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Les bébés naissent toute l’année. Et elle est là pour les accueillir. Gynécologue obstétricienne à l’hôpital-clinique Claude-Bernard à Metz, Aurélie Pélissier enchaîne les consultations, les accouchements, les urgences et les gardes à un rythme fou. Avec le sentiment d’être à sa place.

C’est parfois compliqué de la suivre dans le couloir qui mène à son cabinet. Elle marche très vite. Énergie débordante et humeur égale. Malgré les nuits de garde, les journées qui n’en finissent pas, les week-ends absents, les fêtes tronquées. Aurélie Pélissier accueille toujours avec le sourire. « Toutes mes patientes me le disent », reconnaît-elle. Elle est gynécologue obstétricienne à l’hôpital-clinique Claude Bernard à Metz. Un métier éprouvant qu’elle traverse avec conviction. Elle aime ça. Et depuis très longtemps. « J’avais 8 ou 10 ans lorsque j’ai dit que je voulais aider les femmes à avoir des bébés », se souvient-elle. « J’ai toujours voulu être gynéco dès mon entrée en médecine. D’ailleurs, si je n’avais pas pu choisir cette spécialité, je ne sais pas ce que j’aurais fait. Aucune autre ne m’intéressait », décrit cette jeune femme de 38 ans. Dans sa tête, il y avait aussi la volonté d’exercer les deux disciplines sœurs : la gynécologie et l’obstétrique. « La deuxième permet les actes chirurgicaux et techniques, les accouchements. » Elle impose aussi un rythme un peu fou puisque les bébés naissent nuit et jour, toute l’année. Son temps de travail se partage donc entre les consultations classiques et les interventions en salle d’accouchement ou au bloc. Les premières suivent un rythme fixe. Elles débutent à 8h pour s’achever à 18h30… quand tout va bien. Les secondes sont par nature imprévisibles. En journée, Aurélie Pélissier est appelée pour toutes les personnes dont elle a assuré le suivi de grossesse. Il faut alors abandonner les consultations et l’institut Feminae pour rejoindre la salle d’accouchement qui se trouve au sein de Claude Bernard à quelques mètres de là. « Hier, je suis allée deux fois en salles d’accouchement », raconte-t-elle. Partir, revenir. Reprendre le fil de la journée.

Journée continue.

Avant le premier rendez-vous, Aurélie Pélissier a déjà effectué ses visites de chirurgie auprès des patientes opérées récemment. Après le dernier, elle enchaîne avec le suivi maternité de celles qui viennent d’accoucher. « Quand j’ai de la chance, j’ai dix minutes pour manger quelque chose entre 13h20 et 13h30. Sinon, c’est journée continue. » À cela s’ajoutent les huit à dix gardes qu’elle assure la nuit et le week-end tous les mois. Mais elle assume : « C’est un rythme que j’ai toujours connu. Quand j’étais interne, j’ai été habituée à faire des gardes. » Pas de café, pas de thé, juste le sentiment d’être à sa place. « Quand mon entourage me dit “c’est dingue ton emploi du temps”, je réponds que j’aime ce que je fais. Tant que je prendrai autant de plaisir à poser un bébé qui vient de naître sur le ventre de sa maman, je continuerai. À n’importe quelle heure du jour et de la nuit, le plaisir reste le même », décrit-elle. Même s’il arrive que plusieurs cas difficiles s’enchaînent, que l’histoire ne se termine pas très bien. « C’est pas toujours tout rose. On essaye d’avoir de la distance mais il y a des patientes, des couples que l’on suit depuis longtemps et pour qui on ressent quelque chose de particulier. Quand ça se passe mal pour eux, ça nous touche forcément », confie Aurélie Pélissier. Début de matinée ce mercredi matin. Prête pour une nouvelle journée. Le sourire et l’énergie sont toujours là.

La Semaine, publié la semaine de 17/12/22.

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