La Polyclinique du Val de Loire multiplie les actions citoyennes
Fini le Diesel polluant ! La Polyclinique du Val de Loire à Nevers vient de se doter d’un véhicule 100 % électrique. Une décision en adéquation avec le projet de bornes de recharge de la mairie et la semaine du développement durable qui débute le 30 mai.
« Quand nous avons su que la mairie installait des bornes électriques à Nevers, acheter cette voiture est devenue une évidence », explique Arnaud Goguillot, directeur de la Polyclinique du Val de Loire. L’établissement a initié une démarche volontariste pour réduire l'empreinte de ses activités sur l'environnement et améliorer le bien-être de tous. « Nos métiers sont orientés vers le Bien-Vivre, affirme Arnaud Goguillot. Et nous avons des responsabilités en termes d’exemplarité vis-à-vis de nos professionnels de santé, de nos patients et de la population en général. » C’est pour cette raison que la Polyclinique du Val de Loire a fait du développement durable, une de ses priorités.
Les équipes sont réceptives, engagées et elles recyclent. « Nous recyclons actuellement les piles, le papier, le carton, les emballages de médicaments, les ordinateurs, les cartouches d’encre… » précise Arnaud Goguillot. C’est essentiel quand on sait qu’un salarié du tertiaire produit en moyenne chaque année sur son lieu de travail 120 à 130 kg de déchets, dont 70 à 85 % de papiers et de cartons. « Notre objectif est d’ailleurs « 0 papier ! » Pour cela, la Polyclinique du Val de Loire investit entre autres dans l’informatisation des dossiers patients.
Afin de réduire au quotidien les consommations d’énergie, l’établissement a aussi renouvelé son matériel de stérilisation avec des équipements moins énergivores. « Et pour le volet social, nous venons de signer une convention avec les sapeurs-pompiers pour la mise à disposition d’un salarié de la clinique, pompier volontaire » ajoute Arnaud Goguillot. La Polyclinique du Val de Loire est ainsi certifiée « entreprise citoyenne ».
Formés aux premiers secours
En France, seules 100 000 personnes sont formées chaque année aux gestes de premiers secours alors que chez nos voisins européens comme la Norvège, le chiffre peut atteindre près de 90 % de la population. Pour Arnaud Goguillot : « La formation aux premiers gestes de secours ne doit pas être l’apanage des médecins ou des professionnels de santé. En tant qu’acteur responsable du secteur de la santé, il est essentiel que la Polyclinique du Val de Loire forme ses collaborateurs, au-delà de son équipe soignante, comme le personnel administratif et technique. Ils représentent un tiers des collaborateurs de l’établissement et pourront donc devenir également de véritables relais des professionnels des secours au quotidien en apprenant les premiers gestes en cas d’arrêt cardiaque, d’inconscience, de saignement et d’étouffement. » À ce jour, 6 salariés ont été formés. « Et d’autres sessions sont programmées cette année, assure le directeur. »
L’intervention d’une personne formée avant l’arrivée des secours peut améliorer le pronostic vital d’une victime et réduire le risque de lourdes séquelles. Quatre personnes sur cinq qui survivent à un arrêt cardiaque ont par exemple bénéficié de gestes de premiers secours.