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17/10/2022
Santé. Au Mans, le grand centre de cancérologie de la Sarthe ouvre ce lundi 17 octobre 2022
Santé. Au Mans, le grand centre de cancérologie de la Sarthe ouvre ce lundi 17 octobre 2022 Le nouveau centre de cancérologie de la Sarthe reçoit ses premiers patients ce lundi 17 octobre 2022, rue de Degré, au Mans. Fruit d’un partenariat inédit entre la clinique Victor-Hugo, le centre Jean-Bernard et l’hôpital du Mans, ce bâtiment high-tech va permettre d’accueillir plus de malades. Et d’améliorer les soins. Le centre de cancérologie de la Sarthe accueille ses premiers patients ce lundi 17 octobre 2022. Le déménagement des différents services venant de l’hôpital, du centre Jean-Bernard et de la clinique Victor-Hugo se fera progressivement.
Le centre de cancérologie de la Sarthe, c’est quoi ?
Le fruit d’un projet médical inédit entre trois structures du public et du privé : centre hospitalier du Mans, clinique Victor-Hugo et centre Jean-Bernard. Ce bâtiment de 22 000 m 2 , situé 64, rue de Degré, près de l’hôpital du Mans, rassemble tous les soins liés au cancer dans le département, sauf la chirurgie : consultations, hospitalisations, radiothérapie, médecine nucléaire, imagerie médicale, laboratoire de biologie, soins de support.
Pourquoi avoir construit ce nouveau bâtiment alors qu’il existait déjà des structures de soins dans le département ?
On avait déjà des collaborations. Mais on va plus loin. On rassemble nos forces pour être plus efficaces. Et dans le contexte de pénurie médicale, cette mutualisation va rendre la Sarthe plus attractive, résume le Dr Yoann Pointreau, oncologue-radiothérapeute au centre Jean-Bernard, qui met avant deux bénéfices principaux. Primo, le parcours du patient devient plus simple. Et mieux encadré. Avec des services centralisés sur un seul site, facilement accessible pour des personnes vivant en dehors du Mans, plus besoin de naviguer entre hôpital, clinique Victor-Hugo et centre Jean-Bernard pour une consultation, un scanner, une scintigraphie, une séance de chimiothérapie… Secundo, la création du centre a permis d’obtenir des aides financières, en partie publiques, pour investir dans du matériel de pointe. Exemples emblématiques : l’arrivée d’un cyberknife, qui permet de soigner avec une extrême précision des lésions modérées, et l’achat d’un second Tep-Scan, capable de repérer une trace cancéreuse dans les organes. 1 Autre intérêt : le centre hospitalier du Mans dispose d’une plateforme de recherche clinique, qui permet aux malades de bénéficier de molécules innovantes.
Combien de lits supplémentaires sont prévus ?
La création du centre n’est pas une simple addition de lits de l’hôpital et de la clinique. L’offre s’étoffe : 75 lits d’hospitalisation complète et 64 en ambulatoire. Soit, au total, dix lits d’hospitalisation complète et sept places d’hôpital de jour supplémentaires.
Combien de patients pourraient être pris en charge chaque année ?
Il n’y a pas, à ce jour, d’objectif défini, répondent les trois structures. Avec environ 300 patients par jour pour un traitement en radiothérapie ou en chimiothérapie, auxquels s’ajouteront les consultations (sans dépassement d’honoraires), le centre pourrait accueillir plus de 4 000 nouveaux patients par an. Et deviendrait le cinquième plus gros centre de cancérologie de France. Au même niveau que Marseille. Et devant Angers.
Va-t-on pouvoir soigner plus de monde avec les mêmes effectifs ?
La création du centre s’accompagne-t-elle d’embauches ? Pour le moment, nous sommes sur un basculement des effectifs soignants déjà en place à l’hôpital, vers le centre de cancérologie, indique l’hôpital. Les organisations étant en cours, à ce stade, nous ne pouvons pas donner d’information, répond la clinique Victor-Hugo. De notre côté, il y a eu des recrutements : physiciens, manipulateurs, médecins. Et on a renforcé le service qualité, assurent les Dr Yoann Pointreau et Cédrik Lafond, du centre Jean-Bernard, conscients du contexte difficile lié à la pénurie de personnels médicaux et paramédicaux en Sarthe.
Comment va se dérouler le déménagement ?
Il va s’étaler jusqu’en février 2023, avec une arrivée progressive des équipes. Ce lundi 17 octobre 2022, les services de radiothérapie et de consultations d’oncologie accueillent leurs premiers patients, mais continuent à fonctionner sur les deux sites jusqu’à début 2023. Suivront l’hématologie, le laboratoire de biologie médicale, médecine nucléaire, imagerie médicale, lits d’hospitalisation, soins de support à la Maison des patients.
À qui appartiennent les bâtiments ?
L’essentiel de l’aile A, qui abrite le plateau technique, appartient au groupement d’une quinzaine de médecins libéraux du centre Jean-Bernard. C’est la partie qui ouvre en premier. On y trouvera aussi le laboratoire de prélèvements de Biogroup. 2 Le centre de cancérologie de la Sarthe, d’une superficie de 22 000 m2, se divise en deux ailes. Sa construction a coûté près de 80 millions d’euros. L’aile A, à droite, ouvrira la première. Elle abrite le plateau technique. L’aile B, dédiée à l’hospitalisation, ainsi qu’aux consultations d’hématologie et d’oncologie médicale, est partagée entre la clinique Victor-Hugo et l’hôpital. Les parties communes, notamment l’allée centrale, sont partagées par un groupement d’exploitation.
Que deviennent les immeubles des cliniques du centre-ville ?
Les immeubles de la clinique Victor-Hugo et du centre Jean-Bernard, où se trouvent des bunkers aux murs hyper-épais, ont été vendus à Sogeprom, promoteur immobilier, qui envisage un vaste projet de rénovation, en conservant les belles façades de la rue Victor-Hugo : résidence seniors d’environ 130 places, avec restaurant et petite piscine, appartements allant du T2 au T4, logements destinés à la colocation. Le promoteur compte aussi créer une petite place à l’angle de la rue Nationale et de la rue Beauverger, pour redonner un peu d’air au secteur. Le centre de cancérologie de la Sarthe, d’une superficie de 22 000 m2, se divise en deux ailes. Sa construction a coûté près de 80 millions d’euros. L’aile A, à droite, ouvrira la première. Elle abrite le plateau technique. L’aile B, dédiée à l’hospitalisation, ainsi qu’aux consultations d’hématologie et d’oncologie médicale, est partagée entre la clinique Victor-Hugo et l’hôpital. Les parties communes, notamment l’allée centrale, sont partagées par un groupement d’exploitation.
Ouest France, publié le 16/10/22 par Jérôme Lourdais


