un poids corporel sain + activité physique régulière (car le surpoids est un facteur de risque de cancer).
  • Avant/pendant traitement (chimio, hormonothérapie) : adapter selon tolérance digestive, bouche, goût, etc.
  • Toujours consulter un diététicien spécialisé en oncologie pour adapter selon votre situation spécifique.

Peut-on boire du café pendant une chimiothérapie ?

Oui, il est généralement possible de boire du café pendant une chimiothérapie, mais avec certaines précautions importantes à adapter à votre situation personnelle (traitement donné, effets secondaires, état nutritionnel, etc.). Voici ce qu’il faut retenir et pourquoi consulter son équipe soignante avant tout changement.

Conseils pratiques si vous buvez du café : 

  • Commencez par une petite quantité (ex. 1 tasse par jour) et observez comment vous vous sentez (digestion, nausées, sommeil).
  • Privilégiez un café de bonne qualité, et évitez d’ajouter beaucoup de sucre ou de crème si vous avez des restrictions caloriques ou des effets secondaires digestifs.
  • Si vous avez des troubles digestifs (reflux, ulcères de la bouche, muqueuses fragiles) ou des troubles du sommeil/fatigue aggravée, il peut être préférable de passer à un café décaféiné ou à une boisson tiède sans caféine.
  • Buvez parallèlement suffisamment d’eau (ou boissons sans caféine) pour assurer une bonne hydratation.
  • Informez votre diététicien-oncologue ou oncologue que vous prenez du café, pour qu’il/elle intègre cela dans votre plan nutritionnel et surveille les effets secondaires.

Peut-on manger avant une chimiothérapie ?

Oui, dans la plupart des cas, on peut et il est recommandé de manger avant une séance de chimiothérapie, mais avec certaines précautions.

Recommandations pratiques — avant la séance de chimiothérapie

Voici ce qu’on peut conseiller :

  • Quand ? Environ 1 à 2 heures avant la séance, selon votre tolérance.
  • Que manger ? 
     
    • Un repas ou snack léger contenant une protéine maigre (œuf poché, yaourt nature, petit fromage frais) et un glucide facile à digérer (toast, riz blanc, pain complet bien toléré) et quelques légumes ou fruits doux si possible. Par exemple : œuf poché + toast + banane.
    • Évitez les aliments très gras, très épicés, très riches — ils sont plus difficiles à digérer et peuvent augmenter le risque de nausée.
  • Hydratation : Buvez suffisamment avant la séance pour éviter la déshydratation, sauf si un avis médical spécifique vous demande de limiter.
  • Planification : Si vous savez que vous allez être à l’hôpital longtemps, apportez un petit snack léger que vous supportez bien.
  • Adaptation personnelle : Si vous avez déjà des effets secondaires (nausées, douleurs digestives, bouche sèche), demandez à votre diététicien-oncologue ce qui est le plus toléré pour vous.

Le type de traitement, votre état de santé (digestion, présence de nausées, bouche sèche, etc.), peut modifier ce qu’il est préférable de manger . Il faut adapter avec votre équipe médicale.  Attention aussi à la sécurité alimentaire : certains traitements affaiblissent le système immunitaire, ce qui rend plus important de veiller à l’hygiène des aliments (bien cuits, bien lavés, éviter certains aliments crus à risque).