Nx:Aller au contenu principal
Actualités
Actualités
  1. Accueil
  2. /

    nos actualites
  3. /

    Une opération unique en France pour soigner le glaucome à la clinique Bonnefon

#Ophtalmologie#Actualité médicale#Chirurgie#Innovation

16/06/2023

Une opération unique en France pour soigner le glaucome à la clinique Bonnefon

Le Dr Mathieu utilise un nouvel implant au sein de la clinique privée d'Alès, ainsi qu'à Nîmes.

Chirurgien ophtalmologiste de 38 ans, le docteur Benjamin Mathieu exerce à Alès, à la et à Nîmes, aux .

Depuis le mois de mars, le médecin a adopté une procédure novatrice pour traiter le glaucome. Il s'agit du premier praticien, en France, à utiliser le dispositif eyeWatch, du laboratoire Suisse Rhéon médical.

« Le principe est très simple, il s'agit de poser un implant qui va faire office de “valve” pour agir sur la pression oculaire. Notre but est de faire baisser la tension pour ralentir la maladie. Cet implant est réglable. On peut ouvrir ou fermer la “vanne”, à l'aide d'un stylet magnétique. Un peu comme un robinet. » Un microrobinet en quelque sorte, puisque le dispositif mesure à peine six millimètres sur six.

Une première nationale réalisée dans le Gard

Pédagogique, le spécialiste de l'œil décrit la maladie et les traitements possibles : « Le glaucome est une maladie dégénérative de l'œil. Le champ de vision se réduit. C'est la première cause de cécité dans les pays développés. On a de plus en plus de cas liés à l'augmentation de la population vieillissante. Il s'agit d'une maladie pernicieuse. Quand le patient vient consulter, il est souvent trop tard. »

Curieux des nouvelles techniques en lien avec sa pratique, Benjamin Mathieu a découvert, un peu avant la période Covid, une start-up de Lausanne, très en pointe sur un nouveau système de drainage, pour le traitement du glaucome.

Une dizaine de patients Gardois équipés du nouvel implant

« Pour soigner, on utilise des collyres, le laser ou plusieurs techniques de chirurgie. Si ces techniques sont éprouvées, il est bon de regarder ce qui se pratique chez nos voisins européens. Ce dispositif est utilisé en Espagne, Allemagne, Pays-Bas… depuis environ huit ans, ce qui permet d'avoir un recul intéressant sur les résultats post-opératoires. »

Dans le Gard, une dizaine de patients sont déjà dotés de ce dispositif révolutionnaire.

Le nouveau dispositif est facturé 1 200 €, comme un implant classique, mais n'est pris en charge par la sécurité sociale qu'à hauteur de 50 %.

Elsan, propriétaire de la clinique Bonnefon, prend actuellement à son compte les 50 % restants. La question de la prise en charge du système est en discussion entre les autorités et le fabriquant. L'opération (de 45 minutes à une heure) est un peu plus longue qu'une intervention classique (entre 30 et 45 minutes).

Mais le suivi post-opératoire, avec des réglages « plus fins dans la gestion de la pression oculaire », est plus aisé pour le patient et le médecin. « Cet implant nous permet de proposer à des patients gravement atteints, une nouvelle solution. On peut intervenir sur des yeux très fragilisés. Une chirurgie classique pourrait convenir, mais avec une notion de risque. »

L'institut Gard Vision, nouveau centre ophtalmologique, mais pas que…

Les travaux du futur centre ophtalmologique de l'avenue Carnot, l'institut Gard Vision, viennent d'entrer dans leur dernière ligne droite.

Natacha Zanatta, directrice de l'établissement, observe l'avancement des travaux : « ça se passe bien, même si le chantier n'a pas toujours été facile. On devrait ouvrir le 24 juillet. Et on fera une inauguration à la rentrée, probablement en septembre. Dans l'intervalle, on va fignoler, régler les derniers détails, préparer nos organisations. »

En plus du centre ophtalmologique, l'institut Gard Vision va abriter d'autres spécialités médicales.

La directrice de l'établissement reste discrète sur le type de médecins recherchés, mais assure : « Des négociations sont toujours en cours. Mais je confirme que le 3e étage du bâtiment a vocation à abriter d'autres professionnels de santé que des ophtalmos. »

Article rédigé par Fabrice Andrès et publié dans le du 14 juin 2023