Des IRM possibles à l’Archette
Depuis deux mois, l’agglo compte un appareil d’IRM de plus. Ce n’est pas un luxe, tant la demande est grande. Cette machine de cinq tonnes a été achetée par plusieurs radiologues.
Dans l’extension de la clinique de l’Archette, construite il y a 8 ans, il y avait déjà un scanner. Depuis deux mois, le site héberge un nouvel appareil d’IRM (imagerie par résonance magnétique). Cette énorme machine de plus de cinq tonnes, qui vaut plus d’un million d’euros, a été achetée par un groupement de 12 radiologues de la région Centre. Depuis les années 1980, ils ont créé un cabinet d’imagerie rue du Faubourg-Bannier, à Orléans. Ils ouvrent là un second site, après autorisation de l’Agence régionale de santé, et offre ainsi un 7 appareil à l’agglo (lire par ailleurs).
Champs magnétiques
L’objectif est double : permettre à la clinique olivetaine de pratiquer des examens 24 heures sur 24 et répondre à la demande des patients. Car les besoins sont grands et les délais d’attente encore trop importants (six semaines en moyenne dans le département, alors que trois sont préconisées). L’IRM fonctionne par champs magnétiques, sans rayonnement (contrairement au scanner). Elle est utilisée dans les pathologies ostéoarticulaires, du cerveau, de la moelle épinière, des artères ou des organes pleins comme le foie…
Sur cet appareil de dernière génération, le tunnel est moins long, laissant dépasser la tête du patient et limitant le sentiment de claustrophobie, et la machine plus silencieuse. Les radiologues espèrent que cette « débauche de nouveau matériel » va attirer de jeunes confrères. La radiologie reste l’une des spécialités médicales les plus prisées mais il faut 15 ans pour les former et le numerus clausus mériterait d’être augmenté.
EN CHIFFRES : Orléans et son agglomération comptent sept appareils d’IRM : 3 au CHRO de La Source, 1 à Oréliance, 1 à l’Archette et 2 en centre-ville d’Orléans (Scanner Orléans Centre au 3, rue du Faubourg-Bannier et IRM du Parc au 5, rue Robert-Bothereau).
© La République du Centre – le 28/05/17 – Marie Gui