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    Une première à Nîmes, un accouchement par césarienne extra-péritonéale

#Actualité médicale#Maternité

05/11/2021

Une première à Nîmes, un accouchement par césarienne extra-péritonéale

Une première vient d'avoir lieu à Nîmes, il y a quelques jours, à la : un accouchement par césarienne extra-péritonéale. L'opération se veut beaucoup moins douloureuse pour la maman, qui « participe » encore plus à son accouchement.

C'est une technique qui peut changer la vie des futures mamans qui doivent accoucher par césarienne. Son nom : la césarienne extra-péritonéale. Sans trop entrer dans des détails techniques, contrairement à une césarienne traditionnelle, cette pratique permet de ne pas ouvrir le péritoine, une membrane extrêmement sensible . Cette méthode réduit ainsi considérablement les douleurs ressenties après l'opération. C'est une première en la matière qui s'est déroulée récemment (8 octobre) à Nîmes, à la . Une gynécologue obstétricienne, le docteur Bénédicte Simon est venue spécialement de Versailles pour la réaliser.

Quelle différence avec une césarienne classique ? La méthode est moins douloureuse et permet aussi à la future maman de se sentir davantage actrice de son accouchement, comme le souligne Bénédicte Simon gynécologue obstétricienne venue spécialement de Versailles pour réaliser deux césariennes extra-péritonéales Elle a un rôle à jouer dans la naissance, puisque c'est elle qui va expulser le bébé ; ce n'est pas l'aide qui va appuyer sur le ventre. Elle sait en rentrant au bloc opératoire que c'est elle qui va jouer ce rôle. On va lui montrer le bébé qui sort, elle va le garder sur elle pour faire le câlin de bienvenue. Quatre heures après, elle sera debout en prenant juste des anti-douleurs par la bouche, elle n'a pas besoin de morphine J'ai pu marcher sans difficulté , confirme Marie, la maman, qui vient de mettre au monde une petite fille Même s'il reste certaines douleurs, je verrai dans le temps quand elles vont s'estomper, elles sont en tout cas beaucoup moins importantes que lors de ma première césarienne

La méthode ne permet pas d'éviter une cicatrice, située au même endroit que pour une césarienne classique, mais elle est beaucoup moins douloureuse. « On dispose d'un sifflet, dans lequel ou souffle et qui permet d'expulser le bébé sans que les soignants aient à appuyer sur notre ventre , raconte Marie. En plus on voit notre bébé naître comme lors d'une naissance naturelle : les soignants baissent le champ au moment d'expulsion, et c'est un moment très émouvant »

La césarienne extra-péritonéale reste une pratique ultra confidentielle. Il n'y a que cinq spécialistes en France qui la pratiquent, parmi lesquels le docteur Bénédicte Simon. « _Il y a un frein parce qu'il y a une méconnaissance de l'intérêt pour les patientes. Ce serait chouette que les obstétriciens se penchent sur cette approche. C'est une nouvelle technique ; ça demande de changer ses habitudes. Et parfois c'est compliqué de penser qu'il y a d'autres manières de faire. Accoucher par césarienne est une nécessité pour 20% des femmes françaises, et pour moi il n'y a pas de raison que pour 20% des femmes l'accouchement soit pénalisant. L'opération ne doit pas être au cœur de la préoccupation. C'est une opération, le chirurgien s'en occupe. La naissance, c'est pour la maman. Maintenant qu'on sait qu'il y a une technique qui permet de rassembler tous ces avantages, il faut la diffuser. C'est une technique bien codifiée, et facile à enseigner. »

© Par Tony Selliez, Hervé Sallafranque, France Bleu Gard Lozère, France Bleu,  5.11.21